“Priver un individu de ses droits fondamentaux, c’est d’abord le priver de la capacité du politique.” Hannah Arendtquet

Dossier
  • Enseignement, éducation... C’est l’école qu’ils assassinent !
    13 mai 2011

    Suppression de 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2011. De 2002 à 2011, 74 600 postes ont été supprimés, soit 8,6% des effectifs. L’Aube n’échappe pas au “dégraissage”. La politique de l’UMP est intolérable : fermetures de classes, suppressions de postes, etc. Alors que la natalité laisse prévoir une croissance du nombre d’élèves, l’enseignement (...)

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Suppression de l’aide aux devoir dans les écoles en ZEP LA DROITE PRÉFÈRE LE COUVRE-FEU A L’ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE

jeudi 12 novembre 2009 , 1001 : visites , par JPC

On le savait déjà depuis longtemps, pour le gouvernement l’éducation n’est pas une priorité.

Mais on peut considérer comme un véritable scandale, la décision du ministère de l’Education nationale de supprimer près de 70 % du budget servant à financer l’Aide au travail scolaire, les ateliers culturels et sportifs dans les écoles situées en Zone d’Education Prioritaire (ZEP). Ainsi donc les enfants les plus défavorisés de La Chapelle St Luc, de Troyes, de Romilly etc. sont les nouvelles victimes des coupes sombres budgétaires du gouvernement.

Cette dotation servait déjà à financer l’accompagnement éducatif des écoles élémentaires suite à la suppression des 3000 postes d’enseignements dans les RASED (Réseaux d’Aide Spécialisés aux élèves en difficultés) Elle est désormais autoritairement transférée à l’unique charge des communes, elles-mêmes déjà étranglées financièrement suite aux multiples désengagements de l’état.

Rappelons que cela fait suite, en outre, à la suppression expéditive en 2007 des auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui avait laissé sans ressources des centaines de personnes, principalement des femmes seules avec un enfant qui pensaient avoir trouvé avec cet emploi une issue à leur vie de misère. Le bilan de la droite devient carrément insoutenable Depuis 2003 elle a supprimé en tout 60 000 postes d’enseignants On peut parler maintenant d’une véritable entreprise de dépeçage de l’éducation nationale. 16 000 nouvelles suppressions de poste sont budgétées pour 2010

Et cela alors même que les problèmes sociaux dûs à la crise s’accentuent et demandent des moyens supplémentaires d’urgence pour rétablir l’égalité des chances. Alors que les besoins sont immenses pour permettre à chacun d’accéder à un haut niveau de culture commune et une formation de qualité. Alors qu’il faudrait une véritable mobilisation nationale sur les enjeux de l’école et du système éducatif. On assiste à tout le contraire. Conséquence de cette politique c’est une école à deux vitesses qui se met en place, les parents qui pourront se le permettre financièrement se tourneront de plus en plus vers les cours particuliers voire l’école privée pour l’éducation de leurs enfants. Pour les autres ce sera dans la plupart des cas, la galère.

La lutte contre l’échec scolaire devrait être une priorité absolu Situation insupportable pour Marie Françoise Pautras, maire adjointe à la Chapelle St Luc en charge de l’enseignement qui entend mobiliser contre cette décision inique et obtenir du rectorat qu’il rétablisse les moyens initiaux : La lutte contre l’échec scolaire devrait être une priorité absolu, cela détermine la destinée d’un enfant. Au lieu de cela le gouvernement préfère décréter le couvre feu pour les enfants de 13 ans plutôt que de mettre les moyens pour leur accompagnement scolaire " Déclare-t-elle. D’ores et déjà à La Chapelle st Luc les réactions des enseignants, des parents, des élus sont vives. Comment accepter un tel désengagement de l’état alors que dans le même temps les contribuables les plus fortunés continuent à profiter du bouclier fiscal leur permettant de réduire leurs impôts. Que les restaurateurs viennent de bénéficier d’un chèque de 3 milliards d’euros. Que les entreprises se voient gratifiées de 12 milliards d’aides supplémentaires notamment au travers de la suppression de la taxe professionnelle. Scandaleux c’est bien le mot qui convient

P.-S.

Réforme de la Taxe professionnelle, le débat s’installe à la CAT

Le remplacement de la Taxe Professionnelle par un dispositif très confus et déjà plusieurs fois remanié sème le trouble à droite et à gauche. A l’initiative des élus de gauche à la communauté d’agglomération troyenne un mini débat sur la question s’est déroulé lors de la dernière réunion publique de cette assemblée. Voici un extrait de l’intervention de Bernard Champagne, Maire adjoint PCF de La Chapelle St Luc : (..) " Répondant avec zèle aux exigences du MEDEF, le projet aboutit en fait à réduire tout à la fois la contribution des entreprises à la solidarité territoriale, entraînant un report de charges sur les familles, et une réduction des dépenses et des missions publiques, et donc des services rendus aux populations générant encore et toujours plus d’inégalité. Si le texte est adopté, il entraînera un encadrement drastique de l’investissement public qui repose à 75 % sur les collectivités, avec de graves conséquences sur l’emploi. En fait, ce sont les missions publiques d’éducation, sociales, environnementales, de culture, de sport, etc., qui seront laminées, mais aussi le développement économique, l’aménagement, les infrastructures ; ce sont également les entreprises qui en pâtiront. Du même coup, les communes et les communautés d’agglomération seront contraintes à puiser toujours plus dans le pouvoir d’achat des ménages pour équilibrer leur budget, puisque le financement venant des entreprises ne représentera plus, en moyenne, que 25 % de leurs recettes, contre 50 % à ce jour. Les Départements et Régions qui percevront l’essentiel de la nouvelle taxe économique n’auront même plus la possibilité d’en fixer le taux. Privées de la compétence générale, ces institutions se verront également confisquer toute marge de manoeuvre financière, les rendant complètement dépendantes du pouvoir d’Etat. C’est d’une autre réforme de la fiscalité locale que les collectivités locales ont besoin, une réforme qui sache allier la progressivité de l’impôt pour plus de justice sociale et une contribution des entreprises favorable à l’emploi, en taxant les actifs financiers pour instituer une péréquation nationale propice à la solidarité et à l’égalité territoriale " (...)

LDA

La Dépêche de l’Aube N1051

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