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Diderot notre parrain

mercredi 28 mai 2014 , 364 : visites , par Jean Lefevre

La conférence de l’UPOP du 22 mai a atteint des sommets d’attention et quasiment de fréquentation. 110 auditeurs conquis par Jean- Paul Jouary.
Le conférencier nous enchante vraiment par le contenu de son propos, nous parlant de tout ce qui entoure Diderot et Rousseau, deux philosophes du siècle des Lumières, qui s’adorent ou se haïssent selon les saisons. Ils ont le même âge et beaucoup de points communs. Ils sont pauvres tous deux, épousent deux filles « du peuple », sont en butte à la censure et fréquentent les mêmes maîtres ; Buffon, Young, Turgot, Montesquieu. Rousseau est le grand penseur politique de cette période dont les révolutionnaires se serviront. Mais, dit J.-P. Jouary qui aime déboulonner les statues, ce ne sont pas les philosophes qui ont mis les mains dans le cambouis, c’est le peuple et la grande Révolution fut initiée par les luttes permanentes des paysans du XVIIIème. Son intervention, ce 22 mai, fut axée sur un Diderot faisant l’économie de toute intervention de dieu pour expliquer les phénomènes naturels. Il démontre que le matérialisme explique la vie sous toutes ses formes, bien mieux qu’une explication spiritualiste ou déiste. Diderot n’est pas le premier matérialiste. Il y eut les Grecs, puis Lucrèce à Rome et Spinoza que cite longuement le conférencier, mais Diderot apporte des preuves à partir des expériences scientifiques de son époque. Diderot est un joyeux vivant qui publie même du « porno » (Les bijoux indiscrets), ce que traque la censure. Il est fiché par la police comme un vulgaire internaute d’aujourd’hui et fait beaucoup de prison. Voltaire, qui est déiste et peu révolutionnaire, l’appelle « le Socrate en prison ». Cet emprisonnement le rend célèbre, sans qu’il puisse publier ses oeuvres, sinon sous le manteau. On l’accuse à la fois de libertinage et de blasphème. Mais le bonheur selon Diderot n’est pas dans l’épicurisme, bien que le philosophe sache goûter les plaisirs terrestres, mais dans la morale sociale basée sur le respect d’autrui.
Humaniste, politique et féministe, Diderot affirme que la femme ne peut être humiliée que dans une société humiliée. Il veut amener tous les hommes au niveau des grands philosophes. « Il faut se hâter de rendre tout le monde philosophe  » dit-il. L’UPOPAube a donc Diderot pour parrain, elle qui défend l’idée qu’il ne faut pas baisser le niveau de son enseignement, sous le faux prétexte qu’il devrait se mettre au niveau du peuple.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1288

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