“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

Accueil > Archives > Champagne Ardenne > Toute la région > Enseignement –Recherche –Education > Des assises régionales pour l’emploi et la formation

Des assises régionales pour l’emploi et la formation

jeudi 3 août 2006 , 1958 : visites , par Joë Triché

JP Cornevin secrétaire de la fédération de l’Aube du PCF interpellant le ministre de la cohésion sociale.

Seulement 10% des contrats nouvelle embauche, soit environ 44000, corresponent à de vraies créations d’emplois. L’enquête menée par le ministère de l’emploi (DARES) montre que 70% des embauches en CNE auraient de toute façon été signées sans ce dispositif, à parts égales entre CDD et CDI. Enfin, 30% des CNE sont rompus au bout de six mois. Des pourcentages qui traduisent bien la précarité des salariés.

Ainsi le CNE, comme nous l’avons dénoncé, se substitue à des contrats de travail plus stables, c’est une remise en cause concrète du contrat de travail à durée indéterminée. Le combat pour le faire abroger doit donc se poursuivre et surtout s’amplifier.

La flexibilité et la précarité ne font pas reculer le chômage

Alors que la part des contrats précaires n’a cessé de croître depuis 2000, le chômage n’a jamais réellement diminué. Les CDD de moins d’un mois qui concernaient 35% des intentions d’embauches en 2000, près de 8 recrutements sur 10 ont été effectués en contrat déterminé. Le premier ministre, mis en échec sur le CPE par la mobilisation des jeunes et de tous les salariés, continue dans la même voie. Cette fois, c’est avec un contrat à durée déterminée pour les salariés de plus de 57 ans par le biais du contrat senior. Face à un problème d’emploi structurel, la même mauvaise recette est appliquée : précariser et flexibiliser le travail pour les jeunes comme pour les plus âgés, alors qu’il faudrait renforcer le CDI et favoriser l’emploi stable pour lutter efficacement contre le chômage.

C’est possible

Pour cela, deux mesures phares doivent être mises en oeuvre : rendre obligatoire par la loi une négociation dans les entreprises d’un plan de gestion provisionnelle de départ à la retraite et l’instauration de la sécurité emploi formation. D’ici 2015, ce sont 600 000 emplois qui se libèrent chaque année du fait des départs à la retraite. Il existe ainsi une opportunité historique de recruter des centaines de milliers de personnes dans le secteur privé et public. Ceci permettrait de réduire significativement le chômage, particulièrement chez les jeunes. Dans chaque entreprise, un plan de gestion de ces départs doit être négocié avec les salariés et leurs organisations syndicales afin d’envisager les conditions de leur remplacement.

L’autre mesure consiste à sécuriser les parcours professionnels et à faire que les salariés ne connaissent plus jamais licenciement et chômage. A cette fin, le PCF formule une proposition originale avec la sécurité emploi formation. Avec ce système d’une ampleur aussi importante que la création de la sécurité sociale par un ministre communiste A. Crozat en 1945, le salarié occupera soit un emploi stable correctement rémunéré soit il poursuivra une formation rémunérée pour accéder ou retourner à un meilleur emploi avec une promotion sociale accompagnant le développement de ses capacités. Pour faire grandir cette idée afin de la rendre incontournable, le PCF a décidé d’organiser dans chaque région de France des assises( [1]) pour l’emploi dès la rentrée de septembre où salariés, syndicalistes, élus, associations de chômeurs seront invités à en débattre. L’objectif de cette initiative nationale de grande ampleur est d’élaborer avec les citoyens un projet de loi pour l’emploi et la formation.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N880

Notes

[1Pour la Champagne-Ardenne, elles devraient se dérouler courant novembre. Ces assises régionales pour l’emploi et la formation seront précédées dans les localités d’initiatives multiples de proximité.

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|