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Ambroise croizat

dimanche 25 septembre 2011 , 528 : visites , par Jean Lefevre

Ils viennent enfin de le mettre dans le dictionnaire Larousse.
- Qu’avait-il donc fait ?
- La Sécu, ma vieille, les allocs, la retraite et les comités d’entreprise !
- Rien que ça ! Ils auraient pu le mettre plus tôt dans le dico, ton Ambroise Croizat. Il vient de mourir peut-être ?
- Pas du tout, il est mort en 1951. Un million de personnes suivirent son cercueil et le président Herriot prononça un éloge appuyé.
- On ne peut pas mettre tout le monde dans le dictionnaire, quand même !
- Sans doute, mais quand il y a de la place pour Johnny Hallyday ou Rika Zaraï, on pourrait en trouver une pour Croisat [1] non ? Marcel Paul, qui créa et nationalisa EDF-GDF, n’y est pas encore. Ni Rol-Tanguy qui mit von Choltitz à genoux. Il est vrai qu’avec Croizat, ils étaient communistes et cégétistes.

Qu’on le croie ou non, c’est un sacré frein pour entrer dans un dictionnaire. Interrogé par le journal Fakir sur ceux qui ont en mains la presse et l’édition et manipulent l’histoire, Alain Rey, rédacteur du dictionnaire Robert, s’interrogeait sincèrement : « De façon inconsciente, le Robert construit-il une mémoire bourgeoise ? » Sa réponse n’était nullement négative. Cette mémoire populaire, ouvrière est à construire chaque jour. C’est le rôle des élus et des associations. Jean Ferrat qui vient de mourir, Louis Aragon dont on fêtera le 30è anniversaire de la mort l’an prochain, Marguerite Buffard-Flavien, doivent être mis à l’honneur dans les rues, les places et les dictionnaires. C’est un devoir de mémoire, comme on dit. De plus, comme le gouvernement actuel est en train de détricoter tous les acquis sociaux de la Libération, l’oeuvre immense de ces pionniers, le devoir de mémoire doit se doubler d’un devoir de vigilance, ce qui signifie combat dans ce cas-là.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1148

Notes

[1ambroise croizat, homme politique français (1901-1951). Membre du PCF dès 1920, il est élu en 1936 député de la Seine, où il sera constamment réélu après la Libération. Secrétaire général de la Fédération des métaux à partir de 1936, A. Croizat est ministre du Travail de 1945 à 1947 et met en place les grandes réformes sociales de la Libération (sécurité sociale, allocations familiales, retraites, comités d’entreprises).

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