“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

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CES MILITANT-E-S QUE NOUS NE LAISSERONS PAS TOMBER DANS L’OUBLI

jeudi 2 janvier 2014 , 464 : visites

Ils sont nombreux, méconnus, voire inconnus, et leur mémoire s’efface ou a été effacée. Ils ont pourtant incarné notre parti dans l’Aube ou y sont nés. Femmes et hommes, pour paraphraser Aragon, ils ont regardé vers la lumière jusqu’à l’aveuglement parfois. La Dépêche de l’Aube s’efforcera au fil des semaines de rappeler leurs parcours. Prochains militant-e-s évoqués : Louise Chef, Joseph Jacob, Michel Herbst...

- Alphonse Bourgerie (1895 - 1944) :
Ouvrier bonnetier, militant syndicaliste et communiste de Romilly- sur-Seine. En 1921, Alphonse Bourgerie lançait un appel pour la formation à Romilly-Nogent d’une section de l’ARAC, dont il fut le trésorier. En avril 1923, il fut élu secrétaire du syndicat unitaire du textile de Romilly, puis secrétaire de l’Union locale CGTU. Il parvint à s’entendre avec Franco Caïti, secrétaire du syndicat confédéré, avec qui il participa à des meetings unitaires en novembre 1926.
Il anima en avril 1931 la grève générale du textile à Romilly et il attaqua alors le dirigeant de la CGT, Boivin, conseiller municipal SFIO, qui avait appelé à la reprise du travail, le rendant responsable de l’échec final du mouvement, le 11 mai. Il continua jusqu’à la réunification syndicale à diriger les syndicats unitaires de Romilly tout en militant au Parti communiste, dont il fut le candidat aux élections au conseil d’arrondissement en octobre 1934. En 1932-1933, il se prononça vigoureusement contre René Plard.
De 1935 à 1939, il fut membre de la commission de contrôle à la CGT réunifiée et toujours responsable du syndicat confédéré du textile. Il se présenta encore à Romilly aux élections cantonales d’octobre 1937, où il obtint 1 065 voix.
Il refusa de condamner le Pacte germano-soviétique et cela lui valut, ainsi qu’à son syndicat, d’être exclu de la CGT en décembre 1939 par Mugot, secrétaire de la Bourse du Travail. Interné pendant trois ans dans un camp nazi, il fut rendu à sa famille pour venir mourir sur un lit d’hôpital.

- Maurice Péronnet (1897 - 1980), dit Sylvan :
Ouvrier tourneur, responsable régional de la région troyenne du PCF (1930-1934). Sylvan Péronnet milita d’abord à Creil (Oise) où il était secrétaire de la section communiste locale et secrétaire régional du PCF en 1926. À Paris en 1927, il fut membre de la Région Paris-ville du PCF. En septembre, il se rendit en URSS à l’occasion du 10ème anniversaire de la Révolution. Élève de l’École léniniste internationale, il appartenait au deuxième contingent, prévu pour une durée de trois ans, et qui comprenait quatre militants : Louis Monnereau, Henriette Carlier, Servet et lui-même. Il suivit les cours de formation théorique pendant six mois, puis fit un stage d’un mois dans une usine mécanique à Toula. Constatant au cours de ce stage, la faiblesse de la formation des ouvriers soviétiques, il en serait venu à affirmer qu’il ne voudrait ni travailler ni vivre dans les conditions imposées aux ouvriers russes. En juillet 1928, il sollicita cependant le renouvellement de son passeport pour travailler à Moscou, où il séjourna jusqu’en 1930 comme chef d’atelier dans une usine métallurgique. Après la première « crise Plard », d’avril 1930 (Cf. la biographie de René Plard, député-maire de Troyes dans le DBMOF - Maitron), Sylvan Péronnet prend la direction de la Région troyenne du PCF. Il militait également au syndicat unitaire des métaux de Troyes. Le 23 décembre 1930, il intervint au meeting du 10ème anniversaire du PCF et, le 14 janvier 1931, était arrêté à la suite du compte rendu de cette réunion dans La Dépêche de l’Aube. Le 27, il était condamné à un an de prison. Le 8 janvier 1932, il sortit de prison et prit la parole le soir même à un meeting au Palace. Au VIIème congrès du PCF en mars 1932, il fut élu membre du comité central. Quand la crise définitive éclata, Sylvan Péronnet fut l’adversaire acharné de Plard. Il s’efforça avec Navoizat de reconstruire l’organisation communiste. En mars, il fut remplacé à la direction régionale par Navoizat et revint à Paris.
Albert Vassart, dans ses Mémoires, raconte entre autre qu’« on le retrouva beaucoup plus tard, dans usine de la région parisienne, complètement démoralisé par cette expérience provinciale.  »

Sources : Maitron (DBMOF) et CD-rom “Komintern” / Coll. Maitron

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1267

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