“Les révolutions ne s’exportent pas, elles surgissent des conditions d’exploitation que les gouvernements [...] exercent contre les peuples.” Che Guevara

Dossier
  • Pour une écologie à la hauteur des enjeux. Penser une révolution écologique
    29 novembre 2013

    Retrouver un sens de l’humain conjugué au respect de la nature implique de réfléchir à une alternative globale à un système capitaliste en crise qui aggrave les problèmes écologiques et environnementaux. Le discours dominant actuel prône la préservation d’un patrimoine naturel, immobile, et constitué depuis - et pour - toujours. C’est nier que la nature (...)

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Le dessin

29 novembre 2013
L'Humeur
  • Mauvaise cible
  • 29 novembre 2013,
    par Guy Cure
  • On entend et on lit de plus en plus souvent qu’il y a des feignants qui vivent largement des différentes aides que la société doit aux plus démunis. Il ne s’agit pas de nier un phénomène marginal ; la malhonnêteté est vieille comme l’espèce humaine et (...)

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Pour une écologie à la hauteur des enjeux. Penser une révolution écologique

vendredi 29 novembre 2013 , 265 : visites , par Rémi

Retrouver un sens de l’humain conjugué au respect de la nature implique de réfléchir à une alternative globale à un système capitaliste en crise qui aggrave les problèmes écologiques et environnementaux.

Le discours dominant actuel prône la préservation d’un patrimoine naturel, immobile, et constitué depuis - et pour - toujours. C’est nier que la nature est en constante évolution et que les espèces en son sein - où l’homme a pris une place prépondérante  sont elles aussi engagées dans un processus évolutif. Définir une pensée écologique moderne pose la question du “produire mieux” et “autrement” et celle d’une organisation sociale autre que le capitalisme, dont les effets prédateurs sur la nature sont patents mais que beaucoup, par dogmatisme, se refusent à mettre en cause. Les réponses apportées par les tenants de ce “réformisme écologique” sont en-deçà des enjeux.

Biodiversité, réchauffement climatique...
Notre avenir est entre nos mains

Ils ont beau se succéder, réunions et sommets environnementaux ne répondent toujours pas au défi crucial auquel est confrontée l’humanité : son avenir.

Nul n’ignore aujourd’hui que l’empreinte humaine sur la nature est massive et durable. Certains incriminent des techniques de plus en plus perfomantes, d’autres, et ce sont quelques fois les mêmes, la démographie et le consumérisme qui aboutiraient à l’épuisement des ressources terrestres.

L’HOMME DANS LA NATURE
Si pour beaucoup les constats sont justes parce que scientifiquement démontrés, certaines réponses, soit n’apportent que des solutions incomplètes, soit nous invitent à un retour vers un passé idéalisé (ce “bon vieux temps”). à ces derniers, on opposera certes que le développement des sociétés humaines, par le progrès scientifique, et corollairement celui des techniques, est une constante de l’histoire. Cela étant dit, rien n’est pour autant réglé. Les problèmes de l’écologie sont infiniment complexes et divers, mais pourtant en interaction permanente. Car il ne s’agit pas moins de définir les rapports entre la nature et l’homme. Qu’il interagisse avec son environnement est une nécessité impérieuse et vitale. Se pose alors la question du caractère de son action ; protectrice ou prédatrice. Le système capitaliste, dès l’origine, a imposé sa loi : le profit et rien que le profit. Sur les hommes qu’il exploite, mais aussi sur la nature et ses richesses convoitées avec avidité. Cela s’est exprimé par les expansions coloniales des grands pays européens, cela est aujourd’hui au coeur des visées géostratégiques des multinationales sur les carburants fossiles, l’eau ou les “terres rares” contenant les minérais nécessaires à la fabrication de composants électroniques, etc.

BIENS COMMUNS
Pour les communistes, comme ils l’ont exprimé avec force lors de leur dernier congrès (Cf. cicontre), les préoccupations écologiques et environnementales sont indissociables des aspects économiques, sociaux ou sociétaux d’une alternative crédible au capitalisme. C’est pourquoi nous luttons pour améliorer et développer les services publics de l’énergie ou des transports. C’est aussi pourquoi, comme à Romilly ou Troyes dans la perspective des prochaines élections municipales, le retour à une gestion publique de l’eau et de l’assainissement, en y associant les citoyens, sera une proposition phare des candidat-e-s communistes. Dans la même logique, nous promouvons et approndissons notre réflexion sur l’économie circulaire, à contre-courant du paradigme productiviste où l’usure et l’obsolescence rapide des produits sont programmées, comme chacun peut le déplorer aujourd’hui. Relever le défi du développement durable consiste à prendre pleinement en compte la finitude de la Terre. Le caractère limité des ressources naturelles indispensables à la vie de l’être humain conduit à considérer ces ressources comme des biens communs de l’humanité. “Bien communs” dont l’accès et l’usage doivent être partagés entre tous, et gérés démocratiquement dans une logique de durabilité. élargir le champ de ces biens communs, c’est précisément l’objet des luttes et de la visée communistes.


Le système capitaliste, dès son origine, a imposé sa loi : le profit, rien que le profit.


Le bus gratuit, c’est possible !

PAR JEAN-PIERRE CORNEVIN

La gratuité des transports collectifs sera un des enjeux des prochaines élections municipales dans l’agglomération Troyenne. François Baroin et sa majorité de droite refusent toujours de prendre en compte la réalité sociologique du Grand troyes. Leur politique en termes de transports est irresponsable. alors que plus de 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, que la ville compte plus de 10 000 étudiants, regroupe des milliers de lycéens dans ses 13 lycées, et que le nombre de déplacements voitures domicile- travail vers l’agglomération est en constante augmentation, nous vivons dans la seule grande agglomération de France où l’autorité organisatrice des transport (le Grand troyes) ne met pas un centime de son budget de fonctionnement dans le développement des transports collectifs. Le Grand troyes perçoit le produit du versement transport, soit environ dix millions d’euros et reverse à la tCat une subvention d’équilibre de huit millions d’euros. Point barre ! Les communistes défendent l’idée du nécessaire développement des transports publics et la mise en place de la gratuité.

C’EST CHOIX POLITIQUE ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLE ET SOCIALEMENT UTILE.

Depuis de nombreuses années, des villes, des agglomérations ont fait le choix de la gratuité des transports. toutes ont vu la fréquentation des transports en commun augmenter de façon extrêmement importante. C’est aujourd’hui un acquis que personne n’oserait remettre en question dans ces collectivités. Cette mesure bénéficierait d’abord à celles et ceux qui ont peu de moyens, aux personnes sans emploi, aux retraités, à celles et ceux qui restreignent leur déplacement quotidien faute d’argent. La gratuité des transports en commun, c’est un gain substantiel pour les usagers. à titre d’exemple, un étudiant ou un lycéen doit débourser 408 euros par an. Les salariés aussi en profiteraient. Un actif vivant et travaillant dans le Grand Troyes, effectuant 20 kms par jour (aller-retour), consomme environ 210 KEP (kilos équivalent pétrole) avec un bilan CO2 de 700 kgs et subit une charge financière de 2 300 euros par an. La gratuité des transports est incontestablement une avancée sociale, et donc un atout économique puisque le pouvoir d’achat redistribué aux usagers, donc aux ménages, participe inévitablement au développement économique local. Elle permet également de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et la pollution, notamment par les particules fines si nocives pour la santé. à aubagne par exemple, une étude a estimé que la gratuité avait permis une baisse du trafic routier de 10% alors que le Plan de déplacement urbain (PLU) que vient d’adopter le Grand Troyes envisage non pas une baisse mais de contenir l’augmentation de 2,1% sur 10 ans. avec la gratuité des transports, circuler dans la ville devient plus facile. Cela permet un accès réel à toute la ville et pour tout le monde. Cela permettrait également de dessiner une autre agglomération, sur la base d’un aménagement urbain plus harmonieux en pensant les solidarités et les complémentarités entre les différentes fonctions des zones urbaines (zones résidentielles, commerciales, de services, espaces publics, espaces verts et de loisirs...).

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1262

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