Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

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Schéma Régional des Infrastructures et des Transports de la Champagne-Ardenne

Le SRIT : un outil de diagnostic pour améliorer la qualité des infrastructures et des transports

vendredi 17 novembre 2006 , 2410 : visites , par FLORENT BALLANFAT

Les Schémas Régionaux des Infrastructures et des Transports (SRIT) sont élaborés par les différents Conseils régionaux dans le cadre de leurs attributions légales.

Ils doivent permettre de faire un bilan de ce qui existe en termes d’infrastructures et de transports dans chaque région, ainsi que des besoins actuels. Mais c’est également un cadre de réflexion sur l’avenir des modes et moyens de transports à moyen et long termes et sur les infrastructures nécessaires pour répondre à ces besoins. Il doit permettre une concertation de tous les acteurs intéressés par ces domaines.

Une construction du SRIT de Champagne-Ardenne placé sous le signe du désenclavement de la région Le colloque qui se déroulait le 9 novembre 2006 à Reims avait pour fonction de réunir ceux-ci pour un point d’étape dans l’élaboration du SRIT qui a débuté il y a maintenant plusieurs mois. Dans son introduction pour rappeler l’intérêt de cette rencontre régionale, Pierre Mathieu, vice-président du conseil régional, chargé des infrastructures et des transports, a également souhaité que l’Etat puisse prendre toute sa part dans le débat et qu’il apporte de bonnes nouvelles dans le financement des projets importants pour le désenclavement de la région. L’intervention suivante de Jacques Heydecker, président du conseil économique et social de Champagne-Ardenne, allait dans le même sens pour plaider en faveur d’un développement économique et social indispensable pour l’ensemble du territoire Champardennais grâce à des infrastructures et des moyens de transport adaptés. Malgré l’appel de Pierre Mathieu, Claude Dorian, directrice régionale de l’équipement qui représentait ici l’Etat, n’était pas en mesure d’apporter de nouveaux éléments d’informations tant sur le financement de la ligne Paris-Bâle que sur la compensation par l’Etat des dessertes nationales transférées à la Région. (cf. article de la Dépêche de l’Aube n° 885 : Arrivée du TGV Est et TER 10 millions d’euros par an manquent à l’appel !).

La question des moyens donnés au développement des transports par le ferroviaire La matinée de travail s’est ensuite poursuivie par une table ronde à laquelle participaient les vice-présidents chargés des infrastructures et des transports des régions voisines (Lorraine, Picardie et Franche-Comté) pour faire le point sur les SRIT de ces régions ainsi que le préfet de l’Ile de France et quelques acteurs dans le domaine des Transports. L’invité d’honneur de cette rencontre était l’ex-ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, et il donna d’entrée une autre dimension aux débats qui certes mettaient en avant la nécessité d’un report modal dans le cadre du développement durable et de la réduction des gaz à effet de serre, mais qui ne posaient pas la question des actes concrets pour mettre en œuvre ce report. L’actuel vice-président de la région Languedoc-Roussillon, insistait bien sur la nécessité de mettre les moyens financiers pour réussir à rééquilibrer les moyens de transports ce qui passe nécessairement par une volonté politique réelle et au-delà des grandes déclarations d’intention par des gestes forts pour permettre le développement du ferroviaire et du fluvial lorsque c’est possible. Dans ce cadre, il est clair que l’attitude actuelle du gouvernement et des institutions européennes ne va pas dans le sens espéré. Jean-Claude Gayssot, ministre communiste en charge de ces affaires entre 1997 et 2002, avait, lui, initié des réformes qui devaient permettre ce report modal notamment pour le fret, assuré depuis quelques années de plus en plus par camions. Le transport collectif : un élément incontournable dans le cadre du développement durable

De façon générale, le transport collectif et le fret ferroviaire pour les marchandises, seront amenés à prendre une nouvelle dimension, pour des raisons écologiques mais aussi économiques avec la hausse du prix des matières premières comme le pétrole. Cela passe des changements dans les mentalités de chacun mais aussi par un véritable changement politique. Il est urgent d’agir pour changer la donne actuelle qui au niveau européen pousse à toujours plus de libéralisation comme si c’était la solution miracle, alors même que quand on fait le bilan actuel de ce qui a été fait avec l’ouverture des marchés et la prédominance des logiques de rentabilité y compris dans des services théoriquement publics, le compte n’y est pas. Le transport routier se développe au détriment du fret ferroviaire que la libéralisation était censée redynamiser... dans les faits les nouveaux transporteurs se sont rués sur les créneaux rentables et ont encore accéléré le processus de mise sur route du trafic de marchandises. Il n’y a pas d’autres moyens que d’investir massivement dans les transports collectifs et les infrastructures, et de mettre à contribution les entreprises qui bénéficient de coûts de transport tirés vers le bas, ce qui encourage d’une certaine façon les délocalisations.

P.-S.

Photo : De gauche à droite sur la photo : P. Hatzig,vice-président de la Région Lorraine ; B. Liebart, Co-président de la fédération nationale des transports routiers ; P. Laumin, Directeur interrégional de RFF ; M. Vermeulen, Conseiller des politiques sectorielles à la DIACT ; J.-C. Gayssot, vice-président du conseil régional Languedoc Roussillon, ministre des transports de 1997 à 2002 ; F. Rol Tanguy, préfet et DRE d’Ile de France ; D. Beurdeley, Vice-président du conseil régional de Picardie ; M. Loyat, Vice-président du Conseil régional de Franche-Comté ; tous avaient répondu à l’appel de P. Mathieu, vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne entre J.-C .Gayssot et F. Rol Tanguy

La Dépêche de l’Aube N895

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