“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

Accueil > Archives > Aube > Tout le département > Conseil général LES ÉLUS DE DROITE FACE A LEUR CONTRADICTION

Conseil général LES ÉLUS DE DROITE FACE A LEUR CONTRADICTION

jeudi 20 mai 2010 , 603 : visites , par Passy Connh

La session du conseil général de lundi dernier, notamment l’examen du compte administratif 2009 a permis une fois de plus aux élus communistes MF Pautras et Joë Triché de faire la démonstration que les choix politiques du gouvernement aggravent encore les effets dévastateurs de la crise et par conséquent la situation sociale des Aubois.

En effet alors que l’explosion du chômage se traduit par une dépense sociale en progression le gouvernement continue l’étranglement des collectivités locales, conseils généraux en tête. L’écart entre les dépenses de fonctionnement, notamment au plan social et les dotations compensatrices versées par l’état, ne cesse de s’accroitre.

Ce que le président du conseil général , homme de droite convaincu, lui-même traduit comme étant « une équation impossible » Sans doute arrivons-nous là aux limites supportables des contradictions que peuvent assumer les élus UMP qui garnissent copieusement les rangs de l’hémicycle : Soutenir vaille que vaille la politique ultralibérale du gouvernement tout en assumant ses ravages au quotidien parmi la population.

Ne les plaignons pas. La quasitotalité d’entre eux s’apprête certainement à soutenir comme un seul homme les deux réformes qui vont finir par mettre la France à genoux devant le grand capital. La réforme des retraites et celle plus pernicieuse encore des collectivités territoriales : Une machine infernale qui va pulvériser la fonction publique territoriale et ses emplois, qui anéantira la fraternité et la laïcité, qui accentuera les inégalités entre territoires et citoyens.

Au bout de son analyse du compte administratif, Joë Triché a lancé un appel aux conseillers généraux de tout bord afin de « s’opposer à cette réforme des collectivités territoriales dont l’objectif est de contraindre ces dernières, en tapant dans leurs caisses, à baisser leurs dépenses de fonctionnement  ; leur faisant « casser  » les services publics locaux qu’elles mettent en oeuvre au service des populations.”

Pas d’argent pour les collectivités territoriales, les écoles, les hôpitaux... mais 750 milliards pour les marchés financiers !

Ainsi, selon le gouvernement, il n’y aurait pas d’argent pour les communes, les départements, les régions ; a déploré Joë Triché : « il n’y aurait pas d’autre solution pour les retraites que d’allonger la durée de cotisation en augmentant les cotisations et de baisser leur niveau ? Aux enseignants qui réclament des moyens pour l’éducation de nos enfants, aux personnels hospitaliers qui demandent plus de postes pour un meilleur traitement des patients, aux policiers et gendarmes qui souhaitent davantage de moyens pour la sécurité
- alors que là aussi le gouvernement supprime des postes -, il répond que les caisses sont vides ! »

A qui effectivement peut-on faire croire cela alors, qu’en une nuit, les chefs d’états de l’Europe viennent miraculeusement de « trouver » 750 milliards d’€, non pas pour répondre aux justes demandes évoquées par L’élu communiste, mais pour « rassurer » les marchés financiers, pourtant responsables de la crise actuelle.

Mais surtout, au-delà de ces 750 milliards, ce que les états ont sans doute aussi concédé aux marchés financiers, c’est la mise en oeuvre de politiques de rigueur encore plus dures contre leurs peuples. Cette situation inquiète naturellement dans tous les milieux.

Elle pose surtout l’urgence de la question du dépassement vers un autre type de société où l’être humain aura bien plus de valeur que les valeurs boursières.

Il n’y aura pas vraiment de sortie de crise tant que nous resterons dans le système actuel du profit, de la compétitivité, de la concurrence et de la rentabilité. A ces valeurs, sources d’injustices grandissantes nous opposons celles du partage, de la coopération, de la mise en commun et de la solidarité ont proclamé ensemble MF Pautras et Joë Triché

Passy Cohnn

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1078

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|