“Les révolutions ne s’exportent pas, elles surgissent des conditions d’exploitation que les gouvernements [...] exercent contre les peuples.” Che Guevara

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  • “Fiers de payer l’impôt... Quand il est juste !” Abolir les privilèges fiscaux
    12 décembre 2013

    Le temps n’est plus à une “remise à plat” de l’impôt comme le souhaite le gouvernement. Il est désormais à asseoir l’impôt sur la richesse réelle accumulée. De chacun selon ses moyens, pour tous selon les besoins. Il y a deux façons d’aborder l’impôt. Pour la droite et le patronat, l’impôt est une “charge” puisqu’il représente de l’argent soustrait aux (...)

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“Fiers de payer l’impôt... Quand il est juste !” Abolir les privilèges fiscaux

jeudi 12 décembre 2013 , 494 : visites , par LDA

Le temps n’est plus à une “remise à plat” de l’impôt comme le souhaite le gouvernement. Il est désormais à asseoir l’impôt sur la richesse réelle accumulée. De chacun selon ses moyens, pour tous selon les besoins.

Il y a deux façons d’aborder l’impôt. Pour la droite et le patronat, l’impôt est une “charge” puisqu’il représente de l’argent soustrait aux mécanismes de rentabilisation du capital. C’est pourquoi leur “moins d’impôts” est un attrape-nigaud. Leur idée, c’est moins d’impôts pour plus de profits. Et puis il y a l’impôt condidéré comme le carburant de la cohésion et du développement social et économique d’une nation. Alors que, dans la crise actuelle, plus des neuf dizièmes de la population s’appauvrit, comment ne pas se tourner vers les responsables de cette crise qui, eux, continuent de s’enrichir ? Une fiscalité juste et solidaire est bien un problème urgent.


La “révolution fiscale”, c’est rétablir l’égalité devant l’impôt avec une redistribution qui répond aux besoins de toutes les omposantes sociales.


La marche du 1er décembre à Paris a fait résonner, dans le calme mais avec force, l’exigence d’une profonde réforme pour la justice fiscale. Le Front de gauche appelle à une nouvelle manifestation en janvier.

Fiscalité c’est notre argent, c’est notre affaire !

Le lien est direct entre la justice fiscale et les coûts exorbitants du capital. Le PCF appelle à des “états généraux” de la fiscalité, creusets de propositions alternatives.

Sur injonction des barons de la finance et de l’industrie et de la Commission de Bruxelles, tous les impôts progressifs ont été dévitalisés  : de l’impôt sur le revenu à celui sur les sociétés et les grandes fortunes. Leur ont été substitués des prélèvements dits « proportionnels », comme les taxes de consommation, ou prétendument « écologiques ». La haussse de la TVA au 1er janvier s’inscrit dans ce processus.

LES MOYENS EXISTENT
Indolore pour les riches, cette décision du gouvernement sera insupportable pour toutes celles et ceux qui “bouclent” le mois à 30 ou 40 euros près. La France compte, d’après l’INSEE, 8,617 millions de pauvres. La TVA, l’impôt le plus injuste, devient la première recette des caisses de l’état. Elle absorbe plus de 11% du budget d’une famille avec 20 000 € de revenus par an, contre 7,5% pour celle qui a 100 000 €. Même injustice avec l’impôt sur les sociétés : il pèse pour 8% sur les grandes entreprises inscrites en Bourse ; 33% pour les PME. Depuis une dizaine d’années, les barêmes et les tranches d’impôt ont été remodelés par l’UMP et ses alliés au bénéfice des 10% les plus fortunés et de l’infime minorité du 1% des plus aisés. Cette politique a fait que la part des impôts, au regard de la richesse créée, a baissé au point de créer un manque à gagner pour l’état de plus de 60 milliards d’euros par an. à ceci s’ajoutent 60 à 80 milliards d’évasion fiscale et près de cent autres milliards de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises. Les moyens existent donc pour faire autrement que toujours et encore faire payer les plus modestes, quoi qu’en dise l’actuel gouvernement.

L’HUMAIN D’ABORD
En lançant des “états généraux” de la fiscalité, avec l’ambition d’en faire les manufactures citoyennes où vont se tricoter des propositions alternatives en la matière, le Front de gauche n’a d’autre ambition que celle d’ouvrir le chantier du changement promis, mais dont la première pierre n’a pas encore été posée. En la matière, il y a l’urgence et les moyen et long termes. L’urgence, c’est l’annulation de la hausse de TVA au 1er janvier. Cette revendication était portée par les dizaines de milliers de manifestants à Paris et par toutes celles et ceux qui ont participé à des initiatives aux quatre coins de l’hexagone, début décembre. Les moyen et long termes, c’est une réforme fiscale qui doit s’accompagner d’une transformation structurelle de l’économie, incluant la reprise en main de la finance et la fin d’un système favorisant les riches et la course au profit. Il ne s’agit donc pas d’autre chose que d’inventer collectivement une nouvelle cohérence sociale, progressiste, qui fasse le choix de « l’humain d’abord ».


Les moyens existent pour faire autrement que toujours faire payer les plus modestes.


La crise utilisée pour justifier la régression sociale

PAR PASSY COHNN

« Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie », ont scandé les Indignés espagnols lors des manifestations. Il est essentiel de comprendre cela, comme il est vital de dénoncer la mystification concernant la dette. sinon, c’est la porte ouverte à toutes les régressions sociales. Pour "conjurer" la dette, il faudrait être plus compétitif. Pour être compétitif, il faudrait baisser le coût du travail ! Mais baisser les cotisations sociales, c’est baisser notre protection sociale, le remboursement des médicaments, des soins, c’est remettre en cause le droit à la retraite, etc. Les causes de la crise et l’aggravation consécutive de la dette ont été mises en évidence par un rapport de l’ONU, en 2010, réalisé par 21 des plus grands économistes mondiaux, quasiment passé sous silence, et qui conclut à la responsabilité : « de fautes du secteur privé et de politiques mal orientées et vouées à l’échec des pouvoirs publics [...] Derrière beaucoup de ces erreurs, il y avait des philosophies économiques nommées "néolibéralisme" ou "fondamentaliste du marché".[...] Ces théories ont contribué à la crise en faisant croire, par exemple, que les marchés se corrigent seuls et qu’il n’est pas nécessaire de réglementer. » Or, nous cacher les véritables causes de la crise, nous cacher les responsabilités réelles, c’est évidement détourner les peuples des véritables solutions. La crise, comme les déficits publics, comme la dette, n’est pas dûe à la dépense publique. Ce n’est pas le budget des hôpitaux, de l’école, de la police qui ont créé la dette. C’est l’argent privé détourné vers les paradis fiscaux : 80 milliards. Ce sont les cadeaux fiscaux et sociaux aux entreprises. de 1993 à 2010, le PIB de la France a augmenté de 33%, les cotisations sociales de 19% et les revenus financiers des entreprises et les intérêts des banques de 43%. Cherchez l’erreur ! Il faut dire haut et fort que tout ce qui détourne de l’enjeu fondamental, qui est de s’attaquer au coeur du dysfonctionnement du système capitaliste, éloigne de toute solution durable, conforme aux intérêts du peuple.




P.-S.

La dépêche de l’Aube N1264

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