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  • ADMR : des solutions existent !
    27 mai 2011

    L’ADMR, l’association d’aide à domicile en milieu rural, s’apprête à supprimer 17 de ses 33 associations et licencier 264 salariés dans l’Aube ! En 2005, le plan Borloo de « développement des services à la personne » prévoyait pourtant la création de plusieurs milliers d’emplois dans un secteur où, il est vrai, le potentiel d’activité est énorme en vertu du (...)

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COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DU PCF

ADMR : des solutions existent !

vendredi 27 mai 2011 , 579 : visites

L’ADMR, l’association d’aide à domicile en milieu rural, s’apprête à supprimer 17 de ses 33 associations et licencier 264 salariés dans l’Aube !

En 2005, le plan Borloo de « développement des services à la personne  » prévoyait pourtant la création de plusieurs milliers d’emplois dans un secteur où, il est vrai, le potentiel d’activité est énorme en vertu du vieillissement de la population. Il est donc légitime que les aubois se demandent pourquoi une telle situation à été possible. Les quatre mille foyers bénéficiaires des services de l’ADMR, dont une majeure partie sont des personnes âgées ou handicapées en perte d’autonomie plus ou moins prononcée, et bien entendu les salariés concernés par le plan de licenciements se sentent abandonnés à juste raison par la direction de l’association et par le conseil général.

IL Y A DANS LES DÉCLARATIONS PUBLIQUES DE CES DERNIERS JOURS, QUELQUE CHOSE D’INSUPPORTABLE.

C’est la volonté commune du conseil général par la voix de son vice-président et des dirigeants de l’ADMR de faire porter le chapeau de cette situation aux salariés. Ainsi, à en croire ces personnes autorisées, une des causes majeures des difficultés de l’ADMR serait le fait d’une convention collective trop généreuse qui permettrait d’indemniser les déplacements des salariés en frais kilométriques et en temps de travail. Doit-on rappeler que ces salariés, en grande majorité de femmes, sont recrutés souvent à temps partiel et ne perçoivent qu’en moyenne une rémunération de 700 € par mois ? Certes, pas de quoi émouvoir les notables du conseil général qui toujours par la voix de son vice-président, se proposent de traiter le problème en tranchant dans le lard des « aides ménagères » Et d’encourager le dégraissage par cette formule classique chez les liquidateurs d’emplois : « l’ADMR pourra ensuite repartir sur de bonnes bases ». Entendez par là avec des conditions de travail dégradées pour les salariés et les indemnités kilométriques en moins.

DEUX FAUTIFS À CET ÉTAT DE FAIT :

1°) le gouvernement qui refuse de compenser financièrement, comme promis au conseil général le nombre accru de bénéficiaire de l’APA (aide personnalisée d’autonomie) La dotation de l’état ne représente plus qu’un tiers de la dépense contre 50% au début.

2°) Le conseil général lui-même, qui doit aussi considérer l’aide aux personnes âgées comme de l’assistanat, et qui refuse de voter une augmentation du tarif horaire attribué à l’ADMR, ce qui de fait précipite cette association dans le gouffre. Pourtant, des solutions existent. Il faut déjà se convaincre que les associations à but non lucratif comme l’ADMR sont utiles et qu’elles ne sont pas le problème mais une partie de la solution.

Ne perdons pas de vue que le gouvernement entend ouvrir « le marché » de la perte d’autonomie aux sociétés d’assurances. On comprend mieux pourquoi le conseil général, d’inspiration très sarkozyste, ne se précipite pas pour voter une augmentation du tarif horaire qui, comme le demandent les syndicats, permettrait à l’ADMR d’équilibrer ses comptes. Enfin, la situation que rencontre aujourd’hui l’ADMR plaide pour le financement public de la perte d’autonomie, une proposition que portent le Parti communiste et ses élus-es.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1131

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