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Défendre l’emploi chez Cycleurope

un combat d’avenir pour les salariés et la ville de Romilly

jeudi 28 décembre 2006 , 2313 : visites , par LDA

Des décisions très lourdes pour l’emploi risquent, en effet, d’être annoncées pour le 2ème semestre 2007. Le préfet de l’Aube, le ministre François Baroin, le président du Conseil général, et Michel Cartelet et Sarah Auzols qui ont rencontré l’actionnaire en sont informés. Certains ont même entre leurs mains un rapport indiquant ce qui va se passer en 2007.

Six mois nous séparent donc d’un nouveau coup très dur contre les salariés et notre ville. Il faut tout faire pour l’éviter, telle est la volonté du PCf et de ses élus. Aujourd’hui, deux questions se posent :

- va-t-on attendre l’annonce officielle d’une très mauvaise nouvelle ou va-t-on mettre à profit les six prochains mois pour rechercher avec toutes les parties concernées des solutions pour garantir l’emploi ?

- l’ Etat et les collectivités territoriales vont-ils être sollicités pour participer au financement d’un plan de licenciements ou vont-ils participer à un projet qui garantisse l’emploi ?

C’est pourquoi, depuis le mois d’octobre, Joë Triché, Conseiller général ne cesse de réclamer l’organisation d’une véritable table ronde réunissant l’actionnaire, les syndicats avec leur expert, les services de l’Etat, le secteur bancaire et les élus. Il appartient au préfet de l’Aube d’en prendre la décision. L’objectif de cette table ronde devrait être de rechercher des solutions qui permettent d’éviter ce mauvais coup dur.

Car dans ce dossier, il ne faut pas entendre que l’actionnaire ; les organisations syndicales et les salariés doivent être aussi écoutés et entendus. Car l’actionnaire n’a qu’un objectif : permettre à son groupe d’anticiper la fin des mesures anti-dumping qui interviendra en 2010 afin de réaliser un maximum de profits immédiats. A partir de 2010, le marché du cycle sera complètement libéralisé avec le risque que Cycleurope ne devienne qu’un marchand de vélos importés au lieu d’être un fabricant.

Cycleurope étant intégré à un groupe européen, on peut craindre que l’actionnaire utilise ses différentes sociétés pour créer à Romilly une situation pour faire accepter le mauvais coup en préparation et exercer un chantage sur les salariés, l’Etat et les collectivités territoriales.

Notre pays : 4ème puissance mondiale consommatrice de vélos par nombre d’habitants.

En 2005, le marché français représentait 3 760 200 vélos et une valeur de 867 millions d’e. Mais à peine 1,5 millions de vélos sont fabriqués en France Qui en profite ? Les importations qui ne cessent de progresser. Une bonne part est d’ailleurs réalisée par les fabricants de notre pays, dont Cycleurope. En 2006, elles vont représenter 68% du marché français contre 44% en 2002. Cycleurope à Romilly fabrique à peine 10% du marché français 3,7 millions de vélos achetés en 2005 dans notre pays alors que Cycleurope en fabrique à peine 300 000.

Or le projet de l’actionnaire est de ramener la production annuelle à 150/160 000 vélos avec l’objectif, sans doute, d’importer davantage quand les taxes à l’importation seront supprimées en 2010.

Produire davantage à Romilly pour garantir l’emploi est la seule solution

Pour cela, le site romillon dispose de trois atouts non négligeables : un savoir-faire incontestable, un personnel compétent et le seul laboratoire de recherche en Europe pour le vélo. Des productions réalisées auparavant à Romilly doivent être à nouveau fabriquées ici comme les vélos haut de gamme, moyenne gamme et enfants. Le contrat "Renault", conclu il y a quelques années et présenté à l’époque par la direction comme la bouée de sauvetage de l’entreprise, n’est pratiquement pas réalisé à Romilly. Pourtant, à lui seul, d’après les syndicalistes et des salariés, il permettrait de sauvegarder l’emploi. Des solutions, il y en a sans doute d’autres.

Au moment où l’on parle beaucoup de démocratie participative, n’attendons pas, commençons dès maintenant en donnant la parole aux syndicats et aux salariés. C’est pourquoi il est nécessaire d’organiser la table ronde réclamée par le PCF et ses élus.

Mais tout cela ne sera efficace qu’avec la mobilisation des salariés et de la population. C’est un combat d’avenir pour Romilly qu’il doit s’engager avec toutes celles et ceux qui souhaitent s’y associent. Il n’y a pas de temps à perdre

P.-S.

La photo : Joë Triché avec les délégués CGT de chez Cycleurope devant l’assemblée nationale après la rencontre avec Alain Bocquet président du groupe des députés communistes qui a décidé de deux interventions auprès de François Loos ministre de l’Industrie et JLouis Borloo ministre de l’Emploi et de la Cohésion Sociale

La Dépêche de l’Aube N901

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