« Le néolibéralisme est mort mais ils ne le savent pas. » Roland Gori

Accueil > Archives > Aube > Romilly-sur-Seine > Economie – Social > Olympia : UNE DÉLÉGATION DES ÉLUS ET MILITANTS COMMUNISTES CHEZ LE DÉPUTÉ (...)

Olympia : UNE DÉLÉGATION DES ÉLUS ET MILITANTS COMMUNISTES CHEZ LE DÉPUTÉ BAROIN

jeudi 5 novembre 2009 , 649 : visites

Une situation qui doit faire réagir !

" Sauver les emplois, régler leur dû aux ex-salariés licenciés en faisant participer le crédit bancaire ", tel était le sens de la pétition qui a reçu un accueil favorable dans la population romillonne.

Une délégation s’est rendue le jeudi 29 octobre chez le député UMP F. Baroin pour lui remettre les 1 200 signatures recueillies en quelques initiatives devant le centre Leclerc. Au cours de cette entrevue, François Baroin s’est dit inquiet de la situation chez Olympia et on peut en retenir quelques points importants.

- La dette serait aujourd’hui de huit millions d’€ (fournisseurs, URSSAF, etc.).

- Il est important pour la société d’éponger ce passif. l Il y aurait à craindre un dépôt de bilan..

Une évidence aujourd’hui
- Les 47 ex-salariés ne sont en rien responsables des difficultés financières de la société Olympia.

- Il est de plus en plus nécessaire de nommer une commission d’enquête indépendante pour connaître la situation exacte de cette société.

Une stratégie et un bilan de gestion catastrophiques Comment, en effet, expliquer un tel bilan chez Olympia ? Cette entreprise a toujours su, en son temps, être à la pointe de l’innovation. On se souvient du succès considérable de l’Intarsia, des sponsors comme Platini, MacEnro... des collections enfants, layette, des ateliers et des métiers modernisés avec un personnel qualifié, bosseur. Ce qui a valu à 0LYMPIA d’être leader de la chaussette. Cette entreprise faisait des bénéfices chaque année et s’était fait il y a quelques années une réserve financière de 20 millions €.

Cette entreprise a reçu plusieurs millions d’€ d’aides publiques, encore récemment elle a perçu trois millions d’€ de la ville pour l’achat du site du Colonel-Fabien et 160 000 € de la Région pour l’innovation. Cette entreprise fait travailler du personnel en Roumanie pour 110 € par mois. Comment a-t-elle pu en arriver là aujourd’hui ? C’est en réalité l’aboutissement de la stratégie de délocalisation à tout prix entreprise depuis 10 ans. Et c’est aussi un gaspillage de moyens financiers considérables pour l’entreprise.

Ne pas confondre pour autant situation de l’entreprise et situation des actionnaires La situation financière des actionnaires n’a rien de comparable. La marque Olympia est une richesse considérable, les dividendes versés restent acquis. D’ailleurs, le discours est clair : " Mme Jacquemard ne veut plus mettre d’argent dans cette affaire " et non pas " elle ne peut plus mettre de l’argent " !

Alors, va-t-on laisser faire ? L’argent public englouti a servi à quoi ? Les 900 personnes licenciées, pour renouer avec les bénéfices disait-on, et dont beaucoup ont vu leur vie basculer, ont été sacrifiées pour quoi ? Vat- on vers un dépôt de bilan avec à la clé des licenciements massifs à Romilly, en Roumanie, voire la suppression du site de Romilly ? Va-t-on encore alourdir les charges financières de la Ville ? Les communistes ne s’y résignent pas.

Les conséquences du système capitaliste Comme partout, comme localement la SIRC, Cycleurope, Tractel qui chôme, Olympia est dans la tourmente de cette économie mondialisée de la rentabilité à tout prix où les profits passent avant les hommes. Malgré la sonnette d’alarme de la crise fin 2008, on recommence comme avant. Alors que des vagues de licenciements déferlent chaque jour, la Bourse rebondit, les traders vont avoir des boni records... Il est temps de dire stop !

A Romilly, Olympia doit vivre avec tous ses salariés. L’argent doit servir à maintenir et développer les emplois. Les banques doivent intervenir, les actionnaires doivent se porter caution.

Ce n’est apparemment pas la volonté ni du gouvernement, ni du député UMP Baroin ni du maire Eric Vuillemin d’aller dans ce sens. Une mobilisation de tous peut les y contraindre !

Ginette Triché

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1050

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|