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Les viennoiseries de l’OSA

samedi 22 décembre 2012 , 443 : visites , par Jean Lefevre

l’orchestre symphonique de l’aube a gardé son chef. Gilles millière n’a pas quitté troyes comme certains l’avaient pensé. malicette avait cru bon de comparer les salaires des artistes musiciens à ceux des pousseurs de balles et elle avait inventé cette fable du départ de Gilles pour londres. sans succès d’ailleurs : les musiciens continuent à nous enchanter pour pas cher et les footballeurs à nous décevoir à prix d’or. le concert de décembre fut particulièrement remarquable. le danube était le prétexte d’une croisière musicale, commencée par un mariage avec l’ouverture des noces de Figaro, opéra inspiré de beaumarchais pour lequel le tout nouveau franc-maçon mozart reçut tout juste 450 florins. musique impétueuse, pleine de verve et de légèreté.
C’était trop beau pour durer
la pièce n° 2, « Mélodies » de G. ligeti, un compositeur hongrois, assez facétieux de son vivant (il est mort en 2006) vint nous rappeler la difficulté de comprendre les confusions de nos sociétés. le compositeur mélange les airs, les rythmes, les accords qui brouillent un peu la compréhension d’auditeurs formatés par les chansons de sheila. Ce qui leur fait croire à une oeuvre souffrante. d’ailleurs n’est-ce pas là-bas, au fond, un énorme suppositoire qui est enfoncé en sourdine dans le tuba par un infirmier, son voisin ?
Je remarque à ce sujet qu’à l’écoute d’une oeuvre plus difficile à comprendre, il n’y a plus de cabales, de sifflets, de bagarres dans la salle comme du temps du romantisme naissant. on est devenu tolérants. ou inculte. mais ce second morceau n’était-il pas là pour nous faire oublier l’éternité de mozart ? le gamin de salzbourg poursuit avec sa symphonie Haffner. la 35. mozart vient d’épouser Constance. il met son bonheur en musique. malgré un 1er mouvement assez rude, tout le reste est sérénade, joie et folle sarabande. il faut jouer ce morceau « le plus vite possible » dit l’auteur. nos musiciens s’y emploient pour ne pas rater le dernier métro.
Après l’entracte, ça sentait Noël et le réveillon
On eut droit d’abord à Franz Von suppé. avec ce compositeur autrichien on pense à Cavalerie légère, mais dimanche, ce fut la belle Galathée. les opérettes de suppé et d’offenbach connurent un gros succès avant 1870, tant que l’alsace-lorraine resta française. après, ils furent chez nous, « persona non grata ». suivit le beau danube bleu, que ma grand-mère prenait pour le summum de l’art musical. C’est un bouquet (ein strauss en allemand) de mélodies que l’on doit danser en tenant sa cavalière à distance. C’est beaucoup plus tard que le beau monde se soulagera en s’encanaillant avec la salsa.
Enfin ce fut bartók nourri du peuple, puis liszt, seigneur et virtuose. dans la rapsodie n° 3, il lance des gerbes d’étincelles, des doubles-croches pieds et des paillardises. il peut, il n’est pas encore curé. la fin de l’oeuvre caracole. l’accélération tient du délire. rappelez-vous le bon Daudet. dom Balaguère (Gilles Millière) expédie les trois messes basses avant le réveillon. Garrigou (Jean-marc Mandelli) agite frénétiquement la méchante sonnette pour précipiter le mouvement. C’est le diable qui tient le fouet et la baguette. explosion finale. les applaudissements grésillent et crépitent après cette terrible chevauchée. Gilles Millière qu’il nous faut garder jalousement ici, en Champagne, remercie en nous lançant des bis. ah ! que j’aime l’osa qui ose mélanger ligeti et liszt, arrosé de danube bleu.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1213

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