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NOS PEINES En souvenir d’Arlette Boilot

jeudi 3 avril 2014 , 472 : visites

Arlette BOILOT s’en est allée [1] et les souvenirs nous reviennent à l’esprit.
Elle avait poussé la porte de la fédération du parti, une fin d’après midi grise de novembre 1970, avec son inséparable soeur Solange et puis Josette et Suzanne. Quatre filles, âgées de 21 à 24 ans, dans le vent de l’émancipation des femmes et de la révolte contre l’exploitation patronale qui était si dure. Elles avaient décidé de devenir communistes et Geneviève delabruyère, en marraine attentionnée, les attendaient avec Roger Clavier, le secrétaire fédéral du moment. L’enthousiasme et les rires étaient entrés dans la vie politique.
Depuis 1968, le ferment des luttes sociales avait pris grande ampleur dans les usines et le groupe devanlay. Ces quatre filles dans le vent étaient au début d’un mouvement qui allait se structurer avec la création d’une multitude de « cellules du parti » dans les entreprises, notamment toutes les grandes, constituées avec des ouvrières et employées de la bonneterie, avec une apogée au tournant des années 1980.
Arlette devint le moteur aux relais multiples de l’organisation et de l’expression des femmes communistes à l’entreprise, dans un mouvement conjoint avec leur engagement dans l’organisation et les luttes syndicales qui déboucha sur le puissant mouvement de grève avec occupation des usines, par les ouvrières de la bonneterie, en mars 1974.
Jean Burles et Yves Roy furent particulièrement attentif à la portée de ce mouvement d’émancipation politique et ils s’attachèrent à promouvoir Arlette Boilot au sein de la fédération. Elle quitta l’usine au début de 1974 et devint permanente à la fédération. Puis lors du XXiiéme congrès du parti, en février 1976, Arlette fut élue membre du comité central et intégra le secteur national en charge des femmes, sous la direction de Madeleine Vincent, puis de Gisèle Moreau. Elle fut à ce moment « la plus jeune femme membre du comité central de PCF » depuis sa création. Ce qui lui valut d’être invitée sur les plateaux de télévision et chez Philippe Bouvard à RTL. Elle fut par ailleurs candidate à la députation, avec son inséparable camarade Jean Lefèvre, en 1977, contre le ministre- maire de Troyes, Robert Galley. Et fut plus connue dans le monde ouvrier troyen, sous son prénom « Arlette » que par son nom.
A Paris, elle rencontra Henri Martin et ils s’unirent jusqu’à ce que la mort les sépare aujourd’hui. Arlette avait un peu plus de 64 ans. Nous gardons d’elle sa conviction et son courage, ainsi que son attachement à la cause ouvrière. Elle considérait que le parti communiste lui avait donné, à elle, qui n’avait pas son certificat d’études et qui avait commencé à travailler dès 14 ans chez devanlay, la possibilité de devenir une femme libre et reconnue. Puissions- nous conserver cette image d’Arlette, rousse et rieuse, qui infatigable distribuait ses tracts aux portes des usines et bureaux.
YVON GALBOIS.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1280

Notes

[1Notre camarade Arlette Boilot est décédée le 28 mars à Pantin où
elle vivait avec son mari Henri Martin, figure lui aussi de notre parti.
En ces douloureuses circonstances, la fédération du PCF et La Dépêche
de l’Aube s’associent à la peine de sa famille, de ses proches et amis.
La semaine prochaine, nous publierons l’hommage que lui rend notre
camarade Geneviève Delabruyère qui l’a bien connue.

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