“La Commission économique des Nations Unies [...] découvrit que les pays qui suivaient les programmes recommandés par le FMI avaient des taux de croissance inférieurs à ceux des pays qui se reposaient sur le secteur public pour répondre aux besoins fondamentaux de leur population.” Noam Chomsky

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Sécu, hôpitaux, mutualité... La santé malade du profit...Chacun selon ses moyens pour tous en fonction des besoins..ôtons la santé des griffes des rapaces

dimanche 17 avril 2011 , 316 : visites

Acquis des luttes populaires, notre système de santé est livré aux lois du “marché”. La maladie est donc devenue source de profits, l’argent un critère d’accès aux soins.

Sang contaminé, Tamiflu à l’efficacité contestée, Médiator “terminator”... La santé publique est atteinte de la lèpre de la rentabilité. On veut euthanasier la Sécu. Les patients sont charcutés au porte-monnaie pour en extraire la plus petite piécette. La maladie devient un luxe quand elle n’est pas matière à culpabilisation, un stigmate honteux, comme l’a fait une assurance privée dans une scandaleuse campagne de publicité.

Chacun selon ses moyens pour tous en fonction des besoins

Immense conquête sociale, la Sécu a été dès le début en butte aux attaques du patronat. En 1949, le PCF alertait déjà l’opinion sur les intentions annoncées de remises en cause.

Le 15 mars 1944, Ambroise Croizat, ministre communiste du travail, signe les lois et les ordonnances fondatrices de la sécurité sociale. La sécurité sociale couvre les risques de la maladie, de l’invalidité, de la vieillesse, les accidents et les maladies du travail.

Dès le début, le patronat et la droite resteront fidèles à leurs veilles idées. Il faut remettre en cause, cette extraordinaire invention pour revenir à une protection médiocre et financée par les seuls salariés. Depuis 1967, de mesures en mesures, de déremboursements en déremboursements, les répercussions sur le niveau de la couverture sociale et sur le droit à l’accès aux soins notamment en diminuant l’efficacité de l’hôpital public sont réelles. Il faut ajouter que l’assurance-maladie et l’assurance retraite constituent un marché énorme évalué à environ 3 000 milliards d’euros par an dans le monde. Cet te mane n’échappe pas à l’appétit vorace des financiers. D’autant qu’à l’heure de la crise financière, elle constituerait un stock de capitaux stables.

La course effrénée à la rentabilité financière et à la marchandisation des besoins sociaux, dont ceux de la santé a donc conduit à la catastrophe économique et sociale. La crise du système capitaliste appelle à inventer une autre société plaçant l’humain au coeur des choix. A cet égard, les fondements de la sécurité sociale  : chacun en fonction de ses moyens pour tous en fonction de ses besoins, restent des bases modernes pour relancer un système public et solidaire de santé.

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Repères

..PARLONS CHIFFRES...les malades saignés..

« Nul n’est sensé ignorer la loi ». En France, les Tables de la Loi, c’est le Journal Officiel... que chacun ne consulte pas quotidiennement, à tort d’ailleurs. Sur la santé, c’est une avalanche de lois qui sont discrètement passées depuis janvier au J.O. Elles n’ont pas fait de bruit mais cognent dur.

- Augmentation de 33% de la participation des assurés sur les actes médicaux compris entre 91 € et 120 €.
- Nouvelle restriction de la prise en charge des transports. n Prise en charge limitée à 200 bandelettes par an pour les diabétiques de type 2, soit un reste à charge de l’ordre de 506 € par an (Cf. Dépêche du 8 avril 2011).
- Et tout récemment passée au J.O. du 6 avril, la baisse de remboursement de 1 200 médicaments qui ne seront pris en charge par la sécurité sociale qu’à 30% au lieu de 35%. Tout cela, parmi d’autres mesures nocives, comme celle prise elle aussi par le gouvernement en toute discrétion et sous la pression de certains syndicats médicaux, qui a retiré l’encadrement des dépassements de tarifs qui devait figurer dans la loi HPST (Hôpital Santé Patient et Territoire) du 21 juillet 2009.

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NOS PROPOSITIONS

Pour un système de santé solidaire

En matière de santé, si des réformes efficaces de progrès social sont incontournables, les dépenses doivent être accrues et réorientées et une refonte du financement est absolument nécessaire. Dans cet esprit, le Parti communiste préconise :

- de soumettre à cotisation les revenus financiers des entreprises qui représentent plusieurs centaines de milliards d’euros, auxquels il faut ajouter les revenus financiers des institutions financières (banques et compagnies d’assurances). Si les revenus financiers des entreprises étaient soumis au même taux de cotisation que les salaires, cela apporterait près de 13 milliards d’euros en ressources nouvelles.

- De mettre en débat une réforme de l’assiette des cotisations patronales avec pour objectif de relever la part des salaires dans les richesses produites donc de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Cela implique une rupture avec l’ensemble des politiques menées depuis 1983 qui ont baissé de 10 points de la part des salaires dans la valeur ajoutée, accroissant d’autant celle des profits.

Pour rompre avec cette logique qui fait reposer le financement de la protection sociale sur les entreprises de main d’oeuvre, le PCF propose une modulation des taux de cotisations patronales dans l’objectif d’accroître la masse et le taux des cotisations patronales.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1125

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L'hospitalisation publique n'échappe pas à la logique de rentabilité (...) Une autre politique de santé est possible. Une politique solidaire et (...)

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