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l’ANI qui Nous veut du mal

Accord national interprofessionnel

jeudi 4 avril 2013 , 297 : visites , par Rémi

Lundi s’est ouvert le débat parlementaire sur l’ANI. Les députés du Front de gauche, “mobilisés et offensifs”, livrent bataille pour améliorer un texte où seul le patronat y trouve son compte.

32% des Français seulement ont trouvé “convaincant” le Président de la République lors de son intervention télévisée de la semaine dernière. Moins d’un an après son élection, l’exercice de funambulisme consistant à faire passer des vessies pour des des lanternes, a donc fait un bide. On ne s’en réjouira pas, tant les résultats de la récente législative partielle dans l’Oise sont de nature à nourrir d’inquiétantes perspectives.

INSÉCURITÉ SOCIALE
Peut-on croire que ce qui est du “nanan” pour le Medef ; un texte qui disloque le Code du travail et cisaille les droits des salariés, soit aussi bénéfique pour ces derniers ? Il y a le fond, et il y a aussi la forme. On a beaucoup de mal à percevoir une apothéose de la démocratie sociale dans cet accord co-signé par des syndicats minoritaires, et les pressions patronales, associées à celles du gouvernement, pour faire adopter le texte sans en bouger une virgule, sont bien peu respectueuses des droits des parlementaires. Dans le programme du candidat Hollande, la proposition numéro 5 disait : “pour protéger les salariés, nous créerons une sécurité sociale professionnelle”. En introduisant davantage de flexibilité dans l’organisation du travail, l’ANI est l’antithèse de la promesse électorale n°5, et reversera de l’eau au moulin d’une “insécurité” professionnelle qui fait déjà bien des ravages  ; les chiffres du chômage en témoignent. Cet “accord” est “tout bénéf’ ”pour le grand patronat, et qu’il vilipende et menace pour obtenir sa transcription intégrale dans la loi ne surprendra personne, tant les enjeux, pour lui, sont cruciaux  : il s’agit de remuscler en période de crise les profits et les dividendes.

REVENIR À GAUCHE
Malgré les oeillères d’un gouvernement qui appréhende la crise à travers le prisme néolibéral, l’accord national interprofessionnel est contesté. D’une manière générale parce que les valeurs de la gauche y sont largement absentes et que ceux à qui profitera l’aubaine, ce sont les actionnaires qui organisent les fermetures d’entreprises et les délocalisations. Y compris au sein de la majorité gouvernementale, la prise de conscience de ses nuisances fait son chemin. Les salariés, qui se sont mobilisés le 5 mars dernier et qui manifesteront le 9 avril, attendent des élus de gauche qu’ils n’entérinent pas les nombreuses régressions de l’ANI. « Nous sommes extrêmement mobilisés et offensifs pour démontrer à quel point ce texte porte un coup très dur à toute l’organisation sociale de notre pays [...] et joue contre l’emploi » a déclaré André Chassaigne, le président du groupe Front de gauche. 4 500 amendements ont été déposés, dont beaucoup déclinent la proposition de loi contre les licenciements boursiers. Après le “pacte de compétitivité”, qui a fait tomber 20 Mds € dans l’escarcelle du patronat, il est temps que les salariés voient la balance pencher en leur faveur. Être de gauche, c’est s’y employer.


Avec l’Ani, les enjeux pour le patronat sont cruciaux : remuscler les profits et dividendes.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1228

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