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Petite enfance La "galère" pour trouver une place en crèche à Troyes

vendredi 6 octobre 2006 , 2657 : visites , par LDA

Anna ZAJAC, Conseillère municipale à Troyes est intervenue au Conseil municipal sur la question de la petite enfance évoquant les problèmes rencontrés par les familles tant pour trouver une place en crèche que sur les conditions d’accueil.

L’offre de la ville pour l’accueil des petits ne correspond pas toujours aux besoins des familles ? La ville de Troyes propose 550 places théoriques d’accueil pour les enfants âgés de quelques mois à 3 ans, dont 430 en structures collectives et 120 en structures familiales. Ces places sont réparties dans onze centres et au domicile d’une quarantaine d’assistantes maternelles, employées par la ville.

Pourtant, au delà de ces chiffres, les conditions et la qualité d’accueil ne sont pas toujours satisfaisantes, et de nombreuses familles troyennes (il y en aurait près de 200) ne trouvent pas de réponse à leurs demandes. Qui sont ces nouveaux parents, quels sont leurs besoins ? Plus de 800 naissances sont enregistrées par an dans les familles troyennes. A Troyes, comme ailleurs, souvent, malgré un taux de chômage important, les deux parents travaillent cherchant à équilibrer vie familiale et professionnelle ; il y a aussi de plus en plus de familles monoparentales. Tous ces parents sont confrontés à des problèmes d’organisation liés à l’aménagement du temps de travail (35 heures, les horaires décalés, le travail du week-end, le temps partiel, les contrats précaires ....Autant de questions auxquelles l’offre de Troyes ne permet pas de répondre.

Les structures collectives sont toutes définies comme "maison de la petite enfance", mais sous ce vocable se cachent bien des différences. Comment comparer en effet une structure récente, moderne, équipée comme l’est, par exemple, le Centre de la Petite Enfance aux Chartreux avec les anciennes haltes garderies du centre ville conçues pour un accueil occasionnel ? Selon les lieux d’accueil les enfants ont la chance d’avoir un jardin, des espaces de jeux, de repas, de repos et d’autres pas. Cette inégalité est choquante tant pour les parents que pour les enfants qui ne bénéficient pas de la même qualité d’accueil malgré le professionnalisme, la conscience professionnelle, un travail de qualité et toute la bonne volonté des personnels qui refusent que la crèche municipale ne se transforme en simple garderie. Politique en faveur de la petite enfance La ville a signé avec la CAF de l’Aube un contrat enfance. Il s’agit d’un partenariat, un contrat d’objectifs et de cofinancement qui préconise un développement quantitatif et qualitatif de l’offre d’accueil, des équipements et services, une qualité des modes d’accueil, une couverture de la diversité des besoins de la population et cohérence et équité au niveau de la charge financière pesant sur les familles. Ces objectifs, selon de nombreux témoignages de parents ne sont pas atteints.

Prestation de service unique, attention danger ! Sous prétexte de simplification des modes de financements et de réponse aux besoins réels d’accueil, la prestation de service unique (convention d’objectifs et de gestion signée entre la CNAF et l’Etat) bouleverse le fonctionnement des crèches pour "améliorer leur taux d’occupation". L’intention d’optimiser des capacités d’accueil et des équipements par des amplitudes d’ouverture mieux adaptées, une meilleure prise en compte des besoins atypiques peut se concevoir, mais dans cette logique de service à la personne, l’enfant ne semble plus être au cœur des préoccupations. En effet dans ce système à la carte, il y a risque de dérive au détriment des besoins fondamentaux du petit enfant : respect des rythmes, besoin de repères, de régularité...Le projet éducatif l’éveil du bambin ne sont pas notés parmi les objectifs de cette convention qui constitue encore un désengagement public.

Pour un service public de la petite enfance Les services publics ont vocation à s’adapter aux nouveaux besoins sociaux. Si nous voulons lutter contre les inégalités et favoriser la justice sociale, l’accueil de la petite enfance mérite d’être fondamentalement développé. La création d’un véritable service public de la petite enfance permettrait d’offrir à tous les petits un mode de garde adapté et de répondre à l’enjeu contemporain de l’articulation des temps professionnels et familiaux. Chaque parent doit avoir la possibilité de mener de front, de façon satisfaisante et sereine, son rapport parental et sa vie active

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N889

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