Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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LE 4 SEPTEMBRE, CONTRE LE RACISME D’ÉTAT, LE 7 SEPTEMBRE, POUR LA DÉFENSE DE NOTRE RETRAITE

jeudi 2 septembre 2010 , 680 : visites , par LDA

L’indigne chasse aux Roms planifiée au plus haut niveau de l’Etat qui fait suite aux scandaleux discours de Sarkozy à Grenoble ou une fois de plus le président de la République a fait l’amalgame entre criminalité et présence d’étrangers, ainsi que ses déclarations contraire à l’article 1er de notre constitution de déchoir certains français de leur nationalité ont levé pour des millions de nos concitoyens les dernières ambiguïtés sur la nature de ce pouvoir.

L’image de la France dans le monde est gravement atteinte.

Disons le nettement, la France ne se reconnaît plus dans ce pouvoir indigne de notre devise nationale « Liberté, égalité, fraternité  » et le monde, lui, n’y reconnaît plus la France.

Mais il faut s’expliquer : pourquoi en sommes-nous là ?

En vérité, au printemps dernier, en quelques semaines, la situation a tourné au vinaigre pour le gouvernement et le président, qui se sont retrouvés acculés sous la poussée de la contestation et du rassemblement populaire contre la réforme des retraites. Le gouvernement croyait décourager la contestation, il a dû déchanter, elle n’a cessé de croître devant son acharnement. Au lendemain de la puissante journée du 24 juin, l’exaspération populaire est encore montée d’un cran devant le spectacle lamentable de l’intime complicité des dirigeants de l’UMP avec les sphères les plus influentes de la finance. Ceux là même qui nous demandent de sacrifier notre droit à la retraite se révélaient au grand jour n’être que des commis zélés des plus grands intérêts capitalistes.

C’est bien cette intimité qui est à l’origine de la dérive estivale du chef de l’Etat.

Car si dans le pays la réforme des retraites ne passe pas, le Medef, les marchés financiers, les gros actionnaires, les agences de notation, eux, sont mobilisés pour que le petit monarque qu’ils ont installé à l’Elysée ne cède pas. La logique démocratique, le respect de la volonté populaire auraient dû conduire à retirer ce projet, à remettre totalement sur le métier une réforme rejetée par tous les syndicats et le pays.

Mais entre la démocratie et les intérêts capitalistes, Sarkozy et les siens ont choisi cet été pour tenter de parvenir à leurs fin la pire des fuites en avant : celle de la tension, de la division, du racisme. C’est stratégie de pousse-aucrime loin de combattre la délinquance, elle en instrumentalise les conséquences. Elle vise à exploiter les émotions que génèrent la souffrance sociale, la paupérisation des salariés, la précarité, les inquiétudes pour l’avenir et l’insécurité. Et elle bat le rappel, pour ses basses oeuvres, des troupes les plus autoritaires et xénophobes de la droite. Tout cela n’a rien à voir avec une guerre aux trafiquants et aux voyous soit disant décrétée par le gouvernement.

D’ailleurs, c’est lui qui dénature jour après jour les missions de la police au détriment des libertés publiques, qui en réduit les effectifs de proximité, notamment dans les villes populaires. C’est lui qui met les maires en difficulté en asséchant chaque jour un peu plus les moyens des collectivités locales et ceux des services publics de l’Etat. C’est lui qui absout de fait la grande délinquance, celle qui prospère dans les grands trafics d’armes, de prostitution, de drogues, à l’ombre du secret des coffresforts bancaires, des paradis fiscaux, et des réseaux de blanchiment.

Non, en vérité, la seule sécurité dont se soit sérieusement occupé ce pouvoir depuis trois ans, c’est celle des dividendes, des marchés financiers, de la libre circulation des capitaux, celle des fortunes bien à l’abri du bouclier fiscal. La seule guerre que mène ce pouvoir, c’est une guerre sociale contre l’ensemble du monde du travail.

Une guerre qui consiste désormais dans toute l’Europe à faire payer aux peuples la crise du système capitaliste mondialisé.

C’est ce que les dirigeants européens, Sarkozy en tête ont décidé les 9 et 10 mai dernier à Bruxelles : super austérité pour les peuples ; soutien relancé aux marchés financiers. Ils n’ont tiré aucune leçon de la crise. Ils nous dirigent tout droit vers de nouvelles rechutes dramatiques, plus graves encore.

Depuis des semaines, Sarkozy n’a plus un mot pour l’emploi.

Et pourtant, 256 000 emplois ont été détruits en France en 2009, du jamais vu depuis 1945  ! Et pendant ce temps les prédateurs continuent de dépecer la bête. Les profits du CAC 40 repartent de plus belle. Sans parler des patrons qui se goinfrent sans vergogne. Pour les communistes, la rentrée, c’est plus que jamais sur tous les fronts !

Le 4 septembre, contre le racisme d’Etat, pour l’égalité des droits et les libertés. Le 7 septembre, évidemment pour la défense de notre retraite. Les manoeuvres nauséabondes de l’été n’ont fait que renforcer la détermination contre ce projet régressif et injuste

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1093

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