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écoles Eugénie-Cotton / Romain-Rolland.

LES PARENTS D’ÉLÈVES NE DÉSARMENT PAS !

jeudi 3 décembre 2009 , 616 : visites

Dès que la perspective de la fermeture du groupe Eugénie- Cotton a été connue des parents d’élèves, avec la FCPE, ils ont décidé de ne pas accepter et de se mobiliser pour se faire entendre.

En effet, si ce projet de la municipalité va jusqu’à son terme, les élèves seront transférés au groupe Romain- Rolland dont on annonce la reconstruction.

Habitués à leur école de quartier, se sont de nouvelles contraintes de déplacements qui s’imposeraient pour emmener les enfants dans une école fort éloignée du lieu d’habitation. Certains parents ne disposent pas de moyen de locomotion et leur inquiétude porte, de plus, sur la question de la sécurité aux abords du groupe scolaire Romain- Rolland et à l’intérieur même de cet établissement qui verra ses effectifs augmenter sensiblement. Quant à la convivialité et aux liens tissés avec les enseignants, ils risquent de ne plus être les mêmes qu’au sein de leur école de quartier. Les parents d’élèves n’acceptent pas le mépris

Mais, pour ces parents d’élèves, l’absence d’une réelle concertation et le fait que la municipalité laisse penser que de toute manière la décision est prise ont été les gouttes qui ont fait déborder le vase. Ils ont tenu à l’exprimer avec force car ils n’acceptent pas le mépris. D’abord, à l’occasion du Conseil municipal du 21 novembre où 15 d’entre eux, porteurs d’une pétition signée par 300 personnes qui s’opposent à cette fermeture, ont demandé à pouvoir s’exprimer devant les élus communaux. Le maire a refusé de leur donner la parole, ce qu’il pouvait très bien faire : bel exemple de démocratie et de concertation ! Certains d’entre eux ont même failli être expulsés « manu militari » par la police municipale appelée à la rescousse.

Au lieu de les rassurer et de leur annoncer qu’il gelait ce projet et engageait une véritable consultation avec les parents d’élèves, il a clairement laissé entendre qu’il n’était pas question pour lui de céder. Cette attitude, loin de calmer les esprits, a été ressentie comme une provocation alors qu’ils étaient là pour défendre les intérêts de leurs enfants.

Dérobade du maire Loin de désarmer, ils ont donc décider de poursuivre en appelant à un rassemblement devant la mairie une semaine plus tard avec le ferme espoir de pouvoir, cette fois, rencontrer et dialoguer avec le maire. Ce fut peine perdue, tellement l’entêtement et l’intransigeance d’E. Vuille-min est grande !

Ce dernier s’est dérobé, allant jusqu’à emprunter un sens interdit avec son véhicule, pour ne pas les rencontrer. Et au lieu d’apaiser les esprits, interrogé par FR3, il a annoncé une réforme de la carte scolaire dans les années à venir ; ce qui fut aussitôt interprété comme un danger supplémentaire de fermetures d’autres groupes scolaires et d’écoles maternelles. Le maire, derrière tout cela, n’aurait-il pas la volonté de fusionner des écoles dans de grosses structures avec une arrière-pensée de réaliser des économies : en personnel communal mais aussi en enseignants  ?

Le gouvernement a décidé de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : 14 000 postes d’enseignants ont été supprimés en 2009, 16 000 doivent l’être en 2010. Le maire s’attache donc avec zèle d’adapter les structures scolaires romillonnes à la nouvelle donne imposée par Sarkozy.

Cette orientation est à l’opposé de ce qui s’est construit au fil des ans avec les maires communistes de Romilly à la tête de municipalités de gauche et progressistes ; à savoir doter tous les quartiers de Romilly d’une école primaire-maternelle disposant chacune d’un plateau d’évolution pour les activités physiques

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1054

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