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Remettons les pendules à l’heure,

Construisons une gauche qui résiste !

jeudi 27 décembre 2012 , 352 : visites , par Rémi

2013 devra être le premier signal d’une résistance dans le peuple de gauche et écologiste face à l’accélération de la mutation du socialisme français vers le social-libéralisme. De vrais changements restent à l’ordre du jour.

2012 aura été l’année où il ne s’est rien passé. La énième fin du monde n’a pas eu lieu. Les poches de ceux qui l’ont commercialisée se sont remplies et celles de ceux qui y ont cru se sont vidées. étrange parallèle avec un autre non-évènement, le “changement, c’est maintenant”. Les hiéroglyphes socialistes sont ardus à décrypter mais les “experts” ont, dès leur arrivée au pouvoir, fait leur mea culpa et rectifié la bévue. Le changement, comme le fût du canon dans le sketch de Fernand Raynaud, sera pour dans... “un certain temps”. Là aussi des poches se remplissent, celles des financiers, et d’autres se vident, celles des salariés, retraités, chômeurs. Pourtant, comme quatre millions de français, j’y ai cru au changement. Bien sûr, il fallait virer l’égomaniaque Sarkozy et la droite qui depuis s’étripe à belles dents dans un spectacle de Grand Guignol. Le changement était l’urgence et même si le changement socialiste ne correspondait pas à l’idée que nous nous faisions d’un “vrai” changement, avec quatre millions d’autres, nous pensions, qu’un pas après l’autre, nous verrions bien en marchant. PAS

VOTÉ POUR CELA
Plutôt que de marcher avec les milliers de Français qui, de la Bastille au Prado de Marseille, leur montraient le chemin, le Président élu et son nouveau gouvernement ont fait du sur place. Ce qui, face aux pressions des “milieux d’affaires”, auxquelles ils ont cédé sans sourciller, équivaut à des reculs. La ratification du traité Sarko-Merkel, c’est le Waterloo de la gauche socialiste. La hausse de 0,3% du Smic, 2,5 centimes d’euros de l’heure !, représentera 156 millions pour tous les Smicards alors que 20 milliards d’aides publiques ont été lâchées au Medef qui a joué des claquettes sur l’air de la “compétitivité”. Il y a en France 5,2 millions de privés d’emploi, toutes catégories confondues, et une loi sur les licenciements boursiers ne serait pas à l’ordre du jour ? Qu’en pensent les “ex”-Sodimédical, les salariés victimes de l’holocauste social de la délocalisation ou ceux qui le seront demain ? Non, nous n’avons pas voté pour cela.

QUESTION DE VOLONTÉ
La “crise” n’est pas une explication suffisante et les chiffres sont têtus. Ils démontrent que l’argent pour une autre politique existe. Une politique de gauche qui redonne au travail sa primauté, une politique où l’état reprend les commandes pour répartir la richesse produite (2 000 milliards d’euros) là où elle est utile, socialement et économiquement, une politique de gauche qui ne renie aucune de ses valeurs et forgée dans les luttes sociales. Les outils et les moyens d’une telle politique existent. Encore fautil la volonté de les utiliser. Le monde est malade de la mondialisation, mais on ne guérit pas une infection en inoculant les microbes qui en sont à l’origine. C’est pourtant exactement ce qui se fait en France et ailleurs. L’heure du changement a bien sonné, les pendules socialistes ont pris du retard. En 2013, remettons-les à l’heure !


La ratification du pacte Sarkozy-Merkel, c’est le Waterloo de la gauche socialiste française.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1214

5 Messages

  • Construisons une gauche qui résiste ! 28 décembre 2012 16:03, par ANONYME

    Il n’y a aucune illusion à se faire sur le PS, car lorsqu’il a été au pouvoir il s’est toujours comporté comme un gérant loyal du capitalisme.

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  • Construisons une gauche qui résiste ! 28 décembre 2012 17:07, par ANONYME

    Peut-on construire quelque chose de valable et de durable sans idéologie et sans stratégie ?

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    • Construisons une gauche qui résiste ! 29 décembre 2012 11:22

      L’histoire nous rappelle aussi que les idéologies conduisent parfois au pire.

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      • Construisons une gauche qui résiste ! 29 décembre 2012 12:18, par Rémi

        Ce qui conduit "parfois" au pire, ce sont les détournements au nom d’idéologies.

        Lorsqu’ en 1924, dans une intervention lors d’un plénum du Komintern, Grigori Zinoviev utilise pour la 1ère fois de manière "officielle" les termes accolés de "marxisme-léninisme" qui, sous l’impulsion de Staline et de Boukharine (et avec leur interprétation) vont devenir le corpus idéologique et les textes "canoniques" des PC pour des décennies, la boîte de Pandore est ouverte avec les suites que l’on connaît.

        "Il n’y a pas de pire hérésie que de lire la Bible au pied de la lettre" a dit le philosophe et scientifique allemand Leibniz. Toutes proportions gardées, on pourrait appliquer cette phrase au marxisme, qui cristallise des idées et des pratiques communistes bien antérieures au XIXè siècle et en fait un outil de la transformation sociale. Par exemple, la dialectique et le matérialisme étaient exprimés sous diverses formes dès la haute antiquité par divers courants de la philosophie grecque.

        Ce qui "conduit au pire", ce sont les "intégrismes" de tous bords qui, au nom de principes pré-établis voire de préjugés font dire à des penseurs ce qu’ils n’ont jamais dit. C’est la perversité de telles exégèses "idéologiques" qui "conduit au pire".

        S’il est indispensable, pour la pratique politique, de connaître les grands courants de pensée, l’esprit critique et l’intelligence collective ont un immense pouvoir : celui de transformer le monde pour le rendre plus juste et plus humain. Aucune idéologie dans une telle ambition mais une nécessité historique objective.

        Le chemin sera long, mais nous ne lâcherons rien.

        Meilleurs voeux.

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      • Construisons une gauche qui résiste ! 29 décembre 2012 16:17, par ANONYME

        "L’histoire nous rappelle aussi que les idéologies conduisent parfois au pire". Le pire pour les dominés c’est de n’avoir aucune idéologie parce que les dominants en ont une qu’ils ne chantent pas sur les toits. Et si les dominés n’ont aucune idéologie ils sont condamnés à subir éternellement celle de leurs dominants.

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