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Alerte rouge sur son statut national

Ligne SNCF n°4 Paris-Romilly-Troyes-Belfort

jeudi 21 février 2013 , 451 : visites , par LDA

Pierre Mathieu ne ménage pas sa peine pour la défense de la ligne SNCF n°4 afin qu’elle garde son statut national et pour son électrification, dans un premier temps, jusqu’à Troyes.

Face aux atermoiements qui se sont récemment fait jour et aux menaces qui pèsent sur le maintien de son statut de ligne nationale, l’élu communiste, vice-président du Conseil régional chargé des transports et des infrastructures, a repris son bâton de pélerin pour, de ville en ville (Troyes, Langres, Belfort, Romilly), démontrer tout l’intérêt d’une telle infrastructure pour les usagers, le développement des territoires et l’économie locale. Un combat qu’il mène avec d’autres, élus de toutes sensibilités politiques, syndicalistes, représentants d’associations d’usagers, population... depuis plus de 20 ans. Certains d’ailleurs n’ont pas oublié le « train de lutte » qu’il organisa avec d’autres en 1995, et qui a rassemblé des centaines de personnes et des élus venant des différentes régions traversées par la ligne Paris-Bâle. Un combat concrétisé par la décision de l’électrification jusqu’à Troyes, avec une mise en service en 2017.

ALERTE ROUGE
La 1ère rédaction de l’avantprojet de loi de décentralisation du gouvernement, rendu public fin 2012, est gravissime concernant l’avenir de la desserte ferroviaire de notre territoire et l’implication de l’état qui en assume aujourd’hui l’entière responsabilité. En effet, l’article 30 de ce projet se traduirait par un désengagement de 29 des 38 liaisons ferroviaires des actuels trains d’équilibre du territoire (TET), dont Pierre Mathieu ne ménage pas sa peine pour la défense de la ligne SNCF n°4 afin qu’elle garde son statut national et pour son électrification, dans un premier temps, jusqu’à Troyes. PAR LDA Quelques mots, à un moment où le principe de laïcité revient sur le devant de la scène dans l’actualité sociétale et donc politique. Rappelons d’abord que la laïcité a été introduite en 1946, dans le préambule de la Constitution, à l’initiative du député communiste étienne Fajon. Depuis lors, il est clairement établi que nous vivons dans une « République laïque, démocratique et sociale » ; le principe est donc constitutionnalisé. Pour moi, la laïcité est donc synonyme de tolérance, de respect, de liberté de penser où personne ne peut être inquiété pour ses idées, c’est-à-dire le contraire de ce qui divise, oppose et stigmatise des catégories de populations. Elle est aussi synonyme d’indépendance des institutions à l’égard de tout pouvoir religieux. tous ceux de la ligne n° 4 ! Sans modification de ce projet, ce serait considérer demain comme d’« intérêt national » uniquement les services de jour entre des villes de plus de cent mille habitants situées dans deux régions différentes non contiguës. Sorti hier par la porte grâce à la mobilisation de tous, le vieux projet d’abandon par l’état de son engagement financier pour assurer les dessertes actuelles et renouveler le matériel à bout de souffle reviendrait donc aujourd’hui par la fenêtre ? Pas question de laisser faire ! Le texte sera présenté prochainement devant les parlementaires. Il faut donc se mobiliser sur cet enjeu essentiel pour nos territoires. Il faut riposter à cette agression par des propositions qui confortent le ferroviaire et son industrie au coeur de notre ville.

DÉGRADATION DU SERVICE
Ce seraient 230 trains par jour sur 300 actuellement, représentant 70% des circulations qui sortiraient de la responsabilité de l’état et, dans ce cadre, 100% des trains desservant actuellement Nogent, Romilly, Troyes... Un tel scénario ne pourrait que conduire à une dégradation du service actuel alors qu’il convient de l’améliorer  ! À qui fera-t-on croire que les Régions déjà asphyxiées financièrement, et à qui le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle baisse de leurs dotations (moins 3 milliards d’euros pour l’ensemble des collectivités), pourraient faire mieux que l’état qui dispose des leviers et des moyens d’assurer la solidarité nationale ? La politique nationale d’aménagement du territoire doit rester sous sa responsabilité et les engagements pris de conserver le statut national à la ligne 4 doivent être respectés. Usagers, cheminots, acteurs socioéconomiques, élus locaux... un tel projet ne doit pas passer. L’avenir de notre pays passe au contraire par un accès aux transports en commun durable pour tous les citoyens. L’avenir industriel passe aussi par une relance de l’investissement sur les matériels et les réseaux ferroviaires avec de nouveaux moyens affectés. Sensibiliser et mobiliser, tel était l’objectif de la réunion qui s’est tenue à Romilly, avec Pierre Mathieu et Joë Triché, le 21 février.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1222

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