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Le Conseil régional adopte son budget 2007 L’emploi et les transferts de charges non compensés au cœur des préoccupations

jeudi 28 décembre 2006 , 2333 : visites , par LDA

A l’issue de deux journées de débats, le Conseil régional a adopté son budget primitif pour 2007. Comme l’a souligné d’emblée, Karine Jarry, la présidente du groupe des élus des communistes "c’est dans un contexte économique et social bien morose que se tiennent nos travaux".

En effet, dans les quatre départements champardennais les plans de licenciements pleuvent. Au total, ce sont des milliers de salariés qui sont menacés à l’exemple dans l’Aube de ceux de Nief Plastic, de chez Michelin, de chez Simpa ou encore ceux de Cycleurope à Romilly-sur-Seine. La responsabilité première de cette situation est à rechercher du côté des politiques patronales, gouvernementales et européennes. Nous assistons à une accélération de la désindustrialisation de notre pays gravissime. Le porte parole de l’UMP, Luc Châtel a demandé au Conseil régional "la mise en place d’un plan d’urgence". S’il s’est déclaré d’accord sur la nécessité de prendre des mesures d’urgence, Pierre Mathieu a tenu à remettre les pendules à l’heure. Le vice-président du Conseil régional a d’abord répliqué au député Châtel "qu’il avait un sacré toupet" d’exiger de la Région de panser les plaies d’une politique gouvernementale aux effets d’autant plus catastrophiques que la Champagne-Ardenne est un territoire ou l’industrie "traditionnelle" occupe une place plus importante que dans nombre de régions. L’élu communiste a indiqué qu’en matière économique la responsabilité était d’abord celle du gouvernement et qu’effectivement des mesures d’urgences s’imposaient. Concernant le Conseil régional, les élus communistes ont plaidé pour que ses interventions ne soient pas de simples accompagnements des plans de casse du patronat. Ils ont regretté la disparition du fonds régional d’intervention institué l’an dernier. Le fait que celui-ci n’ait pu être mobilisé ne devant pas conduire au renoncement. Le président de la Région, Jean-Paul Bachy, s’est engagé à remettre rapidement l’ouvrage sur le métier pour définir des critères précis d’intervention. Outre le champ d’intervention qui est celui de la Région, notamment en matière de formation professionnelle, les élus communistes plaident pour des interventions efficaces qui permettent d’aider réellement au maintien et à l’évolution du tissu industriel. Pierre Mathieu a regretté le fait que, trop souvent, les propositions des salariés ne sont pas réellement étudiées. Il a demandé que le fonds qui doit être mis en place puisse permettre d’apporter une assistance à la recherche de solutions alternatives. Concernant la situation de Cycleurope et du bassin de Romilly-sur-Seine, le vice-président du Conseil régional a estimé que les aides de l’Etat sur ce secteur ne faisaient pas le compte, pas plus que les décisions concrètes susceptibles d’amener de nouvelles activités et des emplois ce qui est le problème à résoudre. Il a attiré l’attention sur l’urgence de la situation et fait part de sa demande de la tenue d’une table ronde, avec toutes les parties, avant qu’il ne soit trop tard.

Un budget plombé par le désengagement de l’Etat 2007 verra les conséquences des décisions fiscales du gouvernement. Le seul plafonnement de la taxe professionnelle entraîne une perte de 4,7 millions pour la Région. Pour uniquement maintenir ses recettes en terme de fiscalité directe, l’assemblée régionale a du procéder à une hausse modérée des taux du foncier bâti et à une augmentation plus importante de la taxe professionnelle. Une nouvelle fois les élus communistes ont dénoncé la duplicité du gouvernement qui impose une fiscalité qui étrangle littéralement les collectivités locales, une fiscalité qui épargne les plus riches et qui met ensuite en accusation les élus locaux. Dans le domaine des infrastructures et à l’occasion de l’arrivée du TGV, le gouvernement tente d’opérer un véritable détournement de fonds en refusant d’apporter une juste compensation pour la recomposition des trains assurés aujourd’hui par la SNCF et qui passeront en juin sous la responsabilité de la Région. Au stade actuel un manque de 10 millions d’euros par an est toujours constaté, soit l’équivalent de près de 15 points de fiscalité. Trop c’est trop ! c’est pourquoi l’assemblée régionale à décidé de suspendre le versement des crédits du financement de la deuxième phase du TGV dans l’attente d’une solution à un problème qui n’a que trop duré et qui s’ajoute à la non réalisation des engagements pris par l’Etat pour engager concrètement l’électrification de Paris Troyes avec des financements de l’Etat, de RFF et d’autres partenaires qui laissent au maximum 50% à la charge des collectivités

P.-S.

Conseil municipal de Troyes
- Le NON catégorique de François Baroin

Pour le maire, il n’est pas question de tenir compte des ressources des familles pour fixer notamment les tarifs de la restauration scolaire.

Drôle d’ambiance au dernier Conseil municipal de Troyes. Une séance qui commence en retard comme d’habitude. Un maire visiblement très pressé d’en finir avec l’examen des dossiers. Une présentation expresse et minimaliste du budget. Pas ou peu de réponses aux observations et propositions des élus de l’opposition. Quelles sont donc les préoccupations actuelles de François Baroin ? Certainement pas celles d’une vraie solidarité et d’une mise en œuvre concrète à Troyes d’un peu plus de justice sociale. C’est ainsi que le maire à redit avec force qu’il n’était pas question de mettre en œuvre, sur la commune, une tarification qui tienne compte des revenus des familles, comme le demandent les élus communistes et de l’opposition de gauche. "C’est clair sur ce point nous avons un franc désaccord". "Nous n’avons pas la même conception de la société" a déclaré le ministre maire. Drôle de cadeaux de fin d’année pour les familles qui ont le plus besoin d’aides et elles sont légions à Troyes ! Au fil du temps les décisions de François Baroin éclairent en effet sa conception de la société que ceux qui peuvent payer, payent. Certes, les impôts n’augmentent pas à Troyes mais comment ne pas voir les privatisations de la gestion de services publics locaux, l’abandon des études gratuites pour des prestations payantes aux familles qui le peuvent, le choix prioritaire d’investir dans la pierre plutôt que dans le social ? C’est une autre façon de réduire l’aide à ceux qui en ont le plus besoin et d’apporter des services à ceux qui ont les moyens de se les payer. La conception de la société de François Baroin est vraiment inégalitaire et il l’assume. La preuve ? Il siège, aux côtés de Nicolas Sarkozy dans un gouvernement qui a profondément modifié la fiscalité au profit des ménages les plus fortunés de ce pays. Logique !

La Dépêche de l’Aube N901

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