“Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots.” Martin Luther King

Accueil > Archives > Aube > Romilly-sur-Seine > Economie – Social > TRICOTAGE DES VOSGES FAIT MAIN BASSE SUR OLYMPIA

TRICOTAGE DES VOSGES FAIT MAIN BASSE SUR OLYMPIA

jeudi 29 avril 2010 , 937 : visites , par LDA

Malheureusement, ce que nous en pressentions en décembre dernier et ce que nous avions dénoncé est en train de se confirmer.

La venue d’un repreneur n’a pas comme objectif de garantir l’emploi puisqu’une centaine de licenciements est de nouveau annoncée. Elle s’ajoute aux 101 déjà effectués la veille du Nouvel An, à ceux de 2000, 2003 et 2005. En dix ans, ce sont donc près de 1 000 emplois qui ont été supprimés à Romilly par cette seule entreprise. La cause en est bien connue : la délocalisation en Roumanie et les importations massives en provenance de Turquie.

Cette stratégie, mise en oeuvre depuis les années 1998, n’a pas empêché le groupe OLYMPIA d’accumuler des dettes à hauteur de 13 millions d’€ alors qu’il enregistrait de confortables profits quand toute la production était fabriquée à Romilly. Les chaussettes provenant de Turquie et de Roumanie sont produites à des prix de revient extrêmement bas ; le salaire moyen dans ces pays est 8 à 10 fois inférieur à celui de Romilly. Il est donc difficile de croire qu’OLYMPIA n’aurait pas gagné d’argent pendant ces dix années de délocalisation et d’importations. Où est-il passé ? Personne ne le sait. Il suffisait pourtant, comme nous le demandions, de constituer une commission d’enquête indépendante pour le savoir. L’Etat était fondé à l’imposer au regard des fonds et aides publics injectés dans cette entreprise. Stratégie désastreuse et mauvaise gestion ont conduit le leader français de la fabrication de chaussettes au fond de l’abîme.

RELOCALISER LA PRODUCTION DE CHAUSSETTES A ROMILLY

Mardi 27 avril, le Tribunal de commerce a tranché : il a choisi Tricotage des Vosges comme repreneur du groupe OLYMPIA.

Détentrice de la marque Bleu Forêt, cette société devrait conserver 90 emplois à Romilly et proposerait de reclasser dans son entreprise des Vosges une vingtaine de salariés. Dans leur projet de reprise, ses dirigeants ont indiqué vouloir abandonner la « podo-chaussette », un nouveau produit récemment mis au point avec des subventions du Conseil régional accordées au groupe OLYMPIA et jusqu’alors présenté, par ce dernier, comme une innovation porteuse d’avenir et de débouchés. Cela nous paraît inacceptable.

Tricotage des Vosges a aussi annoncé la fermeture de l’usine de Roumanie. Une question se pose donc. Où sera réalisée la production de chaussettes qui, rappelons-le, était auparavant fabriquées à Romilly avec des métiers dont l’achat avait été subventionné par des fonds publics ? Il serait tout à fait logique que la fabrication de ces produits soit rapatriée à Romilly. Le gouvernement, qui vient de tenir dans toutes les régions françaises des assises de l’industrie, et qui prétend vouloir agir dans le sens d’une « relocalisation » des productions émigrées vers les pays à bas coûts salariaux, est mis au pied du mur avec ce dossier. Tout comme les trois députés UMP de notre département

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1075

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|