“Les révolutions ne s’exportent pas, elles surgissent des conditions d’exploitation que les gouvernements [...] exercent contre les peuples.” Che Guevara

Dossier
  • Les faux-nez du grand patronat
    15 novembre 2012

    Le “coût” du travail n’est qu’un maquillage destiné à camoufler ce qui plombe effectivement les entreprises : les coûts financiers et les dividendes versés aux actionnaires. Jamais la richesse produite par le travail n’a à ce point été détournée pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, de l’emploi, de l’investissement, (...)

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Le dessin

15 novembre 2012
L'Humeur
  • L’armistice, c’est quand ?
  • 15 novembre 2012,
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1 Clic une Claque
  • SERGE DASSAULT, L’HOMOPHOBE TRANQUILLE...
  • jeudi 15 novembre 2012
  • Le mariage pour tous, dont le projet de loi sera discuté debut 2013 au Parlement, marque une étape importante pour l’égalité et l’émancipation de (...)

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LE DOSSIER DU MOIS : “COÛT” DU TRAVAIL, LE GRAND MENSONGE

Les faux-nez du grand patronat

Coût du travail, productivité, flexibilité...

jeudi 15 novembre 2012 , 1990 : visites , par LDA

Le “coût” du travail n’est qu’un maquillage destiné à camoufler ce qui plombe effectivement les entreprises  : les coûts financiers et les dividendes versés aux actionnaires.

Jamais la richesse produite par le travail n’a à ce point été détournée pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, de l’emploi, de l’investissement, de la formation ou de la recherche. De délocalisations en restructurations, notre pays a perdu en dix ans 750 000 emplois industriels ; l’Aube figurant avec un chômage inédit dans son histoire que la droite, par passivité ou pire par complicité, a laissé grimper sans piper mot sauf pour s’en prendre aux salariés en lutte, où elle s’est tristement illustrée avec Sodimédical ou le Joint Français pour ne citer qu’eux. Les « pigeons » envolés du colombier du Medef pour aller roucouler aux oreilles du gouvernement sont 98. Et nous, nous sommes 98% à vivre en France de notre travail quand 2% pillent les richesses qui en sont le fruit. Le massacre industriel qu’ils orchestrent a repris de plus belle : 100 000 emplois directs, 300 000 indirects, sont menacés.

LE BOULET, C’EST LA FINANCE
Plutôt que d’endiguer par des lois, comme celle pour interdire tout licenciement aux entreprises qui distribuent des dividendes aux actionnaires, le gouvernement préfère faire un nouveau cadeau de 20 milliards d’€ aux patrons, faisant siennes les thèses sur le poids du coût du travail qui entraverait la “compétitivité” de nos entreprises. Depuis des mois et des semaines, nous avons droit à un seul discours : il faudrait rétablir les marges des entreprises pour qu’elles puissent être compétitives, et donc réduire le boulet du coût du travail. Effectivement, les entreprises ont un boulet à tirer : la finance vers laquelle elles se sont tournées pour atteindre à très court terme les taux élevés de rentabilité exigés par les bailleurs de fonds ; actionnaires, banques, fonds de pensions, etc. Les chiffres que nous publions dans notre dossier sont éloquents.

MACHINE INFERNALE
Comment ne pas s’indigner, dans le contexte de crise actuel, au vu des cadeaux généreusement consentis par les gouvernements de droite successifs et des bénéfices réalisés, que 98 patrons du CAC40 exigent de nouvelles baisses de charges sociales alors que les salariés sont pressés comme des citrons, quand ils ne sont pas jetés à la porte ? Depuis l’élection de F. Hollande, aucune mesure coercitive n’a été votée pour s’opposer aux stratégies patronales. Et les rodomontades de M. Montebourg resteront inefficaces face aux plans sociaux tant que l’implacable logique patronale ne sera pas mise en échec. Plutôt que stopper la machine infernale, le gouvernement en astique les cuivres et lubrifie ses bielles. Les élus du Front de gauche portent des projets de lois qui, pour le monde du travail, mériteraient, de la part d’un gouvernement socialiste, une oreille plus attentive que le contenu du rapport Gallois. Dans cet esprit, nous oeuvrons dans les luttes sociales et politiques pour un changement de cap gouvernemental.


aucune mesure coercitive n’a été votée pour s’opposer aux stratégies patronales.


...et pourtant, il baisse !

Ceux qui prétendent que le travail est une “charge” pour l’entreprise mentent. Leur objectif : écraser le salariat afin de faire plus de profits pour irriguer les circuits spéculatifs responsables de la crise.
Au XVIIè siècle, on affirmait que le soleil tournait autour de la terre. Galilée démontra le contraire et eut à ses basques les tenants de la pensée unique de l’époque, armés de la redoutable Inquisition face à laquelle il opposa son : “et pourtant, elle tourne” (la terre). L’Inquisition a disparu, mais nous avons les médias et leurs cohortes d’experts tarifés chargés d’expliquer que le coût du travail serait responsable de tous les maux. Or, ce coût n’a jamais été aussi bas. En revanche, les prélèvements parasitaires sur la richesse produite n’ont jamais été aussi élevés.


Focaliser sur le coût du travail permet d’échapper au grand angle qui ferait apparaître les racines du mal : les sangsues de la finance.



P.-S.

La dépêche de l’Aube N1208

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