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LA BOURSE DU TRAVAIL LIVRÉE AUX APPÉTITS PRIVÉS

jeudi 3 décembre 2009 , 813 : visites

Sous prétexte d’animer le centre ville, François Baroin persiste à vouloir livrer la Bourse du Travail aux marchands.

Le maire de Troyes n’en démord pas, la Bourse doit être livrée aux marchands. Totalement, absolument. Le commerce est la clé de voûte de la vie troyenne, de la vie tout court. Tout le reste n’est qu’amusement et fanfreluche. La culture, la vie associative, le patrimoine, ne sont que babioles et frivolités pour amuser la gauche et les intellos.

Toutes les propositions de l’association BOURSE DU TRAVAIL, MÉMOIRE VIVANTE, sont de nouveau jetées aux oubliettes. Il y avait eu cependant des rencontres, des discussions. Certains élus de droite avaient même été assez sensibles au fait que la Bourse pouvait « aussi » servir de tremplin à une vie culturelle et sociale comme la Bourse le fut toujours.

Mais la municipalité troyenne a reconsulté les « experts » qui sont formels sur « la pertinence commerciale et économique du site ». Ce n’était vraiment pas la peine de refaire un diagnostic puisqu’il avait été fait pour Altaréa et que le cabinet consulté est un cabinet d’urbanisme commercial dont on ne comprendrait pas qu’il soit en train de scier la branche sur laquelle il est assis.

La municipalité démissionne L’association pense que la municipalité démissionne totalement de sa fonction qui est de réfléchir à conserver autant que faire se peut non seulement son patrimoine, mais aussi l’environnement culturel qui était la fonction de ce patrimoine.

Pour la Bourse, c’étaient, faut-il le rappeler  : vie syndicale (siège de la CGT), associative (retraités, locataires, groupes folkloriques), politique (nombreux meetings), loisirs ( sport et musique), sans parler de l’environnement industriel que constituait la bonneterie. Cela devient une habitude et une habitude fort désagréable qui consiste à vendre les bijoux de famille, la Bourse, Menois, l’Espace Cité, AUDIFFRED... et de le faire en douce, sans consultation aucune, sinon de recevoir les gens qui se démènent , de les écouter poliment et de ne rien changer à ses propres décisions.

L’association qui défend la mémoire de la Bourse considère que celle-ci doit garder trace de son histoire. Les gens qui ont animé cet espace sont toujours présents dans l’Aube ; ils n’accepteraient pas qu’on gomme cette identité sociale et culturelle pour la remplacer par une fonction commerciale.

Certes la destruction des valeurs républicaines est à l’ordre du jour. Il faut effacer disent certains acharnés tous les acquis de 1945, le programme du CNR, la sécurité sociale, les mutuelles ouvrières, la laïcité, et tout confier au privé. C’est la même démarche pour la Bourse et c’est inacceptable.

A.J et J.L.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1054

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