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  • Retraite, un combat capital. 60 ans : une belle idée à regagner
    3 octobre 2013

    La retraite à 60 ans à taux plein, c’est possible. Et c’est possible maintenant. Tournant le dos à une réforme de gauche, les choix du gouvernement ne laissent planer aucun doute sur leur objectif. Englué dans une vision purement comptable d’équilibre des comptes publics et sociaux, le gouvernement reprend une fois encore à son compte les dogmes (...)

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Retraite, un combat capital. 60 ans : une belle idée à regagner

jeudi 3 octobre 2013 , 464 : visites , par Rémi

La retraite à 60 ans à taux plein, c’est possible. Et c’est possible maintenant. Tournant le dos à une réforme de gauche, les choix du gouvernement ne laissent planer aucun doute sur leur objectif.

Englué dans une vision purement comptable d’équilibre des comptes publics et sociaux, le gouvernement reprend une fois encore à son compte les dogmes néolibéraux de baisse du coût du travail et de réduction de la dépense sociale, en l’occurence de retraite. Une politique dangereuse, qui crée le désarroi dans le peuple, et conforte l’assise d’une reconquête du pouvoir par la droite. La responsabilité de la gauche qui n’a pas renoncé au changement et du mouvement syndical est immense. Derrière cette réforme, ajoutée aux autres, s’organise la consolidation d’un système antisocial et d’un type de civilisation universelle, [dé]régulée par la “compétition”.

Retraites
pour une vraie réforme de gauche


La nouvelle réforme du gouvernement s’inscrit dans la continuité de celles de la droite qui ont toutes chercher à dévaloriser la retraite comme un “poids mort” pour la société.

Depuis 25 ans, la question des retraites a été abordée, par les gouvernements successifs avec le souci d’éviter soigneusement tout débat de fond pour privilégier une approche comptable. Or la retraite est avant tout affaire de choix de société et illustre la nature du projet politique que l’on veut porter.

UN APPORT INESTIMABLE
Il est extraordinaire, qu’en dix ans, ce soit la 5ème réforme justifiée par (et avec) des arguments similaires ; à savoir qu’il faudrait revenir à un équilibre financier et que, l’espérance de vie s’étant améliorée, il faudrait donc travailler plus longtemps. C’est, avec une telle logique de boutiquier, observer le mal par le petit bout de la lorgnette. Les retraités sont-ils des improductifs et, à ce titre, constituent-ils un poids, voire un fardeau, à alléger le plus possible ? Ou au contraire, jouent-ils un rôle irremplaçable qui profite à toute la collectivité ? Engager un véritable débat sur les retraites, c’est commencer par répondre à ces questions. Les retraités sont aujourd’hui plus de quinze millions dans notre pays. Dans leur ensemble, ils apportent une contribution inestimable au fonctionnement de la société. Si cette contribution est le plus souvent “non marchande”, elle est indispensable. Ainsi leur investissement dans le tissu associatif qui, parfois, ne vit que par cet engagement. Autre exemple, le rôle qu’ils jouent dans les familles qui permet, dans bien des cas, de faire face aux carences en terme d’accueil de la petite enfance ou de l’enfance. Deux exemples
 il y en aurait tant d’autres - qui montrent que notre société ne pourrait pas “fonctionner” sans l’apport des retraités.

AU COEUR DU DÉBAT
On ne peut sérieusement aborder le dossier des retraites en escamotant les sujets de l’emploi et des salaires. Ils sont au coeur du débat. Au risque d’énoncer des évidences, pour toucher une bonne retraite, il faut un emploi convenablement rémunéré. Aujourd’hui, les difficultés sont directement liées au chômage massif et aux incitations (notamment sous forme de dispositifs publics) à privilégier les bas salaires. De plus, et les statistiques du chômage des jeunes et des seniors en témoignent, l’activité est concentrée entre les âges de 30 et 50 ans. Avant, il est de plus en plus difficile de trouver un 1er emploi, à plus forte raison un emploi stable ; après, on est considéré comme étant moins “productif” et “trop cher”. Il est urgent de s’attaquer à cette réalité, et pas uniquement dans le cadre du financement des régimes de retraite. On comprend aisément que la baisse du chômage et de la précarité, deux fléaux concernant au bas mot cinq millions de personnes, aurait une incidence positive à deux niveaux. En premier lieu pour les salariés, qui se constitueraient ainsi de meilleurs droits à la retraite, et pour les caisses de retraite, avec des ressources qui augmenteraient. La réforme proposée est contradictoire avec la philosophie d’une politique de gauche. Celle-ci ne peut pas rester dans les brisées de la droite et du patronat. Une vraie réforme de gauche est donc indispensable.


Les retraités apportent une contribution inestimable au fonctionnement de la société.


A tous les jeunes motivés et révoltés : rejoignez la lutte !

Les "va-t-en-guerre" du PS nous ont concocté une jolie réforme des retraites. L’objectif, nous dit-on, est de trouver sept milliards d’euros pour sauver la France.
"Serrez-vous la ceinture", nous dit-on encore, mais est-ce possible quand une majorité de français s’est déjà résignée au discours fataliste et aux « efforts » ? quand 1,6 million de jeunes travailleurs de moins de 25 ans est au chômage, comment cotiser 43 ans sans dépasser les 65 ans ? Parce qu’il y en a marre que l’on dise que l’on vit plus longtemps donc qu’on doit travailler plus longtemps ; parce qu’il y en a marre d’entendre que les jeunes ne savent rien faire (cf. m. Dassault), les jeunes se mobilisent partout en France, le désespoir doit faire place à la lutte ! quand les 500 plus grandes fortunes ont augmenté de 25% en un an, le MJCF demande la taxation des revenus financiers et du capital. Allons chercher l’argent là où il coule à flot et plutôt que racketter les petites-gens. Le travail n’a pas de coût car il crée à lui seul la richesse. C’est pourquoi le 18 Septembre dernier, avec nos camarades de la JOC et de la CGT, nous avons recréé le collectif “Retraites, une affaire de jeunes !”. L’objectif est de rassembler le plus de jeunes qui ne voient pas la sortie du tunnel, qui ne se voient pas cotiser pendant 43 ans, qui veulent casser le rythme du métro-boulot-tombeau et en finir avec la précarité. Pour une réforme juste et une vraie égalité hommefemme, la JC répond présent et se mobilise. à tous les jeunes motivés et révoltés, rejoignez la lutte ! MOUVEMENT DES JEUNES COMMUNISTES DE L’AUBE



P.-S.

La dépêche de l’Aube N1254

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