“Nous vivons une période où se cherchent les voies de nouvelles révolutions des rapports sociaux.” Pierre Laurent

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Sauver la langue française

jeudi 3 octobre 2013 , 560 : visites , par Jean Lefevre

Le Petit Louvre plein à craquer grâce à Philippe Loubière et l’UPOP Aube qui ont a réussi à intéresser plus de cent personnes sur un sujet élitiste en apparence.
Défendre le français : il ne s’agissait pas d’une question de vocabulaire ou d’orthographe, mais de citoyenneté ! à langue unique, système totalitaire, pensons-nous. L’orateur a traité du sujet avec compétence, audace et humour. Comme nous avions choisi une lecture de Chrétien de troyes, il démontra tout à trac la différence essentielle entre le Perceval, chevalier médiéval, français, et le Parzifal germanique mis en scène par Wagner. Bien qu’issu de la même source littéraire, les deux héros sont différents. Le Perceval de Chrestien est un chevalier porté par une passion de justice, de défense des faibles et qui met en avant le féminisme. L’autre, le Parfizal de Wagner, a les connotations racistes propres à son époque, mais aussi populistes, ce pourquoi les nazis l’utilisèrent.
J’avais choisi trois auteurs très français pour asseoir Loubière dans son élément : J.-F. Nivet et son Troyes-Roman pour situer l’endroit où évolua Chrestien de troyes (et l’endroit où nous étions !), Chrestien bien sûr et Aragon. Ce dernier dans « La leçon de Ribérac » veut river leur clou à quelques intellectuels tentés par la philosophie pétainiste : Valéry, giono, montherlant, gide, Drieu la rochelle, pour leur opposer la manière de penser médiévale que montherlant considère comme de la « morale de midinette ». Ce qui signifie que la littérature fut dès 1940, une arme pour la résistance.
Le propos de Philippe Loubière sur la langue française a enthousiasmé une bonne partie de l’auditoire, même si certains se sont sentis visés, en particulier des enseignants qui avaient utilisés des méthodes de lecture nouvelles dans les années 80, méthodes opposées à la méthode syllabique traditionnelle. or l’orateur ne s’attaquait pas aux enseignants, obligés de fonctionner selon les programmes, il ne visait que la méthode, accusée d’aggraver les inégalités scolaires issues d’un système social lui-même inégalitaire. Les maths modernes dans la décennie précédente, dont le but était de dépoussiérer les méthodes anciennes eurent ce même inconvénient. N’étaient-elles pas jugées élitistes dès le début de leur application ?
Autres grincements de dents lorsqu’il parla de « formatage » des maîtres, façon sournoise d’obliger tous les enseignants à suivre la voie royale tracée par le ministère.
Une langue ne sert pas seulement à communiquer, elle sert d’abord à penser et la grande question posée ce soir-là, était de comprendre pourquoi il fallait sauver notre langue, attaquée sans doute par l’anglais (l’américain a crié quelqu’un dans la salle), mais surtout par un système économique dont le fer de lance est la langue. La colonisation mentale de l’anglais est en marche avec la mondialisation.*  [1]

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1254

Notes

[1Suite et fin de cet article dans notre prochaine édition.

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