“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

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    22 octobre 2011

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Le dessin

22 octobre 2011
L'Humeur
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  • samedi 22 octobre 2011
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Projet socialiste pour 2012

Analyse pour engager le débat à gauche

samedi 22 octobre 2011 , 261 : visites , par LDA

Face à la droite de l’austérité, des régressions sociales et sociétales, s’exprime la montée en puissance d’une alternative d’avenir. Elle ne se construira que par un réel débat à gauche.

Aujourd’hui, l’enjeu dépasse largement la contestation d’un pouvoir et d’un système dont on mesure l’extrême nocivité pour notre peuple. Il s’agit maintenant de construire, par la confrontation des idées, et de porter ensemble un vrai projet d’avenir ; un projet de rupture avec la logique néo-libérale si destructrice. Avons-nous le choix d’ailleurs ? Jamais dans l’histoire, le capitalisme, servi par une droite prête à toutes les bassesses, n’a conduit si près du bord de l’abîme. Les espoirs portés par les grandes mobilisations actuelles peuvent se concrétiser. C’est possible !

Une analyse critique pour avancer à gauche

Rafistoler ou rompre ? Telle est la question

“On ne peut pas faire autrement”  : c’est le refrain de l’impuissance politique face aux marchés. Le projet du PS pour 2012 en est l’illustration. Au Front de Gauche, nous disons “nous, on peut !”

La fumée blanche est sortie des urnes, le conclave médiatique est terminé : les socialistes ont un candidat. Ils ont aussi un projet où pullulent les formulations à l’ambiguïté calculée et les contradictions.

COUPS DE LIME ET DE RABOT

Premier constat, le projet 2012 est en retrait par rapport à celui de 2007. Il propose un simple “rattrapage du SMIC que la droite à déconne cté de la hausse des prix”, alors qu’en 2007 il voulait le porter “à au moins 1 500 euros bruts le plus tôt possible dans la législature”. Il préconise de moduler les exonérations de cotisations pour éviter le recours aux contrats précaires. En 2007 était affirmée “la primauté du CDI sur toute autre forme de contrat de travail”. Concernant le secteur essentiel de l’énergie, aucune remise en cause des privatisations, alors qu’en 2007 on promettait de “réintroduire le contrôle public à 100% d’EDF”.

Aucune remise en cause du cadre libéral de l’union européenne n’est prévue.

Ces t roi s exemples, il y en a bien d’autres, montrent l’orientation de plus en plus libérale d’un PS qui ne remet même plus en cause la logque du marché et les dogmes nocifs qui la soustendent. Il en va de même au niveau institutionnel. Les socialistes gardent le corset d’une République. Et cela malgré l’attente très forte d’une refonte institutionnelle.

L’ENNEMI DU POSSIBLE

“L’urgence est de changer de système” affirme le projet du PS. Bien. Mais il ne prévoit aucune remise en cause du cadre actuel de l’union européenne, ce qui ôte toute crédibilité à ses propositions contraires au traité de Lisbonne. Impossibles, en effet avec ce traité, les “emprunts européens pour financer les investissements du futur” ; impossible “l’augmentation des droits de douane au niveau européen” sur certains produits ; impossible encore la “construction [...] dans le cadre d’une coopération renforcée [...] d’une communauté européenne des énergies”, conditionnée entre autre à l’accord de la Commission européenne, à l’unanimité à 27 pays au Conseil et à la participation d’au moins neuf états. Dans ce projet, rien de fort ne symbolise une ambition nouvelle. C’est l’acceptation de l’actuel système concurrentiel dominé par la finance ; la capitulation, avec quelques modestes conditions, face à la logique libérale, y compris en politique extérieure, puisqu’il est proposé d’étudier les conséquences de l’entrée de la France dans l’OTAN. Le projet du PS 2012 propose un changement raisonnable. Pour qui ? Les peuples ou les marchés  ? Mais bien souvent, le raisonnable est l’ennemi du possible.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1152

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