“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

Dossier
  • Emploi : ce que devra faire la gauche
    16 novembre 2011

    Chômage au dessus de la moyenne nationale, bas salaires, délocalisations... Qu’attendent d’un gouvernement de gauche les Aubois, pour qui l’emploi est la première priorité ? Emploi, lutte contre le chômage, la précarité au travail... autant de mots qui ne figuraient pas la semaine dernière dans le discours de F. Fillon. Et pour cause. Alors qu’on (...)

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Le dessin

16 novembre 2011
L'Humeur
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  • 16 novembre 2011,
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1 Clic une Claque
  • LE COMPOSITEUR MIKIS THEODORAKIS EN APPELLE AU PEUPLE
  • mercredi 16 novembre 2011
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Emploi : ce que devra faire la gauche

En 2012... si on délocalisait la droite ?

mercredi 16 novembre 2011 , 211 : visites , par Rémi

Chômage au dessus de la moyenne nationale, bas salaires, délocalisations... Qu’attendent d’un gouvernement de gauche les Aubois, pour qui l’emploi est la première priorité ?

Emploi, lutte contre le chômage, la précarité au travail... autant de mots qui ne figuraient pas la semaine dernière dans le discours de F. Fillon. Et pour cause. Alors qu’on s’attend à une nouvelle hausse du chômage, dans l’Aube comme en France, la situation catastrophique actuelle est le résultat des politiques de droite au service des financiers. Mais pour relancer une vraie politique industrielle avec l’emploi comme moteur, la richesse créée par le travail doit servir à autre chose qu’à payer les dividendes des actionnaires et les intérêts des banques.

Reprendre le pouvoir sur la finance : une urgence sociale
Garder nos emplois, en créer, c’est possible

Le chômage de masse dans l’Aube est le résultat de dizaines d’années de casse des emplois au nom du profit, avec la bénédiction de tous les élus de la droite départementale.

L’euphémisme est savoureux, « zone en réelle mutation économique  » : ainsi qualifie-t-on, dans une encyclopédie sur internet, la situation de notre département au niveau de l’emploi. Réelle « catastrophe » économique serait plus juste. Dans les années 1970, le secteur phare du textile employait 25 000 salariés dans 300 entreprises ; aujourd’hui, on n’en compte plus qu’environ 3 500 dans une trentaine d’entreprises. Les délocalisations sont passées par là et ce qui est vrai pour le textile l’est aussi pour d’autres industries du département.

De tous temps, les élus de la droite ont été les courroies de transmission du patronat.

AGENTS DU PATRONAT

à en croire la droite et ses têtes de gondoles départementales, Baroin, Adnot, Menuel, on n’y pourrait rien. « C’est la mondialisation » disent-ils, se gardant bien par ailleurs d’y ajouter le mot qui qualifie cette mondialisation : capitaliste. La mondialisation pour faire du profit en cassant l’emploi, les industries et en désertifiant des territoires à l’image de l’Aube. Ne rien faire pour défendre les salariés, mais tout faire pour accompagner les délocalisations : voilà la politique de la droite. Chacun a encore en mémoire, les pressions exercées sur les salariés de Sodimédical par cette droite départementale pour qu’ils acceptent la fermeture de leur entreprise. Et que dire de M. Menuel qui raccroche son téléphone au nez du délégué du Joint Français. De tous temps, les élus de la droite ont été les courroies de transmission du patronat et des financiers.

PARTAGE ET COOPÉRATION

Non, les délocalisations ne sont pas une fatalité. Oui, on peut briser la plaque d’airain où sont gravées les lois de la rentabilité. Une autre mondialisation est possible. Pas celle de l’accaparement égoïste par quelquesuns de la richesse produite par les travailleurs, mais une mondialisation de partage et de coopération, une mondialisation où la richesse créée par le travail est justement répartie et utilisée pour répondre aux besoins des hommes et des femmes. « Ce n’est pas l’immigré qui mange votre pain, c’est le financier » a dit Jean-Luc Mélenchon à la dernière fête de l’Huma. C’est le financier qui décide de mettre sur le pavé des dizaines, des centaines ou des milliers de travailleurs pour gagner encore plus d’argent. Au Front de Gauche, nous pensons que cette logique peut être stoppée. Nous avançons des propositions qui peuvent s’enrichir dans le cadre du débat citoyen que nous initions. Il n’y a pas d’autre alternative, pour défendre nos emplois, que de reprendre le pouvoir sur la finance. Ce sera un enjeu majeur des élections de 2012.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1156

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