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Une mise à mort planifiée

Dépôt de bilan Grantil à Châlons-en-Champagne

vendredi 8 février 2013 , 138 : visites , par LDA

Organisé pour faire plus de profits, le dépôt de bilan de Grantil à Châlons est l’illustration de la rapacité et du cynisme des financiers. Les salariés qui se battent pour leurs emplois attendent de l’État des actes

Un simple coup de téléphone le 25 janvier pour annoncer le dépôt de bilan de l’usine Grantil, implantée à Châlons (51), et le licenciement de 162 salariés. Grantil fabrique des papiers peints depuis 175 ans, elle est viable et son carnet de commandes est fourni.
Alors ? Alors derrière cette casse, banquiers et actionnaires se sont entendus comme larrons en foire sur le dos des salariés. C’est une société belge de capital- risque (GIMV), qui gère un portefeuille évalué à 845 milliards d’€, qui a pris cette décision. Auparavant, la banque belge Belfius, issue d’un premier renflouage de Dexia en 2008 par l’état français, entre autre, à hauteur de trois milliards d’euros, a pris soin de faire garantir ses créances.
En clair, avant la fermeture programmée de Grantil, les banquiers se sont acoquinés avec les propriétaires pour récupérer leur argent. Elle-même licencieuse, Belfius annonçait, fin 2012, un plan de 920 suppressions d’emplois. Grantil est un nouvel exemple de ces financiers et actionnaires qui veulent casser l’emploi pour faire plus de profits, sans perdre un kopeck dans leurs sales combines, et, cerise sur le gâteau, en faire porter le coût social par la collectivité. Dans ce dossier, contrairement aux financiers qui se sucrent à l’envi, les salariés n’ont pas été payés en janvier. Le bras de fer est engagé pour défendre le site, leurs emplois et le savoir-faire accumulé depuis près de deux siècles. « Nous demandons [...] à l’ensemble des élus ainsi qu’à l’état d’assumer leurs fonctions, de peser de tout leur poids, et de jouer pleinement leur rôle social et économique pour sauver Grantil et préserver ses emplois » ont-ils déclaré.
Le gouvernement dispose des moyens pour intervenir, en premier lieu par le biais d’une loi contre les licenciements boursiers, comme le demandent les élus du PCF et du Front de gauche. Avec 5 millions de chômeurs, des dizaines de milliers de licenciements annoncés, une telle loi relève de l’urgence et de la nécessité. Le gouvernement entend- il gouverner un pays vidé de sa substance : nos emplois ?

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1220

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