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orchestre symphonique de l’Aube

jeudi 24 novembre 2011 , 703 : visites , par Jean Lefevre

Beau concert de l’OSA. Je n’en disconviens pas. Pourtant, dès le début, surprise, Millière s’amène avec un demi orchestre. ça y est, je me dis, Adnot commence à rembourser la dette.

Et puis non, c’était pour faire de la place au basson dont l’instrument est assez volumineux et surtout le son un peu poussiéreux. Il ne faut pas trop de trompette ni de trombone derrière. ça lui fait de l’ombre et ça l’étouffe. Malgré son air bravache, le basson a le timbre modeste et doux. Malgré la longueur de son attribut, il a le souffle court. Il n’est pas non plus un modèle d’élégance. On l’a classé dans les bois. à peine si on le distingue des bûches d’un fagotta, comme l’appellent les Italiens ! On l’a compris, pour choisir le basson comme instrument, faut être humble. Faut briller autrement. Faut s’appeler Gilbert Audin. C’est comme ça que notre soliste, basson solo à l’Opéra de Paris, a recraché le concerto de Mozart avec chaleur et virtuosité et qu’il nous en a mis plein l’ouïe.

Du Mozart frisé aux petits fers. De courtes cadences épatantes et souriantes et de l’élégance absolue. On aurait pu en rester là, mais Gilbert Audin qui ne rencontrait pour son instrument qu’un succès d’estime, voulut démontrer que le basson n’était pas qu’une pièce ordinaire de l’orchestre. Qu’est-ce qu’on connaît du basson ?

Le grandpère, dans Pierre et le loup, c’est tout. Audin qui fréquente les compositeurs à la mode s’est juré que le basson savait aussi jouer Pierre, le petit garçon brave et facétieux de Prokofiev. Aussitôt dit, aussitôt fait, il apostrophe dans la rue Philippe Hersant, compositeur du XXIème siècle et lui commande 4 petites pièces légères et court vêtues. Ces « miniatures  » ou texticules musicales, firent le régal des Troyens- Troyennes (gens souvent ensemble). Pour les remercier de cette première mondiale, ils élevèrent la couple Audin-Hersant sur le pavois glorieux, dans un tonnerre d’applaudissement. Gilles Millière en prenait lui aussi pour son grade de chef d’orchestre.

On vante partout maintenant son art de dégotter des artistes de qualité grâce à sa baguette de sourcier. Le basson entrait du même coup dans l’ordre des instruments normaux, comme le violon, ou la harpe. Non, pas la harpe. Il y a antinomie entre la lourdeur de l’instrument et la légèreté de la harpiste et de son art.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1157

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