“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

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LE PRESIDENT EST SUR LA DEFENSIVE : INTERVIEW DE PIERRE LAURENT, SECRETAIRE NATIONAL DU PCF

vendredi 20 août 2010 , 553 : visites

Dans un entretien publié par l’Humanité, le secrétaire national du PCF fait le lien entre la mise à mal des fondements de la République par Nicolas Sarkozy et la volonté d’étouffer toute contestation sociale La droite accuse la gauche d’être mal à l’aise avec le thème sécuritaire  ?

Pierre Laurent : Pas du tout. En réalité, Nicolas Sarkozy parle de « guerre nationale », mais les français sont loin d’être en guerre. C’est lui qui vient d’enfiler ses habits de combat pour défendre coûte que coûte les décisions contestées de son gouvernement. Le président est manifestement sur la défensive et joue de l’intimidation pour rendre impossible la contestation de ses décisions.

L’étape qu’il vient de franchir est extrêmement grave et tout démocrate, tout républicain doit être alarmé par la situation qu’il tente de créer. Les mesures envisagées, telle que la déchéance de nationalité, sont gravissimes car anticonstitutionnelles. Il s’agit de les mettre en échec sans état d’âme car ce sont les fondements de la République et de notre conception de la liberté qui sont en cause.

Nicolas Sarkozy cherche-t-il, par ces mesures, à annihiler 
la contestation sociale  ?

P. L. : Évidemment. Depuis le début de l’année, le pays a été confronté à un choix face à la crise économique et sociale. On voit bien qu’aujourd’hui entre une défense jusqu’au-boutiste des privilèges des grandes fortunes et les principes d’égalité, Nicolas Sarkozy a choisi son camp. Il veut empêcher la remise en cause des décisions qu’il a prises, notamment sur le dossier des retraites. Il est frappant de constater qu’au moment où il a décidé d’engager des actes spectaculaires et dangereux en matière de sécuritaire, le gouvernement fermait les portes de la commission des affaires sociales sur les retraites aux médias. Il y a d’un côté une politique spectacle sans aucun résultat qui tente d’impressionner les français, et, de l’autre, une politique du secret et du mensonge sur les intentions du gouvernement en matière sociale.

Il profite également de la trêve estivale.

Comment maintenir la pression sur le dossier des retraites par exemple ?

P. L. : Nous allons mener la bataille de front. Durant l’été, il faudra tout d’abord compter sur la mobilisation pour la défense des libertés. À ce titre, l’initiative prise par la Ligue des droits de l’homme est la bienvenue.

En ce qui concerne la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites, le PCF prépare activement la journée d’action du 7 septembre. Nous allons continuer de faire signer la pétition lancée en soutien à la proposition de loi des députés communistes et du Parti de gauche. Au regard du rythme des signatures, nous atteindrons probablement plus de 100 000 soutiens à la fin du mois d’août.

De quoi est-ce le signe  ?

P. L. : Il existe une grande adhésion populaire à l’égard de cette pétition. Je pense que c’est ce qui inquiète le pouvoir. La droite sait que nous allons vers une rentrée sociale où sa politique sera très largement contestée et il veut court-circuiter cette mobilisation, la faire dériver. Le pouvoir essaye de modifier le débat politique de la rentrée. Ne pas tomber dans ce piège, c’est mener de front la mobilisation pour les libertés et celle qui concerne les retraites.

Au fond, c’est une seule et même question qui est posée  : l’égalité de chaque citoyen devant les libertés et les droits sociaux.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1091

1 Message

  • Il en faut pas être expert en la matière pour savoir que l’insécurité grandit avec les difficultés économiques des plus pauvres. C’est dans les pays où le peuple est le plus pauvre, (et où les riches sont les plus riches et font étalage de leur richesse) que l’insécurité est la plus grande. Je me souviens d’avoir vu à la télé un reportage sur les États-Unis, où la police recommandait aux touristes de ne pas emprunter telle autoroute, en leur disant qu’ils pouvaient se faire tuer pour une paire de chaussures. S’il y avait davantage de gens occupés à leur travail il y aurait moins d’insécurité. C’est le peuple qui supporte l’insécurité. Elle ne menace pas les milliardaitres qui ont les moyens de se protéger eux et leurs familles. La répression ne règlera rien. Ni même un changement de gouvernement si la société fonctionne toujours sur les mêmes bases sous un gouvernement pompeusement qualifié de "gauche". Le mot "gauche" ne veut plus rien dire quand on voit même Carla Bruni se prétendre de gauche. Cette civilisation est au bout de rouleau dans tous les domaines. Alors assez de bricolage et pensons dès maintenant à bâtir une civilisation supérieure. Victor hugo a dit qu’il ya une chose plus forte que toutes les armées, c’est une idée dont l’heure est venue. Alors disons comme OBAMA "Yes we can.... Oui nous le pouvons !"

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