Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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L’UMP VOUS SOUHAITE UNE BONNE ANNÉE 2010 !

jeudi 7 janvier 2010 , 743 : visites , par LDA

Avant de trinquer à la nouvelle année, nos députés ont pris le temps de plancher sur le menu 2010 et de le voter en choeur

Les députés de l’UMP majoritaires à l’Assemblée nationale ont été égaux à eux mêmes : Infâmes ! Ça va être la fête au pékin moyen. Bien entendu F. Baroin, P. Mathis et N. Dhuicq n’ont pas donné leur part au chien. A votre santé mesdames et Messieurs.

Premier sujet La Poste qu’ils ont transformée en société anonyme. Après les télécommunications, l’énergie et le ferroviaire, c’est le tour de la Poste, avec ses 285 000 salariés, sa présence territoriale, son prix unique du timbre de passer à la moulinette du dogme libéral. En fait, c’est tout le secteur public qui est menacé, alors que l’on sait son rôle protecteur face à la crise et qu’une étude de l’INSEE montre qu’il contribue à 69 % à la réduction des inégalités.

C’est d’ailleurs bien cela que plus de deux millions de nos compatriotes dont 6000 Aubois ont compris en participant, en octobre 2009, à la votation citoyenne. Le mépris à l’égard de cette initiative, alors qu’elle a montré l’attachement profond de notre peuple au service public postal et sa volonté qu’il reste public est sidérant.

Le gouvernement va pomper 100 millions € dans les poches des salariés accidentés. 2e sujet qui image bien toute l’injustice du pouvoir en place, c’est le vote par ces même députés de la fiscalisation des indemnités que touchent les accidentés du travail. Au nom de l’équité !.. ont-ils même été jusqu’à proclamer sans honte. En fait, il s’agit là pour les accidentés du travail, d’une triple peine. Ils sont souvent handicapés physiquement parfois marqués psychologiquement, ils subissent une perte de salaire importante (c’est donc bien une indemnité et pas un salaire de remplacement comme le dit la droite pour se justifier.) Ils devront maintenant payer des impôts sur le peu qu’ils toucheront.

Le gouvernement va ainsi pomper 100 millions € dans les poches des salariés accidentés. Les bornes de l’indécence  ! Les bornes de l’indécence explosent lorsque l’on rapproche ce nouveau coup tordu de l’UMP au rapport du CPO (conseil des prélèvements obligatoires) paru dans « La Tribune » qui fait apparaitre que le gratin des entreprises du CAC 40 verse en moyenne 2,3 fois moins d’impôt sur les bénéfices que les PME, et cela grâce aux nombreuses niches fiscales ou dérogations offertes par la fiscalité française que l’UMP bien sûr refuse de toucher.

Si les entreprises du CAC 40 payaient selon leur capacité contributive comme les PME, elles devraient régler 15 milliards €/an au lieu des 6,5 milliards actuellement.

Combien cela représente t-il d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de labos de recherches que le gouvernement prétend ne plus avoir le moyen de financer hormis par l’emprunt. Tiens voilà un sujet que Ph. Adnot devrait aborder avec F. Baroin lui qui en appelle à la solidarité nationale en voyant les dotations du Conseil général en provenance de l’état fondre comme neige au soleil !

Ahurissant non ? Au menu 2010 il y aura aussi la prise en compte des revenus de l’épargne, quelle qu’elle soit, dans le calcul n’a pas pu être avancé, Pékin annonçant qu’il renonçait à l’aide financière occidentale au profit des pays les plus fragiles. Là encore, un système fondé sur le pillage des ressources des plus faibles était pris à contre-pieds par l’obligation qui lui était faite de réparer, ne fût-ce qu’en petite partir, les immenses dommages causés à autrui.

D’où le flou intégral dans lequel baignent les promesses faites. Reste la question clé de la nature de l’ « accord » intervenu « in fine » à Copenhague. Pour la très grande majorité des pays, il s’agissait tout naturellement de la prorogation, au-delà de 2012, du protocole de Kyoto, seul texte existant à ce jour qui soit contraignant pour les pays industrialisés. Il n’en a rien été.

L’ « accord » final n’a rien d’un traité et ne contraint personne !

Voilà où ont conduit deux années de préparation intense où se sont sincèrement investis chercheurs, ONG, représentants de nombreux pays de Sud pris à la gorge. A Copenhague, ils se sont sentis marginalisés par une « élite » riche et arrogante, dont la présidente de la conférence, Connie Hede-gaard, ministre conservatrice du Danemark et future commissaire européenne chargée du climat, semblait être une parfaite émanation.

Pour cette « élite »-là ; toute idée de remettre en cause un quelconque fondement du capitalisme est nécessairement incongrue et hors sujet. Elle a préféré accabler l’institution onusienne qui a, à ses yeux, le grand tort de traiter à égalité toutes les nations du monde. C’est dire s’il est crucial de situer l’enjeu du climat, dans le débat public, sur son véritable terrain, celui du changement de systèmes, si l’on veut contribuer à des avancées réelles dans l’avenir, à commencer par juin 2010 à la conférence de Bonn et en décembre prochain

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1059

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