Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut pénétrer partout, s’établir partout, créer partout des moyens de communication. Karl Marx - Friedrich Engels Manifeste du Parti communiste - 1848

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D’autres voies auraient mérité d’être explorées

Romilly - Pose de la première pierre de la maison de santé

jeudi 3 octobre 2013 , 393 : visites , par LDA

Vice-président du Conseil régional, Pierre Mathieu, a estimé qu’il “ne suffira pas d’avoir des locaux modernes, encore faudra-t-il avoir des professionnels pour les faire vivre”.

Le projet de maison de santé, dont la 1ère pierre a été posée le 20 septembre, a suscité bien des débats au Conseil municipal par rapport aux problèmes qui risquent de se poser d’ici peu à Romilly. En effet, le nombre de médecins généralistes, qui est passé de 13 à 11 actuellement, devrait encore diminuer avec le départ à la retraite de praticiens aujourd’hui en exercice.
Ce projet de maison de santé permettra-t-il d’attirer de nouveaux médecins ? C’est la question que posent les les élu-e-s communistes du Conseil municipal. Au regard de ce qui se passe ailleurs, le doute est permis  : les maisons de santé libérales n’attirent pas de nouveaux médecins. Fort d’un tel constat, ils ont défendu une autre solution  : la création d’un centre de santé municipal, avec des médecins dont les salaires serait assurés par les remboursements des visites médicales par la Sécurité sociale. Deux mille centre de santé fonctionnent ainsi dans notre pays et tous ont vu s’y implanter de nouveaux praticiens. Ceux-ci, en effet, sont de plus en plus nombreux à privilégier le salariat au statut libéral, pour des motifs de qualité de vie dans une profession qui se féminise de plus en plus. Les élu-e-s communistes ont donc pris acte de la décision du Conseil municipal en souhaitant que les objectifs annoncés, avec cette nouvelle réalisation, soient atteints. Pour l’heure, le projet, tel qu’il est conçu, leur permet d’en douter. Cinq médecins généralistes seulement, déjà en activité à Romilly, devraient intégrer cette structure aux côtés d’autres professionnels de la santé, eux aussi implantés dans notre ville. Pour cette réalisation d’un peu plus de deux millions d’euros, la Ville empruntera 956 000 euros. Le restant provenant de plusieurs subventionnements, dont 325 000 euros du Conseil régional, subventions dans le calcul du montant du loyer demandé aux divers occupants. Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, qui représentait Jean-Paul Bachy, président, a bien sûr évoqué ces différents sujets lors de la cérémonie de pose de la première pierre (lire ci-dessous).

INTERVENTION DE PIERRE MATHIEU EXTRAIS : [...]
Nous savons tous l’importance de répondre aux besoins de santé de la population de nos territoires et à l’épineuse question de la désertification médicale. Nous savons l’importance du travail en réseau, du travailler ensemble dans le domaine de la santé. Et ce à tous les niveaux. Les professionnels ne souhaitent plus travailler seuls. Ils ont besoin d’échanger. Cela participe à l’amélioration de la prise en charge des personnes [...].
Mais il existe aussi d’autres manières de collaborer tout en étant sur des lieux différents. Je pense entre autre aux pôles de santé. La question de la désertification médicale est au coeur de l’aménagement du territoire, au coeur de la problématique du maintien à domicile des personnes âgées et des personnes handicapées et au coeur de l’égalité d’accès aux soins de nos concitoyens.
L’offre de soins est de plus en plus fragilisée dans notre région. Les densités médicales et paramédicales sont inférieures à la moyenne nationale quelle que soit la profession observée et le phénomène est aggravé dans notre département et sur le bassin de vie de Romilly. Les causes sont multiples : répartition très inégale des médecins sur le territoire national. Ceux-ci ne s’installent pas de manière spontanée dans les zones rurales et dans certaines villes moyennes, évolution sociologique, évolution des modes d’exercice… à cela s’ajoute l’évolution des pathologies et le vieillissement de la population qui fait apparaitre de nouveaux besoins sans qu’il soit pour l’instant toujours possible d’y répondre de manière satisfaisante. Il me semble qu’il y a trois niveaux pour penser et faire évoluer le maillage médical sur nos territoires : bien connaitre l’organisation des soins,a voir une régulation nationale qui apporte des réponses aux installations anarchiques, mettre en place des actions locales et régionales volontaristes et coordonnées entre différentes collectivités et l’état.
La maison médicale, dont nous posons la première pierre aujourd’hui, est une des réponses possibles [...]. Mais il ne suffit pas d’avoir des locaux modernes, encore faut-il et faudra-t-il avoir des professionnels pour les faire vivre. [...] Comme je l’indiquais précédemment, la future maison médicale est une solution à la problématique de la désertification de nos territoires mais, certainement pas la seule. Il y a aussi, je le crois, d’autres voies qui méritent d’être explorées. La question du salariat des professionnels du premier recours des centres de santé font partie des réflexions en cours. Ces centres sont souvent installés dans des zones urbaines importantes mais des territoires ruraux commencent aussi à ouvrir cette voie. Si les professionnels de santé ont un rôle majeur pour porter les projets visant à garantir et améliorer une offre de soins de qualité pour les habitants les projets de santé doivent me semble-t-il viser à associer tous les professionnels et le rôle des collectivités pour aider à la concrétisation des projets compte beaucoup.
Le projet de santé doit s’élaborer autour de la prise en charge globale des personnes sans oublier la prise en compte des aspects de prévention et d’éducation à la santé. Au niveau régional nous avons aussi un point de vigilance à savoir que les maisons de santé qui s’installent sur les territoires ne participent pas à la désertification médicale en concentrant des médecins installés sur un même lieu en en désertant d’autres. Il nous faut aussi avoir à l’esprit la question du transport. Tous les malades peuvent-ils venir vers les médecins ?”

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1254

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