J’aime encore mieux être moi-même dans toute ma misère que d’être aucun de ces gens-là dans toute leur prospérité.” J J ROUSSEAU

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Familles expulsées de Cachan Appel de M.-George Buffet

vendredi 22 septembre 2006 , 1829 : visites

Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants survivent dans un gymnase depuis bientôt un mois.

Ces familles n’ont plus droit à aucune intimité. Les conditions sanitaires qui leur sont imposées sont inacceptables. Leur vie n’est plus aujourd’hui dictée que par l’angoisse et la terreur. Tout ceci est encore exacerbé par les arrestations quotidiennes, par les violences et les provocations, mais aussi par les expulsions. Je n’ose imaginer la profondeur du traumatisme ainsi infligé à tous ces enfants.

Tout ceci est simplement barbare. Et tout ceci se passe en France, à moins de dix kilomètres de Paris, à Cachan. Il est de notre responsabilité d’exiger, au plus vite, l’arrêt de ces arrestations et de ces violences. Les manoeuvres de harcèlement, que j’ai pu constater sur place, ne relèvent plus de l’autorité de l’Etat, mais d’une prise en otage de ces gens à des fins politiciennes. Les élus, qu’il s’agisse du président du Conseil général du Val de-Marne Christian Favier ou des maires de Cachan et de Limeil-Brévannes, ont pourtant trouvé une solution tran-sitoire, à travers le relogement de ces familles dans des locaux désaffectés du ministère de la défense à Limeil-Brévannes

Cette solution s’impose pour des raisons humanitaires et sanitaires. Elle permettrait au moins d’en finir avec les humiliations et les souffrances subies par ces familles depuis bientôt un mois. Sa concrétisation est aujourd’hui bloquée par l’attitude entêtée du gouvernement. Au même titre que tous les mal-logés, celles et ceux qui résident au sein de squats ou de studios minuscules, de chambres d’hôtels ou d’appartements bien trop petits pour des familles nombreuses, ces familles devront pouvoir rapidement bénéficier d’un logement durable. Il ne s’agit pas de les faire passer "devant les anonymes" qui attendent un logement social depuis des années. Il s’agit juste d’assurer à chacune et à chacun un véritable droit au logement.

Devant l’urgence de la situation, j’en appelle donc à tous les hommes et les femmes de coeur de ce pays ; j’en appelle à toutes celles et tous ceux qui, blessés par ces atteintes à la dignité humaine, veulent aider ces familles à vivre dans des conditions normales. Je vous invite à intervenir personnellement auprès des plus hautes autorités de l’Etat afin que soit immédiatement solutionné le cas de ces familles ; je vous invite à vous mobiliser pour le droit au logement, pour la construction urgente de logements sociaux notamment dans les communes qui font aujourd’hui le choix de l’apartheid social

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N887

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