“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

Accueil > Archives > Aube > Troyes > Droit au logement > LES CHARTREUX MALHEUREUX

LES CHARTREUX MALHEUREUX

jeudi 17 août 2006 , 2364 : visites , par LDA

8980 habitants (15 % de la population troyenne), 1998 logements, bailleurs sociaux : Troyes habitat et Mon Logis. Le quartier constitue la limite sud du territoire commune à St Julien les Villas, à l’Est de Rosières. Il est classé en zone urbaine sensible et zone de redynamisation urbaine. Le projet de rénovation du quartier des Chartreux vise, par des démolitions et par la réorganisation des voies de circulation à ouvrir le quartier sur son environnement immédiat à la ville. Cette rénovation doit permettre de réinscrire ce quartier au sein des agglomérations, restructurations sur quartiers et une requalification des différents espaces qui le composent public, pôles culturels et commerciaux. Les dés en sont jetés, les frères jumeaux que sont : les Sénardes et le Point du Jour accueilleront le même espoir mais à quel prix ? D’ici 2011, ces trois quartiers vont faire l’objet d’un renouvellement qui mobilise une enveloppe globale de 140 millions d’euros.

L’Etat au travers de l’agence nationale pour le renouvellement urbain (ANRU) abonde ce programme à hauteur de 40 millions d’euros. Par ailleurs, les collectivités locales et les bailleurs apportent le solde sans oublier qu’une répercussion significative pourrait se faire ressentir sur les loyers des habitants. En outre, la plupart des locataires ne veulent pas s’éloigner de leur lieu de travail, tout comme ceux qui résident là depuis des décennies (souvent des personnes âgées.) L’ANRU : un programme national à la solde des bailleurs sociaux. Le programme de rénovation urbaine veut nous faire miroiter une offre nouvelle de 250 000 logements locatifs sociaux, la réhabilitation de 400 000 logements locatifs sociaux, la démolition de 250 000 logements et une offre d’équipements publiques et d’aménagement urbain... ainsi est née l’ANRU. A quel prix ?

Participation, concertation, expression des locataires auraient été un réel programme face à l’appât de gain qu’estiment les principaux acteurs de cette mascarade qui n’est autre qu’une vaste opération de résidentialisation. Une seule initiative en accord avec les habitants, la création d’un collectif de défense populaire. Aujourd’hui l’heure est venue d’une réelle prise de conscience pour ces quartiers. En effet l’utilisation d’une importante somme d’argent servant à détruire serait plus bénéfique pour les habitants en étant affecté à l’entretien régulier, et la modernisation des bâtiments ainsi que des infrastructures annexes. Les acteurs d’hier deviennent les exilés d’aujourd’hui.

William MANKA

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N882

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|