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Echoués sur les récifs de l’austérité

Vacances estivales

jeudi 9 août 2012 , 165 : visites , par LDA

Alors que de plus en plus de français n’ont plus les moyens d’aller en vacances, que ceux qui partent vont moins loin et moins longtemps, les temps ne sont-ils pas venus, là aussi, de faire voir un vrai changement ?

Selon l’Observatoire des inégalités, environ 40% des ouvriers, en moyenne, partent chaque année en congés d’été contre 70% des cadres supérieurs. Ces derniers déclarent à 40% prendre aussi des vacances d’hiver - au moins une année sur deux - contre 9% des ouvriers seulement. Depuis la fin des années 90, les écarts entre les niveaux de vie se sont accentués. Une “tendance” bien plus marquée pour les foyers modestes dont le taux de départ a diminué de 14% en dix ans contre 4% pour les plus aisés. 19% des français bénéficient d’aides diverses aux vacances. La raison financière, ce ne sera pas là un scoop, est la principale raison invoquée (52%) : “plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de partir en vacances. [...] De fait, un budget vacances pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’€ : impossible pour la majorité des bas salaires”, constate l’Observatoire. Encore s’agit-il ici de statistiques générales à moduler en fonction des distorsions entre territoires. Dans notre département, avec un fort taux de chômage et son niveau de salaires inférieur de 16% à la moyenne nationale, la barre des 50% de ceux qui ne partent pas est largement franchie.
VACANCES DE CRISE ?
Ou crise des vacances ? Selon le Credoc, centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 49% des personnes interrogées s’attendaient en 2010 à une détérioration de leurs conditions de vie dans les cinq années suivantes en raison de la crise. Les hausses de prix ont modifié les comportements. On part moins loin, moins longtemps et on économise sur l’hébergement et la restauration. La nouvelle ministre du tourisme, Sylvia Pinel, expliquait, le 11 juillet, rester « très vigilante sur [...] l’émergence d’une fracture touristique entre ceux qui ont les moyens de partir et ceux qui ne les ont pas ». La vigilance de la ministre va-t-elle être accompagnée de mesures favorisant les 34% d’enfants d’ouvriers qui sont privés de vacances ? à voir, car sa principale préoccupation semble uniquement tournée vers les professionnels du tourisme dont elle a annoncé vouloir soutenir la filière “dans un contexte de concurrence mondiale aiguë”. Intention évidemment saluée par le président des agents de voyages, Georges Colson.
LA VRAIE FRACTURE
Cette pseudo fracture “touristique” n’est-elle pas plutôt le symptôme d’une autre cassure qui érige des cloisons de plus en plus étanches entre couches sociales ; des murs d’argent ? Un des actes marquants du Front populaire fut l’instauration, le 20 juillet 1936, des congés payés. En pleine crise aussi à cette époque. Devraitt- on tirer gloriole cocardière, comme le faisait récemment un quotidien du soir, de ce que la “clientèle” étrangère soutient notre industrie touristique, alors que des millions de français n’ont plus les moyens de s’offrir des vacances ?


la première cause de la privation de vacances d’été (52%) est la cause du manque d’argent.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1194

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