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Romilly - Affaire Véolia sur la défensive, le maire se défile

vendredi 29 novembre 2013 , 247 : visites , par Joë Triché

L’affaire Véolia-Vuillemin suscite beaucoup d’embarras de leur part Dans la dernière période, à tour de rôle, ils se sont livrés à bien des contorsions pour tenter de justifier leurs choix.

Ce qui est aussi frappant dans leurs explications, c’est la similitude des arguments avancés, qui ne répondent pas aux questions des élu-e-s communistes, tout en apportant la preuve de leur entière connivence dans cette affaire.

JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE
Par exemple, le directeur régional de Véolia “pleure” d’être l’otage des prochaines élections municipales de 2014 (Cf. presse locale du 9/11). Selon lui, il ne fallait donc se taire, alors que les contrats de 2004 se terminent l’année prochaine. Pure coïncidence avec les municipales. Mais avant d’engager toute procédure nouvelle pour la gestion de l’eau et de l’assainissement, il fallait commencer par examiner si tous les engagements des contrats initiaux avaient bien été tenus par l’entreprise attributaire des marchés. Et que n’aurait-on pas dit si les élu-e-s du PCF n’avaient pas soulevé ces questions et pris leurs responsabilités ? Ils ont fait preuve de courage politique, alors que les usagers se sentent complètement démunis face à un géant comme Véolia. Pour les communistes, il va de soi qu’ils font une énorme différence entre les salariés et les dirigeants de cette entreprise du CAC40. Bien souvent, et comme partout, les salariés paient les pots cassés de politiques d’entreprises axées sur la rentabilité à tout prix pour distribuer un maximum de dividendes aux actionnaires, y compris en ne respectant pas les engagements pris à l’égard des collectivités territoriales, comme c’est le cas aujourd’hui à Romilly.

À PROPOS DES DOUBLES ABONNEMENTS
Premier point, 104 logements sont concernés et non un seul, comme le prétend, dans la presse du 7 novembre, éric Vuillemin. à l’unisson avec le directeur régional de Véolia, il argue qu’il s’agit d’un problème avec Aube Immobilier alors que, jusqu’à maintenant, les locataires ont payé à Véolia ce 2ème abonnement, et sans doute deux fois la même consommation d’eau. Et puis, peu importe qui est responsable, l’essentiel c’est que tous ces locataires soient remboursés en totalité des sommes qu’ils n’auraient jamais dû débourser. Heureusement qu’ils ont rencontré les élus communistes de Romilly pour agir en ce sens. Quant à éric Vuillemin, il évoque des négociations houleuses et tendues avec leurs interlocuteurs de Véolia. Ils en tremblent encore, paraît-il... Il prétend aussi que les élu-e-s communistes racontent n’importe quoi. Mais alors pourquoi a-t-il refusé de participer à la réunion, où était présent l’avocat chargé de défendre les intérêts des usagers, et qui s’est tenue le 5 novembre dernier ? Il y avait pourtant été très officiellement invité par Pierre Mathieu. Et, non content de cette expérience, éric Vuillemin persiste et signe. le 4 octobre dernier, au SIVU (syndicat de gestion de la station d’épuration), il a décidé de confier à nouveau la gestion de cet équipement à une société privée... pour une durée de douze ans. Un véritable pont d’or car elle est quasiment neuve, ne nécessitant de ce fait quasiment aucun investissement. Pour les conseillers municipaux communistes, au regard de ces expériences avec le secteur privé, très négatives pour la ville et les usagers, le moment est venu d’envisager sérieusement un retour à une gestion publique de l’eau et de l’assainissement. Cela, à l’évidence, ne se réalisera pas du jour au lendemain. Mais c’est une question de volonté politique.


Me J.-L. Peru et Pierre Mathieu, lors de la réunion du 5 novembre.

Petite manip’ : élus abusés !
L’avenant n°1, voté le 26 avril dernier par les élus de la majorité municipale, commençait par la phrase suivante : « Après avoir mis en demeure la société Véolia eau de respecter les termes du contrat de délégation de service public d’eau potable, qui prévoyait initialement le remplacement de 1 800 branchements en plomb, il a été convenu un accord dont l’avenant n°1 ci-dessous énumère le détail. » Pourquoi cette phrase qui fait état d’une “mise en demeure” a-t- elle disparu de la délibération officielle du Conseil municipal envoyée au contrôle de légalité. Ainsi, le texte envoyé au Préfet n’est pas exactement celui voté par les élus. Pourquoi et dans quel but cette petite manip’ ? usagers vaches à lait ! Depuis 2008, la part communale sur l’eau potable a augmenté de 172% et celle sur l’assainissement de 78%. Merci monsieur Vuillemin. Mieux vaut habiter Arcis-sur-Aube que Romilly.

Pourquoi ?
Depuis 2008, qu’a fait éric Vuillemin pour imposer à Véolia le respect des engagements pris en 2004, à savoir le remplacement de 1 800 branchements en plomb et de 3 000 compteurs de plus de quinze ans ? RIEN ! Pourtant, tout était prévu, c’est-à- dire écrit noir sur blanc pour permettre au maire de défendre les intérêts de la Ville et des usagers. Par contre, en négociant des avenants aux contrats de 2004, il a protégé les intérêts de cette société.

Incroyable mais vrai !
« La collectivité renonce à exercer tout recours contre le délégataire en raison d’éventuelles conséquences résultant du non-remplacement de branchements en plomb » : cette phrase est extraite de l’avenant n°1 au contrat de 2 004, négocié par l e maire et voté par tous les élus de la majorité municipale. Avec un tel engagement de la Ville, Véolia peut dormir tranquille sur ses deux oreilles !

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1262

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