“Si l’argent, vient au monde avec une tache naturelle de sang sur la joue, le capital naît dégouttant de sang et de boue des pieds à la tête.” Karl MARX

Accueil > Archives > Aube > Romilly-sur-Seine > Economie – Social > OLYMPIA : 5 MOIS POUR EN ARRIVER LÀ

OLYMPIA : 5 MOIS POUR EN ARRIVER LÀ

jeudi 3 décembre 2009 , 635 : visites

Beaucoup espéraient dans le délai accordé afin qu’une issue acceptable soit trouvée. C’était sans compter sur l’obstination de la direction qui, dès le lendemain du verdict de la Cour d’appel de Reims, annonçait qu’elle ne paierait pas les sommes de la condamnation dont elle venait de faire l’objet.

Pour parvenir à ses fins, durant ces cinq mois de conciliation, elle n’a présenté qu’une seule proposition tellement éloignée de ce que les 47 salariés licenciés en 2005 étaient en droit d’attendre qu’ils ne pouvaient l’accepter. On peut se poser la question si tel n’était pas d’ailleurs le but recherché  !

Et, puis, dès le départ, en s’en prenant violemment, avec d’autres, à ces 47 ex-salariés, elle n’a pas créé du tout les conditions d’un dialogue serein entre les deux parties. Pour ces derniers étaient prêts à trouver un terrain d’entente, à savoir un versement immédiat de 40% et le solde étalé sur 12 mois. Visiblement, dans son jusqu’auboutisme, la direction a préféré la solution du dépôt de bilan qui lui permet, entre autre, d’échapper pour l’instant au paiement de ces dettes et donc de cette condamnation de justice.

On peut légitimement s’interroger sur le rôle réel joué par le médiateur, Me Philippot, durant cette période de conciliation. Etait-il réellement missionné pour tout mettre en oeuvre afin de trouver une solution mettant un terme à cette situation ? L’objectif n’était-il pas de « jouer la montre » et gagner cinq mois de plus afin de faire monter la pression contre les victimes du plan de licenciement de 2005 et de les rendre responsables du dépôt de bilan. D’ailleurs, Me Philippot ne vient-il pas d’être nommé par le Tribunal de commerce administrateur judiciaire du groupe OLYMPIA pour la période d’observation qui durera jusqu’au 25 mai 2010 ?

Malheureusement, comme à chaque fois, ce sont encore les salariés qui risquent de payer cher cette situation dont ils ne sont pas responsables comme ne l’étaient pas ceux licenciés en 2000, 2003 et 2005.

Comme toujours, les communistes et leurs élus seront à leurs côtés pour défendre leur emploi. Le pire serait, en effet, de ne rien dire et de ne rien faire car des solutions existent sans doute.

Nous aurons l’occasion d’y revenir

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1054

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|