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Les soutiers des élections

mercredi 28 mai 2014 , 89 : visites , par LE CAPITAINE TRICASSE

Je ne sais pas pour vous. Mais à romilly, la distribution des enveloppes de propagande des listes aux européennes, placée sous l’autorité préfectorale, a été très... rock’n roll.
« Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » C’est le samedi, veille du scrutin, qu’enfin me parvint le pli officiel. Une chatte n’y aurait pas retrouvé ses petits : bulletins de vote d’une même liste en “tri”-plicata, absence de professions de foi... et une confrontation entre voisins faisant ressortir qu’aucun n’avait reçu la même chose ! échangerait profession de foi en double contre bulletin de vote manquant ! on aurait voulu décourager l’électeur qu’on ne s’y serait pas pris autrement. évidemment, avec tous les coureurs de dot électorale ; 23 listes, une vraie smala à mettre sous pli.
Ce travail est de plus en plus effectué par des chômeurs payés au Smic ou au rendement (tant de cartons avec tant d’enveloppes). ainsi le témoignage édifiant d’une petite main de Haute-Garonne : « On s’entraide car il peut y avoir des coups de fatigue. Pendant trois jours, les mêmes gestes de 8 heures du matin à 8 heures du soir avec une heure pour le casse-croûte, ça finit par être douloureux au niveau du cou et des épaules. On est quelque peu robotisés ». témoignage concordant d’une étudiante en histoire de Paris : « Position debout constante. Le seul moment où l’on s’assoit est lors des pauses. [...] Il est donc possible, enfin ce n’est pas possible, c’est réel, que les personnes [...] soient épuisées au bout de trois ou quatre heures de ce travail rébarbatif et fatiguant [...] et que donc il y ait des erreurs ».
Ce ne sont pas les soutiers qui mettent sous pli, dans des conditions que l’on imagine plus mais que l’on sait, qu’il faut incriminer. Lorsque les services de l’état, comme l’a reconnu le préfet de Haute-Garonne, commandent des études de marché pour réduire le coût de ce travail, le ver a déjà bien rongé le fruit. Entre l’embauche par la préfecture avec des conditions de travail déplorables ou par un affairiste privé délégataire, quelle différence ? C’est bien là le coeur du problème ; entre gestion publique et gestion privée, les digues cèdent l’une après l’autre. Pour le pire.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1288

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