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AIDES AUX BANQUES : SARKOZY NOUS A MENTI

jeudi 27 mai 2010 , 427 : visites

Le président de la République avait annoncé que le plan de sauvetage des banques rapporterait 1,4 milliard d’euros. La Cour des comptes le dément vertement.

« Cet argent, il n’a pas été donné. Cet argent a été prêté. Cet argent a rapporté des intérêts. (...) Aujourd’hui on a les résultats, c’est 1,4 milliard d’euros qui rentreront dans les caisses et qui seront utilisés en faveur des ménages les plus modestes », avait promis le président de la République, en mars, lors d’un déplacement à Saint-Quentin (Aisne). Faux ! L’État devrait empocher de la part des banques la somme de 1,3 milliard d’euros à la fin 2010. Mais - et tout est dans ce « mais » -, « il faut déduire de ce montant divers coûts indirects. Le gain budgétaire se limite alors à 850 millions d’euros », estime la Cour des comptes dans son rapport rendu public jeudi. Didier Migaud, le successeur de Philippe Séguin à la tête de l’institution, va plus loin : « Les concours publics aux banques ont permis de générer des recettes à court terme mais, à moyen terme, les 2,4 milliards de recettes reçus des banques ne suffisent pas à financer l’ensemble des mesures adoptées, qui ont fait gonfler le bilan de l’État d’environ 11,8 milliards d’euros ».

À titre d’exemple, l’endettement supplémentaire occasionné à l’État pour pouvoir prêter de l’argent aux banques (350 millions d’euros par an) fait que « l’État perd chaque année et pendant vingt-cinq ans 125 millions d’euros  ». En résumé, l’État risque de perdre de l’argent. Un constat d’autant plus accablant pour le gouvernement qu’il s’est privé, selon la Cour des comptes, de 5,8 milliards d’euros en rachetant leurs actions à un prix unitaire « très bas », bien inférieur au cours de la Bourse. Christine Lagarde, ministre de l’Économie, a immédiatement réagi. L’hôte de Bercy conteste « la méthodologie  » retenue par l’institution pour « estimer les coûts indirects ou différés du plan ». Selon la ministre, le plan a « rapporté jusqu’ici à l’État 2,23 milliards d’euros ». Au-delà de l’aspect budgétaire, si l’institution juge que le plan mis en place était « utile et efficace » pour « stabiliser le marché bancaire  », elle relève que les banques n’ont pas respecté leurs objectifs.

« Les banques ont donné, semblet- il, au cours du premier semestre 2009 la priorité à l’amélioration de leur bilan et à la reconstitution de leurs marges », dénonce Didier Migaud

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1079

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