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LA PISCINE AU CENTRE DES DÉBATS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 17 AVRIL : FAISONS LE POINT

jeudi 29 avril 2010 , 527 : visites

Eric Vuillemin avait programmé la fermeture de la piscine Jean-Moulin avant même son élection à la mairie.

Il suffit, pour s’en convaincre, de relire son programme électoral de 2007. Parmi ses promesses figure, en effet, l’annonce de la construction d’un nouveau centre nautique sur le site des Hauts-Buissons. Et comme il fallait aller vite pour inaugurer cet équipement avant les municipales de 2014, quelques semaines à peine après son élection, il décidait de fermer la piscine Jean- Moulin. Des raisons de sécurité furent mises en avant pour justifier la fermeture qui privera pendant cinq à six ans les scolaires, sportifs et autres utilisateurs des joies aquatiques.

Le cabinet d’études SOCOTEC, qui a fourni un 1er diagnostic révélateur de l’état de cet équipement par suite du manque d’entretien pendant 20 ans, ne préconisait cependant pas sa fermeture. En revanche, celui missionné par le maire, Mission H20, concluait au maintien de la fermeture tout en indiquant que « l’équipement présente des volumes intérieurs très intéressants qui lui permettent de répondre aux besoins et aux attentes de la population ; que l’espace réservé pour le hall-bassin est plutôt réussi » [p.5 du rapport] et que « les ouvrages en béton des deux bassins sont en excellent état » [p.18]. Comme SOCOTEC, Mission H20 confirme des dégradations extérieures importantes dues au vieillissement naturel mais surtout à un manque d’entretien durant des années. Et deux ans après la décision du maire, force est de constater que la piscine J.- Moulin est toujours débout ! Quelques aménagements garantissant la sécurité, notamment au niveau des plafonds, ne pouvaient-ils donc pas permettre la poursuite de son fonctionnement tout en engageant les études nécessaires sur son devenir ?

Dans ces conclusions, Mission H20 conseille d’ailleurs « à la collectivité de s’orienter sur un projet de réhabilitation, moins onéreux qu’un projet neuf, de l’équipement actuel. » Il précise qu’une réhabilitation complète avec extension coûterait 3,2 millions d’€ contre 8 millions pour une piscine neuve, identique à celle existant [p. 36].

L’avis de la population bafoué

A deux reprises, le maire a décidé de donner la parole à la population pour qu’elle émette un avis ; à deux reprises, elle s’est prononcée pour la réhabilitation de la piscine Jean-Moulin. En vain, avec sa majorité UMP, le maire s’est assis sur l’opinion des romillons en décidant la construction d’un centre nautique aux Hauts-Buissons qui coûtera deux fois plus cher que la réhabilitation de l’actuelle piscine.

Le coût actuellement annoncé est de 8,4 millions d’€, pouvant monter à plus de 10 millions avec certaines autres prestations. Il sera financé par les seuls romillons puisque le maire, malgré sa promesse, n’a pas réussi à y associer les différentes communautés de communes du secteur pour en partager le financement alors que leurs populations pourront bénéficier de son utilisation.

Non à une gestion privée

L’hypothèse est aujourd’hui sérieusement encore à l’étude. Si elle devait prévaloir, ce serait une véritable provocation  : les romillons financeraient de leurs poches un équipement public pour permettre à une société privée de « faire de l’argent ». Les activités non rentables (apprentissage de la natation...) seraient ainsi à la charge de la collectivité, et celles pouvant générer des bénéfices reviendraient au privé qui, évidemment, ne se mouillerait pas à faire du service public, mais ferait des activités qui lui rapportent de l’argent. S’inscrivant dans la logique de la droite dominée par l’UMP, confier la gestion d’un futur équipement neuf au secteur marchand a sans doute pesé dans le choix précipité de fermeture de la piscine Jean- Moulin. Le neuf étant plus intéressant, pour le privé, qu’une structure rénovée.

Et puis quelle évolution dans le statut du personnel qui y travaillera ? Etre salarié d’une collectivité n’est pas la même chose qu’être employé par un exploitant privé. En refusant de tenir compte de l’avis émis par la population, la majorité municipale a décidé d’engager la Ville dans des dépenses qui pouvaient être évitées puisqu’une piscine, réhabilitée avec extension, moins onéreuse, répond parfaitement aux besoins actuels

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1075

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