“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

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Hausse massive du chômage en France .

L’emploi sacrifié pour les profits

jeudi 10 février 2011 , 320 : visites

Les chiffres du ministère de l’Emploi sont tombés fin janvier. L’année 2010 s’est terminée avec 210 000 chômeurs en plus. L’Aube, avec près de 10%, est au-dessus de la moyenne nationale.

PAR L. DÉHAT

On se souvient encore du fameux “travailler plus pour gagner plus” du candidat Sarkozy. Cela semblait si évident ! “Evidence première, erreur première” avait pourtant bien averti le philosophe baralbin Gaston Bachelard. En fait pour l’UMP, la courroie de transmission du MEDEF, il s’agissait de faire travailler plus les salariés pour que les actionnaires et les patrons gagnent plus . Et ces derniers peuvent gagner encore plus en supprimant des emplois. Ils ne s’en privent donc pas !

LES VIEILLES RECETTES DE LA DROITE

A chaque crise du capitalisme ressurgit le chômage de masse. Ce n’est donc pas un hasard. Il s’agit, en effet, de sauver le système. La droite utilise donc, à quelques nuances près, les bonnes vieilles recettes : aides financières massives...

et publiques pour relancer la machine spéculative, pressions sur les salaires et suppressions d’emplois, “dégraissage du mammouth” pour reprendre l’expression du socialiste scientifique C. Allègre
- le mammouth étant les services publics -, remise en cause des acquis sociaux (retraites) et de la solidarité nationale (la Sécu par exemple). Et je n’oublie pas la baisse du pouvoir d’achat consécutive aux diverses hausses de prix.

CHÔMEURS = FAINÉANTS ?

Cette affirmation est le leitmotiv de la droite. Il s’agit de trouver un bouc émissaire. A en croire, les chiffres du “non-emploi”, il y a 4 millions de fainéants en France, officiellement, avec des mentions particulières pour les jeunes et les seniors. Ainsi, ma voisine, âgée de 26 ans, qui n’a connu que les petits boulots et vient de perdre son dernier travail précaire dans l’éducation Nationale parce que le gouvernement a supprimé les crédits des contrats dit “aidés” serait une fainéante de la plus belle eau.

Mais de qui se moque-t-on ? Qui licencie, qui casse les emplois ? Les actionnaires qui délocalisent, Sarkozy qui supprime des milliers de postes d’enseignants, dans la gendarmerie, etc. et incite les services publics, semi-privatisés, à agir de même. A qui profite cette précarisation extrême du travail ? Au patronat qui peut bénéficier d’une main d’oeuvre à très bas coût et dont il peut se débarraser comme d’une vieille chaussette sale.

LES VRAIS PARASITES

Les privés d’emplois ne sont pas des “parasites” qui grèveraient les budgets publics. Les parasites sont ailleurs : dans les conseils d’administration des fonds de pensions, des banques et autres organismes financiers qui décident des politiques économiques nationales et dictent leurs lois aux états. On en voit aujourd’hui les résultats catastrophiques dans certains pays européens. De l’argent, il y en a bel et bien, et à gogo. Il doit être utilisé pour soutenir l’emploi.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1116

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