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AVIGNON : FEU AUX PLANCHES À LA CASERNE DES POMPIERS

Dans la nuit la plus claire jamais rêvée

jeudi 2 août 2012 , 490 : visites , par Jean Lefevre

Ce spectacle conçu par Patricia Diallo [1] sur des textes du poète Philippe Jacottet, n’est pas à classer dans le théâtre épique sauf à considérer que la performance des deux musiciens ou l’ audace du metteur en scène soient des preuves de leur héroïsme.
La voix veloutée de Lionel Parlier susurre les mots de Jacottet qui sont « une manière de parler du monde qui n’explique pas le monde car se serait le figer, l’anéantir ». mais cette voix du poète au langage familier renferme un sens mystérieux, une quête de vérité intérieure. l’image poétique, ce grossier moyen de séduire, en est exclue pour qu’elle ne subvertisse pas le rendu de l’émotion. les rimes et les mots (« refus de se payer de mots » !) sont trompeurs puisqu’ils sont gros de sens divers trompeurs. Jacottet qui est aussi traducteur sait le poids de chaque mot.
Il est possible alors que l’auditeur reste sur sa faim à l’écoute de ces textes à minima qui refusent l’éclairage cru tout en exigeant la lumière. c’est une poésie de la retenue. « Le plus grand scrupule est de rigueur. » cette retenue est aussi nostalgie que lionel parlier nous communique, son chant mêlé à celui des deux musiciens.
Jacottet qui aurait aimé être musicien veut plier la langue à devenir un chant, un chant dépouillé d’artifices, un chant à minima, un chant litote.
Est-ce pour cela que Patricia Diallo et Ben Jeger réussissent cette entente, cette synergie si difficile à exécuter quand il s’agit de plaquer des notes sur un texte ? l’univers de patricia Diallo est étrange et sort de capteurs et de claviers surchargés de sons inouïs. celui de Ben Jeger ajoute à l’accordéon des bribes de chants avortés, des quintes et des
septièmes qui se suivent, sans soucis des règles classiques,
une volée de notes par-ci, par-là, comme poivre sur un ragoût,
sans parler des verres qu’il caresse jusqu’à l’extase.

Je pense qu’il y a là une parfaite création collective et que
chaque voix construit une liturgie enveloppante pour peu
qu’on s’y laisse emporter.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1193

Notes

[1Elle a conçu ce spectacle avec la Cie Sound Track dans une mise en scène d’Yves Lenoir. La scénographie est de Thierry Vareille.

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