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“DETTE”, LES VRAIES CAUSES... DES SOLUTIONS EXISTENT

dimanche 25 septembre 2011 , 4777 : visites , par LDA

Faire peur pour faire accepter.. les vraies causes de la dette

C’est à la fin des années 1970, avec le recours systématique aux marchés financiers que la dette a commencé à s’envoler. La crise actuelle est le résultat de choix politiques.

Baroin vient récemment d’expliquer qu’on ne donne pas de l’argent aux Grecs « pour le plaisir d’être solidaires » mais « pour sauver l’euro ». C’est clair, c’est leur logique cynique : solidarité entre les peuples, non ; solidarité entre capitalistes, oui. Mais la crise actuelle n’arrive pas par hasard. C’est la loi Pompidou-Giscard de 1973 qui, en mobilisant la force de l’état pour promouvoir les marchés financiers et soutenir les opérations financières des banques, enclenche en France la machine infernale.

Le “business” de la dette a été sciemment organisé Ce sont les gouvernants qui sont responsables

Traité après traité, loi après loi, faisant fi du vote majoritaire des français contre le projet constitutionnel européen en 2005, l’UMP et le PS nous ont imposé une construction européenne basée sur la loi du marché. Ils veulent continuer !

Les mêmes prétendent aujourd’hui vouloir “maîtriser la crise”, “refonder le capitalisme”, “sanctionner les patrons voyous”, voire même “brider les pratiques spéculatives”... Quel gâchis ! Et pourtant ils continuent et, pour mieux faire oublier leur soumission totale aux marchés financiers, ils nous parlent d’une “gouvernance économique européenne”. Pour mieux masquer leur responsabilité et tuer l’espoir d’une alternative qui existe -, ils culpabilisent chaque jour davantage les peuples, mentent comme des arracheurs de dents et veulent imposer une “règle d’or” qui n’est rien d’autre que l’institutionnalisation de leurs tripatouillages pour sauver leur système : le capitalisme dont la crise actuelle est la plus profonde jamais connue.

STRATÉGIE DU CHOC

Depuis ces dernières semaines, journaux, reportages, commentaires et interventions des politiciens de droite font entendre le même son de cloche alarmiste et catastrophiste, le même bourrage de crânes. Mais derrière ces discours de loups qui ont encore entre les dents les plumes de la poule qu’ils viennent de dévorer, derrière cela une seule volonté, un seul objectif : faire peur pour imposer l’austérité à l’ensemble des peuples européens avec, à la clé, la baisse de la rémunération du travail afin d’accroître la rentabilité (le moteur du capital) et donc les dividendes. Une parfaite illustration de ce que la canadienne Naomi Klein nomme “la stratégie du choc”. En agitant l’épouvantail de la crise de la dette, après des années de régressions sociales mises en oeuvre par les gouvernement libéraux et socio-libéraux, ils entendent passer à la vitesse supérieure.

CHOIX POLITIQUES

Mais cette crise, cette dette abyssale, c’est le le résultat de choix politiques mis en oeuvre depuis trente ans pour accroître sans cesse la part des richesses produites par les salariés et accaparée par une minorité. Et ils veulent aujourd’hui briser toute résistance pour imposer leur pacte euro plus qui durcit le pacte de stabilité et oblige les états à soumettre leurs budgets à l’inquisition de la Commission européenne, politique à laquelle se sont soumis les socialistes en Grèce et en Espagne. D’autres choix sont possibles. Mais d’abord nous voulons la vérité avec un audit public sur la dette, car les sommes prêtées sur les marchés financiers sont en grande partie un détournement de nos impôts. L’enjeu aujourd’hui, pour chacun d’entre nous, c’est de ne pas se laisser dicter des politiques dont nous ne voulons pas. Les candidats du Front de Gauche aux élections présidentielle et législatives ne seront pas candidats pour devenir de meilleurs gestionnaires de la crise. Ils seront candidats pour sortir de cette crise en refusant de capituler devant les marchés financiers afin d’ouvrir l’espoir d’un nouveau progrès social partagé.

Arrêtons de diaboliser la dette !

Tout dépend de l’utilisation que l’on fait de l’argent emprunté. S’il est utilisé pour accroître les richesses réelles, par exemple pour la santé, l’éducation, la recherche, le logement social, la sécurisation de l’emploi, de la formation et des salaires, l’environnement, les équipements publics... cela fait de la croissance durable et saine. Cette dernière va alors entraîner une augmentation des recettes publiques (impôts et cotisations sociales), ce qui permettra de rembourser l’argent emprunté. Par contre, si l’argent emprunté sert à spéculer sur les marchés boursiers et immobiliers, à délocaliser, à détruire des emplois, à déqualifier et à tirer les salaires vers le bas, cela freine la croissance, raréfie les recettes, ce qui creuse les déficits et les dettes.

UN AUDIT CITOYEN SUR LA DETTE PUBLIQUE

Avec l’obligation faite aux états de se refinancer auprès des marchés financiers, ceux-ci se gavent littéralement de la dette. 1 200 milliards d’euros d’intérêts de la dette, en total actualisé, ont été versés par la France depuis 1974. Cette année, cela va représenter 50 milliards d’euros. Un audit public est indispensable pour déterminer la part illégitime de la dette, qui provient par exemple du sauvetage des banques et des fonds spéculatifs et de décider le non-remboursement, comme l’ont décidé par deux référendums très majoritaires les Islandais, de cette part illégitime.

Il faut en finir avec la dictature des agences de notation privées pour le compte des marchés financiers et la spéculation. Cela nécessite une profonde transformation du système monétaire international dans le cadre d’une nouvelle conférence mondiale qui serait au moins de la portée de celle de Bretton Woods de 1944.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1148

4 Messages

  • Bonjour je suis d’accord avec votre analyse

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    • Le problème est que le principale parti de gauche, le PS fait du remboursement de la dette sont cheval de bataille se mettant lui aussi au ordre des marchés financiers et des agences de notations

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      • - Ce système a été fait par les plus riches pour les plus riches. Le problème n’est pas le rembourdement de la dette. Il faut voir plus loin. Le problème c’est que ce système est au bout du rouleau et qu’il n’y aura pas de solution pour les petits dans ce système. Ce système tend à prolétariser tous ceux qui vivent de leur travail, y compris les classes moyennes qui se croyaient à l’abri.(1)
        - La seule solution pour les dominés, c’est un changement de civilisation. Donc à la base un problème philosophique. D’accord pour gérer le présent mais en gardant le changement de civilisation comme point de mire.
        - (1) On doit toujours s’allier à plus petit que soi contre le plus grand que soi. Si tu t’allies à plus fort que toi pour écraser les plus petits que toi, sache que ton tour viendra et alors il n’y aura plus de plus petits que toi pour pendre ta défense.
        - Exemple : les pharmaciens réalisent aujourdh’hui qu’ils sont menacés par les grandes surfaces. C’est dans la logique du système. D’après moi leur combat est perdu d’avance.
        - Le grand capital veut bien des pharmaciens et des médecins mais comme salariés et non comme des professionnels indépendants.
        - Il est temps que les classe moyennes s’allient aux salariés pour promouvoir une autre société.

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        • “DETTE”, LES VRAIES CAUSES... DES SOLUTIONS EXISTENT 26 octobre 2014 22:06, par JOINVILLE un athée matérialiste et humaniste

          - Ce système tend à concentrer les richesse, les moyens de production, d’échange et de services entres des mains de moins en moins nombrteus et de plus en plus riches. Tout ce qui rapporte doit y passer. Dans mon message précédent j’ai cité les pharmaciens.
          - J’ai oublié les laboratoires d’analyses médicales. Elles aussi commencent à sinquiéter mais c’est un peu tard.
          - Cela me rapelle la citation du pasteur allemand Martin Niemöller :

          - "Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai pas protesté, je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté, je n’étais pas catholique. Puis quand ils sont venus me chercher, il ne restait personne pour protester.

          Citation qui pourrait être transposée de la manière suivante :

          Quand les sidérurgistes d’Arcelor Mital ont été licenciés je n’ai rien dit je n’étais pas sidérurguste....etc...etc. Je vous laisse écrire la suite, elle est longue et ce n’est pas fini.

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