“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

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  • Le traité ne doit pas être ratifié (TSCG)
    20 septembre 2012

    Sommet après sommet, traité après traité, les peuples sont enfermés dans une camisole de force pour les soumettre de manière définitive aux seules exigences des marchés financiers. C’est l’objectif du traité instituant un « Mécanisme européen de stabilité » (MES) adopté par le Parlement le 21 février dernier alors que Sarkozy était encore Président. C’est (...)

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Le traité ne doit pas être ratifié (TSCG)

Exigeons un référendum !

jeudi 20 septembre 2012 , 399 : visites , par LDA

Sommet après sommet, traité après traité, les peuples sont enfermés dans une camisole de force pour les soumettre de manière définitive aux seules exigences des marchés financiers.

C’est l’objectif du traité instituant un « Mécanisme européen de stabilité » (MES) adopté par le Parlement le 21 février dernier alors que Sarkozy était encore Président. C’est encore le cas, avec un nouveau tour de vis, du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG) que le nouveau gouvernement veut faire ratifier en octobre par le Parlement. L’échec des plans d’austérité aurait dû amener les dirigeants et les institutions européennes à s’interroger sur le bien-fondé de ces politiques. Il n’en est rien.

Pour sortir de la crise et mettre en oeuvre de vrais changements Le traité ne doit pas être ratifié

Avec le nouveau traité européen, la politique budgétaire des états ne sera plus décidée par les gouvernements mais sera soumise aux diktats de la Commission européenne.

Lorsque que le Premier ministre dit, début septembre, que « la ratification [du] traité, c’est l’intérêt même de la France », il est contredit par l’histoire. Affirmer que nous serions plus forts en ratifiant le traité pour demander - après ! - une réorientation européenne est démenti tous les jours depuis la ratification en 1992 du traité de Maastricht. Affirmer aussi qu’on pourrait obtenir que la Banque centrale européenne (BCE) finance directement les états, alors que le traité ratifié en stipule l’interdiction, c’est de la tromperie.

FUITE EN AVANT
Le pacte Sarkozy-Merkel est sorti intact de la pseudo renégociation de mai dernier, relèguant l’engagement n°11 du candidat Hollande sur l’étagère poussièreuse et encombrée des promesses oubliées. Les quelques mesures pour la croissance ne font l’objet d’aucun chiffrage et n’ont aucun aspect obligatoire ; modeste déclaration d’intention, voile pudique pour masquer la nature réelle et les aspects coercitifs du traité et la perte de souveraineté qui en sont l’essence même. Comme tous les traités européens, une seule visée, que « les marchés financiers réagissent bien ». Alors, en période de crise, provoquée est-il utile de le rappeler, par lesdits marchés, c’est la fuite en avant. Au lieu d’étouffer l’incendie, on lui offre de l’oxygène en asphyxiant les peuples. Les services publics, l’emploi, l’investissement des collectivités, etc. seront sacrifiés sur l’autel de la rigueur avec, à la clé, des sanctions pour les « mauvais élèves ».

RESPONSABILITÉS

En janvier dernier, François Hollande voulait combattre le monde de la finance qu’il désignait comme une menace pour la démocratie. Au lieu de cela, il a signé ce traité. Ce n’est pas pour cela que nous avons lutté et chassé la droite. Aujourd’hui, alors que l’activité s’affaiblit dans toute l’Europe, que les licenciements se multiplient, il y a urgence à sortir de la spirale infernale, urgence d’ouvrir à gauche une autre issue politique pour sortir de la crise ; urgence à se confronter à la finance, à faire entendre la voix des peuples d’Europe et donner la priorité aux besoins sociaux et sociétaux. Une majorité de la population demande à s’exprimer sur un sujet aussi important. Au sein du Front de Gauche, les communistes se battent depuis plusieurs mois pour qu’un référendum soit organisé et pour ouvrir le débat sur une autre construction de l’Europe. le Président a encore les moyens de sortir de l’ornière où ce traité enfoncerait davantage notre pays. Il doit permettre au peuple de décider. Faisons grandir l’exigence de notre refus de remettre tous les pouvoirs entre les mains des financiers et des banquiers. Le président de la République, le gouvernement et les parlementaires doivent être mis devant leur responsabilité  : comment prétendre faire une politique de gauche avec un traité de droite ? La France ne doit pas le ratifier !


Le traité prétend résoudre la quadrature d’un cercle vicieux. rien de plus faux !

La fête de l’Humanité a été une étape importante dans la mobilisation pour obtenir un référendum sur le traité budgétaire.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1200

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