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Hollande satisfait... le medef aussi !

477 oui : l’Assemblée Nationale ratifie l’austérité

jeudi 11 octobre 2012 , 173 : visites , par Rémi

Ratification mardi du nouveau traité européen par une majorité de députés PS, UMP et centristes. La lutte contre l’austérité continue néanmoins à se construire dans la durée et à l’échelle du continent européen.

Il est de tradition qu’octobre soit le mois des ultimes foires avant l’hiver. Notre gouvernement n’y a pas dérogé avec la ratification du pacte “Merkozy”, solderie de la souveraineté nationale et des attentes populaires, grande liquidation de bien des promesses de changements. Comme le camelot bonimente en cassant des assiettes de pacotille, le 1erministre brise les promesses par piles entières.

LA POULE AUX OEUFS D’OR
Dernière immolation sur l’autel de la “compétitivité”, le renoncement à taxer davantage les profits réalisés lors de cessions d’actifs (ventes d’entreprises, etc.), qui devaient être fiscalisés à 45% (au lieu de 19%), plus 15,5% de cotisations sociales. On apprenait peu avant qu’on envisageait à l’élysée un cadeau de 40 milliards aux entreprises en nouveaux abaissements de cotisations, financés, entre autre, par une hausse de la CSG et des relèvements de TVA “ciblés”. 8 à 10 milliards d’euros par an de privations supplémentaires pour les salariés et les ménages qui épongeront donc le “choc de compétitivité”, épouvantail du patronat. La règle d’or, sanctifiée par la ratification du pacte budgétaire dans un élan de “Salut Public” unissant sarkozystes et socialistes, est la poule aux oeufs d’or des banquiers et actionnaires. Encouragé par les capitulations en rase campagne du nouveau gouvernement, le Medef ne cache plus sa volonté d’obtenir un recul sans précédent du droit social et d’abaisser encore le coût du travail. Ces abandons successifs qui caractérisent la politique du nouveau gouvernement s’expliquent tous par la soumission aux dogmes de la rigueur budgétaire et fiscale dont le traité est la pierre angulaire.

LIGNE DE RUPTURE
Antidémocratique et ineptie économique, la pieuvre étend ses tentacules. Les coups de rabot dans le projet de loi de finances 2013 en illustrent les méfaits. Baisse du nombre de fonctionnaires, des dotations d’état aux collectivités, des dépenses sociales, hausse des taxes indirectes ne sont qu’un avant-goût d’une austérité à venir plus sévère. Où donc est le changement entre la politique de N. Sarkozy et celle de F. Hollande ? La ligne de rupture se situe entre ceux qui veulent à tout prix sauver les créanciers, sauver l’économie virtuelle, et ceux qui veulent sauver l’économie réelle, les emplois, les salaires, la solidarité sociale. Emboîtant le pas aux gouvernements Zapatero, Papandréou, Schröder, le Président a pris le parti de sauver la finance et de répondre aux appétits des marchés financiers. Une telle politique nous mène à l’impasse économique et fournit l’engrais d’un désastre moral qui germe en Europe, propre à faire ressurgir les pires idéologies. Contre l’Europe des égoïsmes, de la concurrence par le bas, imposée par l’Allemagne et par les marchés financiers, nous voulons porter d’autres perspectives pour, en France, ouvrir la voie du changement à gauche.


La règle d’or est la poule aux oeufs d’or des banquiers et des actionnaires.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1203

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