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STRAUSS - KAHN PREND LA PORTE A DROITE F. Baroin accuse les défenseurs de la retraite à 60 ans mais défend le bouclier fiscal

jeudi 27 mai 2010 , 591 : visites , par LDA

C’est le baiser qui tue. Le ministre du Budget a applaudi hier aux propos du directeur du FMI soutenant le report de l’âge de la retraite et s’exclamant : « Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans ! ».

François Baroin, trop content de dénoncer « les gros mensonges » des défenseurs de cette conquête sociale qu’il a jugés « tellement irresponsables qu’ils ne sont pas dignes d’être un parti de gouvernement  », a quasiment proposé un ban d’honneur : « Je pense que tous ceux qui nous écoutent peuvent se dire : tiens, Strauss-Kahn, il est intelligent ». Provoquer une telle ferveur chez un homme qui vient de rallier la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy devrait alerter ceux qui, à gauche, caressent le rêve d’une candidature de l’ancien responsable socialiste. En revanche, le président de la République ne doit pas regretter d’avoir appuyé sa candidature à la tête de la principale institution financière internationale.

À ce poste, DSK se montre d’une sagesse exemplaire pour qui voit dans les marchés financiers les meilleurs moteurs de la marche du monde. Au plus gros de la crise financière, il a réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris, assurer des perfusions massives de liquidités.

Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. Pour voler, disait en substance Bertolt Brecht dans l’Opéra de Quat’sous, mieux vaut devenir banquier qu’en dévaliser un.

Remettre en cause la retraite à 60 ans plutôt que les marchés financiers L’air bonasse, craignant les « projets ambitieux qui ne sont pas crédibles  », Dominique Strauss-Kahn n’en est pas moins l’un des grands ordonnateurs de la saignée qui fait défaillir la Grèce et des plans d’austérité européens. Les hommes en noir du FMI ont débarqué à Athènes comme à Bucarest, à Vilnius comme hier à Buenos Aires pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Là où ils passent, les marchés financiers se surpassent et les économies trépassent.

Combien de pays ces recettes ont-elles mis à genoux ?

Les institutions financières internationales affichent toujours les meilleures intentions - de quels effets ont été suivies les proclamations régulatrices des grands de ce monde ? -, mais leurs critères sont à ce point libéraux qu’elles sèment à foison sur leur passage misère et chômage. Mais DSK reste serein : « La crise peut être un mal pour un bien. » Sans doute pense-t-il au futur sort des fonctionnaires grecs, aux retraités espagnols et aux chômeurs portugais. La semaine dernière a eu lieu la Journée mondiale contre l’obésité qui ne connaît sans doute pas de meilleur remède que se serrer la ceinture. Alors que les pays émergents contestent le fonctionnement du FMI, que l’utilisation du crédit au service de la croissance et de l’épanouissement humain devient une revendication, le directeur du FMI se contente d’accompagner la mondialisation capitaliste et de prêcher la mise en cause d’acquis sociaux aussi considérables que la retraite à soixante ans. Hélas, il emprunte «  la porte à droite ».

Applaudi par la droite, Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans... mais pas les marchés financiers

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1079

3 Messages

  • APRÈS NOUS LE DÉLUGE La cupidité capitaliste sans limites le conduit jusqu’à prendre des risques inconsidérés pour l’avenir de l’Humanité, comme le prouve la catastrophe ayant entraîné une marée noire incontrolée survenue le 22 avril 2010 dans le golfe du Mexique . Tout se passe comme si ces gens qui tiennent notre destin entre leurs mains se disaient : "Après nous le déluge". Le 5 novembre 1757, apprenant la défaite des vingt mille Français conduits par le Prince de Soubise devant l’armée prussienne de Frédéric II, le roi Louis XV en fut très affecté et se confia à sa maîtresse, la marquise de Pompadour qui aurait répondu : « Après nous le déluge ». Cette expression s’emploie depuis pour signifier le peu d’intérêt apporté aux conséquences graves d’une décision prise ou d’une action que l’on effectue, sans aucun souci de ce qui pourrait se passer après même si c’est une catastrophe. On ne peut pas encore mesurer toutes les conséquences pour le reste du monde, de la marée noire qui vient de se produire dans le Golfe du Mexique, mais pour les populations qui le bordent pourtant habituées à subir de grands cataclysmes climatologiques, c’est déjà l’annonce d’un déluge, mais d’un déluge de pétrole. Cette catastrophe sans précédent, pourrait bien sonner la fin d’une civilisation fondée sur le seul profit. http://associations.midiblogs.com

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    • "Il faut résister à tout ce qui avilit. Résister, c’est le seul message que j’aimerais laisser avant de partir." Jean Ferrat Il ne suffit pas de résister. Il faut construire ce qui peut l’êtresans attendre pour commencer à le faire, un miracle politique qui ne se produira jamais, car il n’y a pas plus de miracle en politique qu’en religion. http://associations.midiblogs.com

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      • D’après le Canard Echaîné du 2 juin 2010, "De nombreux candidats au bac 2010 vont devoir plancher sous le signe de la croix ou sous une image de la Vierge. Les écoles privées cathos qui ont été réquisitionnées pour servir de centres d’examen, refusent en effet d’enlever les symboles religieux affichés dans les salles de classe. La direction diocésaine de l’enseignement catholique de Paris a même dénoncé dans un communiqué de presse daté du 21 mai "la volonté de certains laïcistes" de faire la chasse aux crucifix. Début mai le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel, s’était pourtant campé dans le rôle du défenseur intransigeant de la laïcité. En répondant à une question d’un député PS il avait rappelé que "les épreuves écrites, comme les épreuves orales, doivent se dérouler dans les salles où aucun signe religieux extérieur ostentatoire ne doit être mis en avant" Mais depuis, l’Église a fait les gros yeux et le ministre a prudemment fait une croix sur ses consignes. Fin de citation Les religions ne combattent le totalitarisme des autres que pour mieux instaurer le leur. Aussi bien de la part de ce gouvernement que de cette Église, c’est n’avoir aucun respect pour les candidats qui ne sont pas de confession catholique que de les forcer à composer sous un crucifix. C’est violer leur conscience. Mais peut-on attendre autre chose d’un Président de la république qui est en même temps Chanoine d’honneur de l’Église catholique. N’oublions pas que tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera sous une dictature

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