““Il faut porter haut nos valeurs de générosité, d’ouverture et de partage ; accueillir l’autre d’où qu’il vienne. Bref, faire honneur à l’idéal social de la France...” Arsène Tchakarian

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Sodimédical

“considérés par l’assureur comme de vulgaires marchandises”

jeudi 9 février 2012 , 219 : visites , par LDA

Les Mutuelles de France ont réassuré les salariés dont la complémentaire santé avait été arrêtée. Interview de D. Douine qui milite pour un système de santé et d’assurances hors du champ des profits.

LDA : Les salariés de Sodimédical, déjà privés de salaires, se sont retrouvés sans mutuelle, comment est-ce possible ?

D. Douine : c’est le résultat de l’application de la loi Fillon de 2003 qui a permis de mettre en place des contrats de « complémentaire santé » obligatoires dans les entreprises moyennant une participation de l’employeur. Ce qui peut sembler au départ comme un progrès social pour les salariés s’avère un véritable piège. En effet, à l’heure où la Sécurité sociale ne rembourse plus que 55% des soins courants, une couverture complémentaire est devenue indispensable. La rendre obligatoire pour tous les salariés avec une participation de l’entreprise permet dans un premier temps d’en baisser le coût pour le salarié et permet à l’employeur de négocier cet avantage à la place d’une augmentation de salaire.

LDA : Donc c’est acceptable ?

D.D. : c’est un piège, car le contrat ne protège que les salariés en activité et dès qu’il y a licenciements ou départs à la retraite, le contrat ne se poursuit plus aux mêmes conditions, voire plus du tout, au moment où cette complémentaire santé est le plus nécessaire ! C’est moins grave quand le choix s’oriente vers un organisme sans but lucratif dans lequel les salariés bénéficiaires élisent leurs représentants comme c’est le cas dans les mutuelles. Or, dans le cas de Sodimédical, l’employeur a imposé aux salariés une assurance à but lucratif gérée par un courtier, La Vigie, qui applique avec sa logique meurtrière ses pratiques d’assureur sur des contrats santé : « pas de paiement, plus d’assurance ! ». Qu’importe s’il s’agit de l’assurance d’un bien matériel ou de l’assurance complémentaire des salariés, ces hommes et ces femmes sont considérés par l’assureur comme de vulgaires marchandises  ! C’est intolérable !

LDA  : votre mutuelle a immédiatement réagi ?

D.D. : d’une part parce qu’il y avait urgence. Une simple rencontre, quelques échanges ont immédiatement abouti à une solution pour que les salariés, déjà privés de salaires depuis plusieurs mois, puissent se soigner eux et leur famille. Notre mutuelle se charge, par une action en justice, de récupérer le montant des cotisations dont une partie a été prélevée par l’employeur sur des salaires non réglés !

LDA : qu’en concluez-vous ?

D.D. : il est urgent que les assurés et les salariés se réapproprient la gestion de leur protection sociale. Créée par les salariés et leurs représentants, notre mutuelle est plus que jamais déterminée à défendre une Sécurité sociale de haut niveau garante de l’accès aux soins pour tous. Elle défend la solidarité entre les bien-portants et les malades, les plus âgés et les plus jeunes, les actifs et les sans emplois ! L’humain, sa santé, voilà notre souci premier !

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1168

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