“La Commission économique des Nations Unies [...] découvrit que les pays qui suivaient les programmes recommandés par le FMI avaient des taux de croissance inférieurs à ceux des pays qui se reposaient sur le secteur public pour répondre aux besoins fondamentaux de leur population.” Noam Chomsky

L'Humeur
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Insultes racistes contre une ministre de la République - Le poison du racisme banalisé

jeudi 7 novembre 2013 , 211 : visites , par Rémi

Les ignominies de la droite et de son extrême visant la garde des Sceaux, Christiane Taubira, sont révélatrices d’un mal qui sape les fondements de notre société. La haine raciale s’exprime au grand jour. Intolérable !

Il est des valeurs sur lesquelles on ne peut pas fermer les yeux car elles transcendent le combat politique. Lorsque la garde des Sceaux, C. Taubira, est la cible d’insultes racistes à répétition  et par une mouflette ! -, c’est la République et sa devise “Liberté, égalité, fraternité” qui sont salies, piétinées et reniées.

PENTE MORBIDE
En 1935, l’extrême droite, sous la plume de Charles Maurras, avait traité Léon Blum de « détritus humain », précisant son intention : « c’est un homme à fusiller, mais dans le dos ». La résurgence, aujourd’hui en force, de ce même discours anti-humain, anti-social et anti-démocratique glace le sang. C’est le discours des antidreyfusards, de ceux pour qui mieux valait la botte nazie que le Front populaire... Mais au-delà du discours, il y a les actes. Et le sang se glace aussi de voir dans les sondages s’envoler un Manuel Valls marchant dans les brisées sarkozystes, instrumentalisant l’immigration et les Roms, sans qu’il soit jamais démenti. Va-ton longtemps encore se laisser glisser sur cette pente morbide de surenchère de concessions à l’égard de ce que la France a de plus réactionnaire ? Certes, la droite a ouvert les vannes dans la course à l’échalote aux voix du Front national. Il y a eu les discours de Dakar et de Grenoble de Sarkozy ; les thèses sur nos prétendues « racines chrétiennes  » et les “aspects positifs” de la colonisation. Il y a eu le premier « ni-ni » des cantonales de 2010, prélude à d’autres avec une UMP qui invoque la République pour mieux la mettre en haillons. Et cette fascination hypnotique des médias à l’égard du père, puis de la fille Le Pen, rendant de bonne fréquentation leur parti de haines, et exhibant avec délectation leur virginité “républicaine” auto-proclamée.

SE MOBILISER
On peut pousser des cris d’orfraie face à la montée du FN et, pire, à la propagation inflationniste de ses thèses parmi ceux qui sont les plus touchés par la crise. Il y un responsable à tous nos maux. François Hollande, au Bourget, l’avait désigné : la finance, avant, sitôt élu, d’aller convoler avec la chancelière allemande  ; un Munich des socialistes qui a relancé l’agression du patronat contre tout ce qui constitue une gêne à ses appétits de profits. Car profits, il y a, par dizaines de milliards qui, lorsqu’ils ne s’évaporent pas du côté des îles Caïman ou autres paradis fiscaux, alimentent les circuits financiers. C’est le nerf de la guerre pour réussir à inverser la donne et pour sortir de la crise. Mais en plus, il faut ne rien lâcher sur les valeurs, ne pas tolérer qu’une ministre de la République soit mise au piquet d’infamie parce qu’elle est noire. La France des Lumières, celle de Jean Moulin et de Guy Môquet, doit se ressaisir. Outre la légitime protestation contre les dérives et calculs politiciens, le bulletin de vote sera une arme. L’an prochain, deux scrutins seront l’occasion de l’utiliser : les municipales et les européennes. La bataille des idées devra être à la hauteur. à quelques mois de ces échéances, il faut donc se mobiliser pour contrer ce péril brun qui salive devant l’aubaine.


La droite a ouvert les vannes dans la course à l’échalote aux voix du Front national.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1259

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